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Tequila Sunrise {Summer
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Stanley K. Jenkins
staff + arnaqueur professionnel + coyote
Dim 24 Juin - 19:47



tequila sunrise


Cette fête sonnait le début de l'été. Il s'agissait d'une énorme party, sur l'une des plus grandes plages de Savanna Central. Bien sûr, toi, tu t'y été rendu à la hâte. C'était le début de l'été, tu avais simplement besoin de décompresser, de flirter, de boire et de danser. Pour l'occasion, tu portais tes plus beaux vêtements. Une chemise légère et blanche, que tu enlèverais de toutes manières très rapidement, et un pantalon tout aussi léger, tu savais rester dans la simplicité.

Tu ne venais pas trop tôt, mais tu arrivais bien avant la tombée de la nuit, tu pouvais alors profiter des derniers rayons de soleil, et de ce ciel teinté de mille et uns violets. Rapidement, au son de la musique, tu te laissais aller, Stan, t'en avais bien besoin, arnaquer les gens, ça pouvait paraître parfois bien stressant. Et tu buvais, tu enchaînais les verres, il ne te fallut pas longtemps avant d'être bourré, et de commencer à lancer des "mais j'suis pas bourré" à tout-va. Tu t'amusais à pousser dans l'eau ceux qui s'approchaient trop près des vagues, et, on entendait à de multiples reprises "putain, Stan, t'es un enculé".

Ca te faisait bien marrer.

Et la fête continuait de battre son plein, et toi, tu étais toujours aussi déchaîné. Tu aimais danser, les pieds nus caressant le sable chaud, tu aimais cette musique, tu aimais simplement cette ambiance. L'ambiance de l'été.

Tu ne t'ennuyais pas, mais il te manquait vraiment quelque chose. Ta tête tournait de droite à gauche, tes yeux balayant la scène. Ils étaient tous comme toi, tous ces gens, ils voulaient simplement passer un bon moment, rien de plus. Cette fête était bien, l'animation était bonne, mais elle n'avait pas ce tu ne savais quoi qui pouvait la rendre inoubliable...

Enfin, tu oubliais bien vite cela, retournant à tes occupations, c'est-à-dire pousser les gens dans l'eau. Tu riais, comme un enfant, jusqu'au dernier garçon que tu avais envoyé dans la mer et qui ne se releva pas de suite. Ton sourire disparaissait très rapidement, et ton état d'ébriété semblait s'être fait la malle en même temps. De toutes tes forces, tu tentais de relever l'inconnu qui était tombé. Tu le posais sur le bord de la plage, juste un peu inquiet. A priori, il était juste bourré.

"Désolé, j'pensais que ce serait... Drôle ?"

Tu prenais enfin le temps de le regarder, et son visage, tu le connaissais. Ce mec, t'aurais jamais pensé le croiser aujourd'hui, lui qui te semblait si sage. Il ne fallait jamais se fier aux apparences. C'est ce qu'on dit.

"Summer ? Ben ça alors, ça va mec ?"

T'avais envie de rire, et envie d'pleurer, ta connerie te faisait passer par trop d'émotions. L'alcool aussi, il fallait croire que tu n'étais finalement plu si sobre que ça. T'enlevais ta chemise, et pour une fois, ce n'était pas pour faire le beau gosse, t'avais d'la peine, et tu t'en voulais, un peu. Tu la posais sur ses épaules pensant que ça pourrait le réchauffer, pensée totalement idiote, t'étais bourré.


© SWIRLY


L'as de trèfle qui pique ton cœur puis te laisse sur l'carreau.}




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Summer D. Gallagher
étudiant en art + souris
Jeu 28 Juin - 9:55

