empêtrée dans son silence ((antigone))
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North Callaghan
actrice & youtubeuse + panda roux
Ven 22 Juin - 17:28

empêtrée dans son silence, elle trébuchait ((antigone))
tu t'éclipses, le silence collé à tes baskets et la casquette vissée sur ta tête ; les éclats de rires toujours aux oreilles et le sourire léger, volatile.
tu t'éclipes dans l'obscurité, l'esprit rempli de joie et de félicité ; éphémère sensation de bien-être, le murmure chantonnant et le sourire collé aux lèvres.
c'est ce que ça te fait ; l'affection te plaît décidément beaucoup trop, et l'admiration est une chose délicieuse. tu es fière ; fierté mêlée d'une affection débordante pour eux, eux qui te soutiennent, eux qui t'ont soutenue.
alors tu joues à la marelle dans ton esprit d'enfant émerveillée, tu chantonnes sans pouvoir t'en empêcher, comble les silences de regards enjoués
et te plonges dans la discrétion la plus remarquable.
sortie par la porte de derrière du restaurant spécialement privatisé pour l'occasion, tu t'éclipes ; et sans un bruit tu disparais dans la foule.
petit visage public devient anonyme,
mais jamais ne peut détourner le regard
d'elle, par exemple.
elle et ses grands gestes maladroits qui t'interpellent, comme si elle tentait de s'exprimer au monde à travers un mur invisible ; elle t'intrigue. et te voilà capturée par ses grands gestes, capturée par la curiosité, capturée par son regard fébrile
d'enfant cherchant quelque chose
quelqu'un, peut-être.
alors tu t'approches, toujours submergée de joie, toujours dans ta cours d'enfant, le sourire flottant et la curiosité nichée dans ton regard clair ; « bonjour, seriez-vous perdue ? » heurtes-toi à ce mur invisible, de ce monde qui lui est si différent.




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Antigone Vasilis
employée de bureau + renard
Sam 23 Juin - 14:55




si tard, si tôt ? ton instinct te crie d’embrasser la nuit quand ta candeur s’impatiente de te voir valser le jour : alors tu sors. tant pis, si tes week-ends étaient propices à ta nature, te voilà petit bout de femme sous l’éclat du beau temps, chasseuse de surprise. perchée sur tes talonettes, antigone, aujourd’hui tu n’es point Antigone mais simplement toi, sans l’artifice de ces longues et belles histoires qui façonnent ton courage.
courage ?


certains visages qui habitent la villes frappent tes souvenirs,
cette demoiselle par ici, c’est celle qui s’amusait à mimer tes airs craintifs,
sa voisine, elle, l’accompagnait de moqueries
et ce garçon là bas, tu l’aimais mais
il (…)
et puis (…)
(…)
(…)


alors,
un peu naïve (ça te va si bien)
et toujours possessive (tu ne t’en défais pas)
tu tentes quelques mots avec tes mains,
peut-être te verrai t-il ? peut être te (…)
(…)


petit nuage arpentant ta mémoire,
pourquoi ses yeux ne te distinguent-ils pas ?
perdus dans une rivière de gens,
enfin,
perdue*.

« hun ? »
couvrant sa vue, balayant son caprice
sauvant ses larmes d’une chute impromptue
son cœur d’un regret contingent,
te voilà
éclat de soleil dans un fatras de cauchemars

« Noss ! » gazouille sa gorge d’ordinaire si timide, laissant l’excitation mener dizaines et dizaines de compliments gesticulés, avant de se confronter à ton air confus
(mais oui, tes mots antigone ne sont les mots de personne,)
alors plus claire et loin de son dialecte, elle mima le plus simplement possible,

qu’elle n’entend pas.

(chatoyant sourire se teintant de peine)

« ba-don » de sa petite voix,
pas très mélodique,
pas très sûre,
un peu triste.



un peu antigone.



a n t i g o n e

sans tirades, sans causes.