Tequila Sunrise
-I-
“I am alive, and drunk on sunlight.”
― George R.R. Martin


- Blah Blah Blah -


Tu savais pas ce que tu faisais là, Summer.
Honnêtement, t'aurais pas dû venir. Vraiment t'aurais pas dû. C'est ce que tu t'étais répété encore et encore alors que t'étais en train de t'engouffrer dans la masse.
Paradoxe.
Et puis t'as vite oublié pourquoi tu n'aurais pas dû venir, t'as vite oublié ce que tu étais venu oublier, même. C'était l'amnésie folle des soirées, celles qui vous arrachent les souvenirs, les douleurs et les peurs. C'était une soirée comme tant d'autres, une parmi des milliards d'autres, de celles qui grouillent et qui t'enlisent. Et toi, tu t'y étais simplement fondu, un verre en main et quelques grammes d'alcool bien suffisants pour t'enlever toutes les hésitations qui restreignent - mais aussi ceux qui expliquent les regrets du lendemain.
C'était l'allégresse délicieuse.
La jeunesse dans toute son exubérance et sa connerie.
Et tu faisais pas tâche Summer, tu dénotais pas, pas cette fois. T'avais le sourire merveilleux collé au visage, le magnifique, quoique tes lèvres avaient un goût d'alcool.  Mais toutes celles autour de toi devaient avoir ce goût.
Puis ça se pourrait bien que t'aies fait disparaître des lèvres sous les tiennes, Summer.
Corps contre corps, bouche contre bouche.
C'était l'entrechoque des sourires bourrés. Un mélange d'alcool au coeur des bouches qui s'éprenaient. Tu t'es laissé aller, entre les corps mouvants, le sourire aux lèvres et la démarche un peu bancale.
Ça virait au rêve.
Et c'était beau, Summer, ton envie irrépressible de toucher, même qu'effleurer du bout des doigts le sentiment de liberté.
La liberté sublime, source des rêves et fantasmes qu'y s'éprennent des hommes qui s'en vont la chercher.
Verre en main et cigarette en bouche.
Le sentiment exaltant de pouvoir vivre à outrance sans se soucier de rien n'y personne.
Là est la quintessence.
L'Art d'oublier et d'éprouver la vie dans ses plus grandes lignes.
C'était les éclats de rire au bord de mer, les yeux luisants devant le soleil couchant, les pieds dans le sable chaud et les basses qui résonnaient dans le ventre. Tu te laissais porter, encore et encore. Tu t'es laissé prendre au jeu et merde, c'était euphorisant. Exaltant et même grisant.
C'était les tentations délicieuses que tu corrompais. Tu te laissais aller, bercé par les notes qui s'abattaient contre des tympans et les corps dansants dans l'espoir de devenir sourd aux voix qui te susurraient la Peur et la Honte. C'était beau et puissant. Le sourire coincé entre les dents, le rire au bout des lèvres, tu te mélangeais à la foule enivrée par l'air lourd de désirs inassouvis. Les désirs fugaces et voraces, ceux qui dévorent et foudroient, ceux qui expliquent que l'on agit par impulsion, sous l'coup de l'alcool peut-être mais pas que. C'est l'instant qui veut qu'on oublie. Qu'on se déleste du poids de la culpabilité, de la honte ou de la réticence.
Alors tu t'es laissé aller, Summer, trop loin, beaucoup trop loin. Tu t'es laissé noyer par les gorgées qui s'enchaînaient. Celles qui te déchiraient la gorge mais qui recollaient ton âme. Mais ce n'était que l'espace de quelques heures avant qu'elle ne brûle à son tour bien plus violemment, bien plus douloureusement.
Qu'elle ne dilacère tes entrailles et remue en toi sous ce que tu avais laissé décanté, au prix de quelques heures de fausse liberté.
Ça serait tranchant et acide Summer.
La retombée violente et lancinante.
Mais pour l'heure, t'étais bourré.
Les heures passaient et le monde tournait, t'avais pas l'impression qu'tu marchais droit, t'sais, ça s'embrouillait, ça tanguait un peu, un peu à droite, un peu gauche, tu te cognais contre des torses qui t'arrachaient un sourire en coin, alors que tu levais ton verre en soufflant de la drague à deux balles.
Et puis les effets s'estompèrent.
Et puis ça partit en vrille.
Et puis t'as eu peur.
Parce que la Réalité reprenait place – trop tôt merde, bien trop tôt - tu te prenais le revers de l'alcool, c'que tu repoussais te revenais bien plus violemment à la figure.
C'était la retombée.
Parce que ton visage se froissait Summer, tes lèvres n'avaient pas qu'un goût d'alcool, elles avaient le goût de l'amertume et de sel.  Alors tu fronçais tes sourcils, offusqué quand on te demandait si t'étais bourré et si ça allait.
Pourquoi ça irait pas ?
Hein, Summer ?
Pourquoi ?

Un autre verre se retrouva rapidement entre tes mains, histoire de diluer tout ça et puis de repartir, sourire aux lèvres.
Soulagement.
Tfaçon l'alcool, tu le savais traite mais tu étais plus fort que lui, Summer, s'il t'assenais un coup, tu le lui rendais en pleine gueule juste histoire qu'il se remette les idées en place et qu'il te laisse savourer la nuit qui se faisait si délicieuse.

En l'espace d'un instant, peut-être d'une fraction de seconde, t'as pas su c'qui t'arrivait Summer, tu t'es senti tomber, tu t'es senti chuter avant qu'un froid mordant ne s'empare de toi. C'était glacial. T'as pas compris, t'as juste senti l'eau envahir tes poumons avant qu'une toux ne vient racler ta gorge, tentant d’expulser l'eau involontairement bue.
Et puis t'as commencé à rire. Un rire alcoolisé, un rire oxydé, celui qui s'éclate et se fragmente. Le genre de rire un peu bizarre. Mais tu tremblais, y avait tes dents qui claquaient et ta peau qui se tentait en violet. La fragilité de ton corps venait de se prendre une claque dans la gueule. Mais t'as vite balayé du revers de la main tout l'immondice de ta Réalité avant qu'une voix te parvienne finalement. Tu tournas la tête avant que ton visage ne s'illumine en un instant en reconnaissant ses traits .
Un visage que tu ne connaissais que trop bien et qui pourtant, ne t'étais pas si familier.

-OH Stanley ?! Hey mec …

Et t'as voix fut coupée par une autre quinte de toux qui venait de broyer tes mots.
Putain, t'avais froid.
T'avais peiné à te relever mais tu te tenais à présent devant lui.

-Tsais que j'viens de me vautrer ? Je suis pas doué, j'ai froid maintenant …

T'avais visiblement pas compris que c'était lui qui venait de te pousser dans l'eau, pour cause, t'étais bourré Summer, alors t'as juste eu les sourcils qui se sont froncés en le dévisageant et laissant ton regard se déporter sur tes épaules.

-Genre, pourquoi j'ai ta chemise ? Elle devrait pas être sur toi plutôt ? … Fin, non pas qu'tu sois désagréable à regarder … mais, ouais, pourquoi ?

Ta voix, tes gestes, tout chez toi montrait que t'étais bourré, Summer, alors que t'avais pris un air sérieux, tes traits s'étaient déformés en un visage rieur, le rire au fond de la gorge avant qu'un énième toux ne te l'arrache de ta trachée.
Mais c'était beau, Summer, quand tu t'accrochais à ton verre, bourré, c'était beau, quand t'essayais d'oublier. La drague bourrée et le rire alcoolisé.

Pas la beauté dans son acception commune et banale, mais celle qui subjugue par toutes les émotions et les sentiments qui se mêlent, qui empoignent et transcendent.  
La beauté de l'ouverture d'une boîte de Pandore aussi violent soit ce que l'on y découvre.




J'me donnerai corps et âme pour toi, tu le sais ça ? J'men fous d'avoir mal, jsuis perdu putain, alors laisse moi, j'vais gérer, tu vas voir




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Stanley K. Jenkins
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Jeu 28 Juin - 22:29



tequila sunrise


Il avait beau se donner de grands airs, Summer n'était pas aussi fort qu'il ne le pensait. Il tremblait, et ses lèvres avaient pris une couleur violacées. Summer était faible, oui, et toi, t'étais certainement pas mieux. Tu n'imaginais même pas dans quel état tu aurais été à sa place. Cependant, tu ne comprenais pas vraiment pourquoi il était comme ça. Mais t'étais bourré, vous étiez bourrés. Dès le départ, cette rencontre, totalement fortuite, ne mènerait plus tard, et ça, tu le savais. Ca n'aurait aucun sens, ça n'en n'avait déjà pas.

Tu te pinçais les lèvres à ses dires, finalement, il était peut-être encore pire que toi, il ne comprenait pas, comme s'il était totalement dans une autre dimension, une autre galaxie. Tu n'osais même plus lui dire que c'était toi qui l'avais poussé, et tu voulais le suivre dans son drôle de trip, tu voulais jouer le jeu, alors, tu affichais toi aussi une mine sérieuse, que tu ne parvenais pas à garder, c'était bien trop amusant.

"Ah oui, c'était une chute merveilleuse. Et tu m'as volé ma chemise. Ca te réussit pas, toi, l'alcool."