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North Callaghan
actrice & youtubeuse + panda roux
Sam 23 Juin - 15:59

empêtrée dans son silence, elle trébuchait ((antigone))
il y a ce mur et le monde qui évolue de l'autre côté
et il y a cette silhouette fragile gracile et brisée, au regard avide et abîmé
et il y a toi et les paumes ouvertes sans raison
comme captuée par ta curiosité et l'aura de l'enfant inatteignable
elle dans ce monde si loin, elle que tu pourrais pourtant toucher rien qu'en levant la main
ô oui, elle est si loin.
tu ne comprends pas north ; ton combat est si creux dans cette perception du monde biaisée qu'est la tienne. tout n'est pas binaire ; elle est
unique
dans sa douleur et ce monde animal.
différence et rejet, tu ne comprends que partiellement ces idées - comment leur imposer des remèdes que tu ne comprends qu'à moitié ?
tu es si bête
et elle si belle
avec son regard qui s'illumine et ses gestes maladroits
et tu reconnais cette lueur ; cet émerveillement qu'ont ceux qui reconnaissent north callaghan, de ceux qui voient à travers l'anonymat improvisé. et elle s'excite, s'agite ; elle trébuche avec des mots défigurés qui font se froncer tes sourcils. et ses gestes à ses oreilles t'interpellent ; et soudain tu imagines, dessines une réalité, la sienne peut-être, sûrement. et tu aimerais subitement passer ce gouffre briser ce mur invisible ; toi aux combats sans fin et à la soif de justice - toi qui en cet instant n'existe plus vraiment, est là, juste là, devant elle. peut-être d'un peu de pitié ton regard se tâche, mais de beaucoup d'affection il s'emplit ; et tu souris. « non... non. »
c'est rien. c'est pas ta faute. ne t'inquiète pas. elle t'entend pas. alors tu tapes tes poches à la recherche d'un papier, de quelque chose. ton téléphone glisse aisément entre tes doigts et tu pianotes promptement sur une énième note - tu les collectionnes elles s'éparpillent. « je suis bien north, et toi ? » qu'on lisait. et toujours ce sourire si doux
si vrai
d'un éclat pastel délavé.




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Antigone Vasilis
employée de bureau + renard
Dim 24 Juin - 18:09




antigone ignorait la clarté du monde, tapis dans son mutisme n’enlaçant que les remords, enfant moquée adulte abusée,
rien n’avait jamais su chasser les nuages,
le moindre éclat se révélant souvent n’être que la foudre.
alors à quoi bon profiter des rues gondolées, spéculer la générosité d’autrui,
à quoi bon rêver.

mais que faire le soleil se fraye chemin ?
tu brilles, north,
un diamant d’amour, de joie, d’émotions qu’on ne saurait compter
comment tu fais north pour supporter cette société,
ce jeu, du chat et de la souris,
tout ce tourbillon d’ennuis
tout cet acharnement constant ?

comment tu fais, avec ton air frivole,
pour vivre fièrement ?
tu jouerais si bien Antigone, de tes longs cheveux éclatants,
de ce teint qui se réjouit des étés…

blafarde et brune, ses yeux contemplent ton agitation,
s’imprègne de surprise quant à la vue du portable (belle et brillante !)

je suis bien north, et toi ?

imitant ton initiative et pianotant sur son vieux téléphone, antigone bien loin des orages s’habille de printemps.
antigone. je vous suis sur internet, j’ai vu que êtes aussi actrice !— elle retape, après une bousculade —je reviens d’ici peu, attendez moi s’il vous plait.— et s’éclipse, (renard agile et rapide)



















la revoilà plus loin,
tu distingues un petit carnet rouge et son stylo se soulever dans cette rivière de monde,
malgré le contre courant, antigone se découvre dans son audace et sa témérité

« ah ! é-olé ! », haletante, elle glisse ses achats dans tes mains,
(pas si timide face à l’adoration)
« antigone. pouh, antigone. si-vous-pai. »



a n t i g o n e

sans tirades, sans causes.