Tu lui envoyais une pichenette sur le front, pas trop fort, pour ne pas lui faire mal. Le pauvre. C'est qu'il était fragile, Summer, même s'il voulait prouver le contraire.
Tu te redressais difficilement, t'avais du mal à marcher, et pourtant, tu ne voulais pas t'arrêter, pas maintenant, surtout que tu n'étais plus seul, c'était l'occasion rêvée. Rapidement, tu amenais un gobelet rempli d'un cocktail alcoolisé au blondinet, t'en avais un aussi.

"Santé."

Impatient, tout passait dans ton gosier. Tu grimaçais un peu. Finalement, elle était plus forte que prévue, cette tequila sunrise.

"J'ai envie d'danser, mais j'crois que j'suis bourré, je vais sûrement tomber."

Mais tu essayais quand même, et tu ne t'en sortais pas trop mal, invitant ton ami de la soirée à se joindre à toi. Ca n'avait rien de sensuel, ça n'avait rien de charmeur, tu t'amusais juste, tu te dépensais, et tu riais, riais à gorge déployée, t'allais presque étouffer. Tu ne pensais même plus à ton réveil qui serait difficile demain, pour l'heure, tu te laissais aller.

Et, des vertiges commençaient à se faire sentir, partout dans ton corps, alors, sans vraiment réfléchir, tu serrais fort le poignet de Summer pour l'entraîner avec toi, et tous deux, vous vous enfoncèrent dans le sable. Sable qui n'était plus aussi chaud qu'avant, ça faisait du bien, un peu de fraîcheur.

L'une de tes mains gardait toujours en elle le poignet de la souris, l'autre, quant à elle, s'amusait à prendre quelques grains et à les laisser retomber. Et tu riais, ça t'amusait. C'était juste du sable, mais t'étais complètement bourré.
Ta tête pivotait vers celle de ton ami. Vous aviez l'air de deux imbéciles. Enfin. Vous étiez sûrement deux imbéciles, c'était ridicule, mais ça n'avait pas d'importance, rien n'avait de l'importance, surtout pas avec autant d'alcool dans le sang.

"Ca t'a réchauffé ? T'as moins froid ?"

Tu lâchais enfin l'emprise que tu avais sur sa main, et tes bras se ramenèrent derrière ta nuque. Tu regardais le ciel, noir, teinté d'étoiles. C'était cliché, comme image, cliché, comme paysage, et ça te faisait sourire. En apesanteur, à grâce à l'alcool, tu te sentais bien, tu pouvais être mieux, mais c'était déjà pas mal, tu n'avais pas le droit de faire le difficile, après tout, tu étais bien accompagné. Tu te redressais, mais tes pieds, eux, restaient bien enfouis sous le sable, t'avais pas la force de te relever, alors, tu regardais simplement les autres se défouler, tu écoutais juste la musique tinter. Tu soulevais ta fesse droite, dans la poche arrière de ton jean, ton paquet de clopes tout écrasé, mais elles avaient survécues, alors, tu en sortais une, puis, tu éclairais ton visage, l'espace d'un instant, à l'aide de ton briquet. C'était bien trop cliché.

Petit à petit, l'euphorie laissait place à une certaine nostalgie que tu ne parvenais pas à expliquer. Ton sourire s'effaçait, tu pensais. Mais à quoi ? Tu ne comprenais pas, tout s'embrouillait. Ce que c'était stupide, un esprit. Ca faisait n'importe quoi. Alors, tu essayais de voir comment été Summer, pour savoir si tu n'étais pas le seul. Enfin, tu te forçais un peu, à sourire de nouveau, t'avais bien envie de boire encore un peu, mais c'était trop loin.

"Tu faisais quoi, toi, ici, ce soir, tout seul ?"


© SWIRLY


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Summer D. Gallagher
étudiant en art + souris
Sam 30 Juin - 23:12

Tequila Sunrise
-III-
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― George R.R. Martin


- Blah Blah Blah -


Et tu le regardes, Summer,  faussement outré, faussement sérieux, avant que tes traits durs ne s’effritent en des traits plus enfantins, les tiens, les yeux luisants et le rire au fond de la gorge avant que ton nez ne se plisse sous l’effet de la pichenette du brun.
Tu hausses les sourcils, tentant l’air supérieur et bourge.
L'aristocratie fictive.