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North Callaghan
actrice & youtubeuse + panda roux
Lun 25 Juin - 0:17

empêtrée dans son silence, elle trébuchait ((antigone))
ça se sert, c'est étrange
ça fait boum boum boum
et un peu couic aussi
ça se sert, c'est étrange
compassion, pitié ou affection ?
tu es partagée et mitigée, incompréhensible et sans compréhension. pourquoi tu souris ? pourquoi tes mains se tendent-elles ? qu'y a-t-il qui t'attire, qui t'aimante ?
cette affection
cette justice
ce petit bout de femme et cette douceur, cet éclat innocent qu'un monde si lourd ((qui débecte)) ne peut que tuer
et toi, toi, subitement, tu veux le protéger,
cet éclat,
elle.
son regard de nouveau s'émerveille - oh non ! quelle douce enfant, tu t'émerveilles également. elle est de ceux qui te connaissent du virtuel, de ceux qui t'ont vu monter sur les tapis d'écarlate ; de ceux pour qui tu nourris une telle affection
sans les connaître, sans les croiser
parce qu'ils sont eux, et qu'ils t'ont aimée.
alors quand elle te laisse là, toi, tu t'intrigues
mais ne t'en vas pas.
immobile tu attends, regard curieux qui la cherche dans la foule, sans distinguer ses long filins bruns
ou pas immédiatement, juste quand elle revient ce petit carnet à la main
et ses nouveaux mots si doux et maladroits.
alors pour antigone tu souris, pour antigone tu tends la main ; doucement te saisis du papier en pouffant - parce que ô north, tu es si heureuse north
comme si vivre n'était là que pour faire plaisir aux autres
comme si la fierté n'était rien face à ce regard-là - il vaut tellement plus.
alors délicatement tu caresses le papier et fait danser le stylo ; et ta marque tu vas apposer
si ça peut lui faire plaisir, alors pourquoi hésiter.
« tu sais ce que tu veux toi, pas vrai »
tu murmures le rire aux lèvres, médites quelques instants ; promptement tu signes et lui tends le papier
un regard taquin accroché à tes grands yeux clairs
pour antigone, qui je l'espère continuera de m'aimer, parce que rien ne donne plus envie d'exercer que des gens comme toi. merci.
ponctué d'une signature fluide, un grand NC
et d'un nouveau sourire, encore, impatience de faire plaisir ;
et ton téléphone de nouveau dans tes doigts.
« tu veux discuter ? »
tout est relatif dans son monde de silence
mais tu aimerais bien un peu le combler. essayer.




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Antigone Vasilis
employée de bureau + renard
Lun 25 Juin - 16:18




comment fais tu pour calmer ses frayeurs,
la voilà qui l’oublie,
ce jeune garçon parmi les autres garçons,
ce (…)
ah, menteuse,
elle y pense encore, dans un coin de tête, alors que ses yeux te épient
comme à la recherche de liberté ?
mais antigone le sait,
dans son histoire, il y a ismène. elle jubile, prêche la vie, sublime la joie, s’enivre de bonté…
et il y a hémon. il l’attendait chaque instant dans la peur d’attendre rien, vivait pour elle, vivait pour eux,
puis créon, éteocle, polynice, tout ça
mais
on apprécie réellement que ce qui nous manque,
pas vrai,
hémon ?

rien n’éteint cet océan de tristesse qui sublime ses yeux contemplatif
rien. comme ce qu’elle devina être un rire,
ni-même cet autographe, son premier










« (…) des gens comme toi »







comme elle.






comme elle ?
capricieuse étourdie qui s’entiche de chimères, adulte inaccomplie tassée, éreintée par l’enfance (les traumatismes)

comme elle.

et tes mots mielleux qui sous la tristesse d’un amour gâché par cette chose qui la rend « comme elle » est,
tout un coup, l’amertume des agrumes
le feu des reproches


fallait-il lui rappeler qu’elle est « comme elle » est
fallait il, tout simplement, le rédiger sur papier pour l’encrer une fois de plus
marquer noir sur blanc des séquelles qui jamais ne seront éphémères
pourquoi sous ton air d’ismène, sous ta témérité d’Antigone,
fallait il que tu t’auto-proclame un instant créon,
pourquoi fallait-il emmurer vivante cette gosse qui lutte déjà suffisamment,
pourquoi north
de quelques coups de crayon
avais-tu dissous cette duveteuse atmosphère si singulière à son cœur ?