Alors, non, figure toi …

je gère très bien l'alcool
C'était les mots prévus, mais c'est ceux que t'as ravalés, broyés par le rire naissant avant que tu n'éclates de rire en te cognant à lui.
Bon, bon, bon ooookay, peut être bien qu'il semblerait qu'il se pourrait qu'il s'avère que … ouais,  mais je te ferais dire que, t'as pas l'air mieux tu sais
Et t'oublies.
T'oublies tout.
Tu bois l'eau du Léthé.
C'est l'exquise ivresse dont tu t'entiches, les lacunes du corps qui se tord et qui se courbe.
Pas très coordonné, pas très droit.
Et ça se courbe.
Et ça se penche.
Et finalement, t'as le verre qui s'offre toi, Summer, et y a l'odeur qui aguiche ton odorat, la substance voluptueuse qui attire tes lèvres. T'as le liquide qui ruisselle le long de ta trachée, et tu bois, peut être trop vite, peut être trop rapidement, peut être tout simplement trop, trop tout, en fait, mais c'est bon, de se sentir s'envoler.
De se sentir perdre conscience sans perdre connaissance, de tendre vers l'insouciance éphémère, réminiscence des plaisirs de jeunesses volés.
Et toi aussi, tu veux danser, Summer, alors tu pouffes légèrement en regardant Stanley, et tu le suis, toi aussi un peu bourré, toi aussi sur le point de flancher, mais t'sais, t'as le cœur qui danse à ce moment, alors t'as le corps qui ne peut que suivre.
Tu mènes la danse, Summer.
Illusion.
Fantasme.
Mais c'est doux, de se mentir.

Alors c'est les rires qui résonnent jusque dans la cage thoracique, les rires qui éclatent, qui remplissent, qui inondent la gorge et puis la bouche. C'est les sourires qui étirent, qui transcendent, illuminent le visage. C'est vous qui vous marriez, qui vous esclaffiez dans la nuit, insouciants et enivrés. Vous égayiez vos cœurs qui pouvaient se faire lourds, fallait bien les rendre légers, les délester, ces cœurs lourds.
Et souffler.

Tu te laisses porter, Summer, entraîné la main au poignet, tu rigoles, encore, et encore, un rire qui s'éteint, qui devient qu'un léger tintement. Tu joues alors avec le sable, les jambes repliées contre ton torse et les bras autour d'elles lorsque le brun enlève sa main. Et t'écoutes, les basses au loin, la musique et le bruit de la vie qui se font lointains, comme des souvenirs, des restes, des bribes.

Ouaiiis t'inquiète

Et tu lui offres ton pouce et ton index qui se touchent, un « ok » gestuel qui n'est d'autre qu'un mensonge, et tu ne sais pas vraiment pourquoi, Summer. Mais tu réfléchis pas, c'est les automatismes.
Parce qu'en vrai, tu te les pèles Summer, là. T'as le sang qui se refroidit vite, alors tu trembles légèrement, frissonnant.
Mais t'admets pas.
T'es bourré mais pas complètement inconscient non plus.
Fragilité infâme et honteuse.
Vulnérabilité amer et intolérable.
Ce sont des choses que tu tais.
Tu tournes légèrement la tête à l'odeur du tabac et tu regardes un instant le visage du brun, vestige de la soirée, le sourire n'est plus que doux souvenir, l'euphorie dissipée.

Et oui, Summer, tu faisais quoi, ici, ce soir, tout seul ?
Dis-le, tu faisais quoi ?
Tu peux pas dire que t'es venu te bourrer la gueule pour oublier comme les ¾ des soirées que tu fais parce qu'en vrai t'es qu'un lâche, un môme complètement paumé.
Alors t'as un léger rire, l'évitement, amer, aigre, mais tu lui tournes toujours le dos, face à la mer, assis sur le sable chaud.

Comme tout le monde j'imagine, tsais, profiter

Tu laisses un instant avant de continuer.

Puis, même en venant seul, tu rencontres toujours des gens que tu connais, pas vrai ?

Tu lui adresses un sourire en coin, continuant de laisser les grains de sable filer entre tes doigts.

Et tu te retrouves à voler leur chemise apparemment

Les mots s'écoulent de tes lèvres, mais t'as peur qu'ils y en aient en trop, tu le sens que ça peut partir en vrille, tsais, la philosophie à deux balles des deux heures du mat, la retombée.
C'est le moment où tu dois être vigilent Summer.
Quand tu termines ta soirée dans le lit de quelqu'un, c'est pas grave, t'as pas à faire attention. Quand tu connais pas, quand tu peux continuer, quand tu peux être seul et te perdre, t'as pas à faire attention.
Mais connaissance oblige.
On parle de Stanley.
Alors tu dérives et retournes.