antigone ne saisit les mots que pour s’offusquer,
se protégeant d’un complexe, le déposant sur un podium
« eh, regarder, je suis sourde. ça amuse ? vous êtes mauvais. »
petite justice inique et maladroite,
pouvoir se lamenter
refouler et accepter les pitreries passées

antigone ne sait pas trop ce qu’elle fait,
mais si elle pouvait le crier
qu’elle souffre,
qu’elle se sent persécutée
qu’elle veut entendre,

alors elle le gémirait en sanglot.
mais aujourd’hui et simplement, elle lit ta note

s’interroge une fois encore

« ome moi ? » ses sourcils se froncent, elle reprend son téléphone
« discuter de comment les handicapés vous donnent souvent l’impression d’être une bonne personne ? »

sa main qui vient saisir ton bras d’une force infime tend à isoler ce conflit dans un coin de rue
s’émancipant du passage, sans doute assourdissant,
te faisant face sans les interruptions des passants

« je ne comprends pas. » avait-elle rectifié sur ses notes.



a n t i g o n e

sans tirades, sans causes.




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North Callaghan
actrice & youtubeuse + panda roux
Lun 25 Juin - 17:00

empêtrée dans son silence, elle trébuchait ((antigone))
si bête mais si douce
maladroite dans ton incompréhension
dans un monde binaire de gentils et de méchants
subtilités faites de fascination.
si bête mais si douce
tu ne comprends pas bien ; quelle est cette lueur sombre qui flotte dans son regard si beau
qu'as-tu fait de travers, où as-tu pêché
l'as-tu froissée ?
alors tu la regardes intriguée, inquiète un peu aussi sans nul doute ; penches la tête et l'observes s'agiter, continuer de ses débattre dans ses chaînes insensées
invisibles à tes yeux, aveugles au monde
et tu disais vouloir te battre.
ô antigone que t'arrives-t-il antigone ; tu aimerais lire ses pensées, pousser les nuages et comprendre ce qu'il est en train d'arriver.
mais toi, qu'est-ce que tu peux comprendre, petite idiote ?
toi dans ton idylle, toi dans ton monde doré, toi dans des chaînes si confortables et des combats si dérisoires
incompris
de celle qui combat.
son regard de nouveau revenu vers le tien, tu attends ; tes sourcils se haussent d'interrogation et tu l'encourages silencieusement, cherchant réponse à ce malaise naissant, pourquoi es-tu malade antigone, pourquoi
as-tu si
mal
.
et alors ta maladresse devient frappante
et tu n'es pas bien sûre de comprendre.
alors tu fixes ce petit écran pixellisé et médites ; tes jolis yeux tu plisses, et dans ta tête tu dessines les pourtours des blessures infligées. que tu as infligé, ou ravivé
mais la douleur est la même.
alors de nouveau tu pianotes sur ton téléphone, soucieuse,
d'avoir blessé.
« des gens comme toi, qui aiment »
tu ne comprends pas bien, vraiment ; pourquoi ? qu'as-tu fais de mal ? ô north enfant candide, enfant sauvage, tu connais si peu le poids des mots. tu les assènes comme une arme, maladroitement ; tu les assènes comme un bouclier, tu ne sais faire autrement.
« des gens comme toi qui m'aiment »
qui te font vivre dans leur affection, sans qui tu ne sais plus vraiment exister
vampire insoupçonné.
« ai-je fais quelque chose de mal ? je suis désolée. je voulais juste te connaître... est-ce que je t'ai blessée ? »
ton regard fêlé d'une crainte pas même voilée ;
sans savoir si tu as peur qu'elle soit blessée - ou que tu l'ais fait.




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