Et toi, alors ? La même j'imagine ?

Tu sens tes mains trembler, alors tu les enfonces dans le sable, mais y aussi ton cœur qui tremble, Summer, et lui, tu peux pas l'enfoncer dans le sable.
Malheureusement.





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Stanley K. Jenkins
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Mar 17 Juil - 16:01



tequila sunrise


Tu te sentais plutôt bien, là, sur cette plage, avec Summer. T'avais jamais vraiment eu l'occasion de te retrouver seul avec lui, et ça te faisait bizarre, mais ça te faisait plaisir, comme lorsque tu retrouvais une vieille connaissance, et que tu parlais des heures durant avec elle. Tu te sentais un peu plus léger à ses côtés, il ne se prenait pas la tête, non. Summer était un gars plutôt cool, et tu l'aimais bien, au fond, et tu te disais que peut-être vous pourriez vous revoir plus souvent, m'enfin, ce n'était que des paroles en l'air. Tu te promettais de l'appeler, mais tu savais très bien qu'après cette soirée, tu ne lui reparlerais pas avant de le recroiser comme par hasard, comme ce soir.

Le moment était plutôt paisible, et il te répondait, avec sa douce voix, toujours avec cet air qui te semblait un peu détaché, déconnecté de la réalité. Et il riait, et tu devais l'avouer, tu l'aimais bien, son rire. Et tu ris légèrement à sa plaisanterie. Dos à lui, tu le sens trembler. Et tu souriais encore. Il n'était qu'un petit menteur, ça t'amusait.

"La même oui... Enfin, j'imagine."

T'étais même pas vraiment sûr, et ça s'entendait dans ta voix. Tu foutais quoi, ici, au fond ? Est-ce que t'avais juste envie de décompresser et de profiter, ou bien était-ce plutôt pour oublier que tu passais ton temps à fuir sans arrêt ? Tu chassais ces mauvaises pensées, et tu enterrais ta cigarette dans le sable. Agir sérieusement, ça ne te ressemblait pas, être calme non plus. Sans te retourner, tu te collais un peu plus à lui, comme pour lui apporter un petit peu de chaleur. Ca servait à rien, t'avais la peau aussi froide qu'un glaçon, toi aussi, tu commençais à avoir la chair de poule.

"T'sais, parfois, j'aim'rais bien être un poisson, pour pouvoir nager librement dans l'Océan. J'me dis qu'au moins, j'aurais une bonne excuse pour fuir à chaque fois."


L'alcool te faisait raconter n'importe quoi. Tu souriais, amusé. Tu devais te reprendre, t'avais l'air tellement stupide, tu t'en voulais, tu t'en blâmais. Tu basculais ton corps, pour te retrouver finalement à ses côtés, et tu regardais les vagues lui, les jambes repliées vers ton torse, ça en paraissait presque poétique.

"C'est l'eau salée, ça m'fait dire des conneries, t'as qu'à oublier."


Et tu attendais quelques instants, ne parlant plus, profitant du silence. Finalement, tu comptais encore fuir, comme tu savais si bien le faire. Fuir à cette conversation, qui risquait de trop te dévoiler. Tu n'voulais pas ça, toi, te dévoiler. Alors, tu te levais, un peu difficilement, aidant ton ami à faire de même. Décidement, l'alcool était tenace, et pourtant, t'en voulais encore plus, pour oublier, pour le faire oublier, pour tout effacer. C'était sûrement plus simple comme ça.

"Concours de shoot ? T'es partant ? J'parie que j'tiens un peu plus l'alcool que toi. Le premier qui tombe par terre devra effectuer un gage pour l'autre. Tu marches ?"


T'attendais même pas vraiment qu'il te suive, de toutes façons, il le ferait, sûrement, lui aussi, il avait des choses à cacher. Ca te regardait pas, après tout, vous étiez juste deux jeune adultes, totalement paumés, qui ne voulaient qu'une chose, oublier, le temps d'une soirée. Mais oublier quoi, au juste ? Même pas tu savais. C'était lamentable, t'étais lamentable, t'étais toi, Stan.
Tu commandais un mètre de shoot, tous plus colorés les uns que les autres, et t'étais prêt à en découdre, à aucun moment le doute ne t'envahissait, puisque tu voulais juste te mettre une sale race, Stan, et puis tu ne t'en souciais pas. On pourrait très bien retrouver ton corps au petit matin, t'en avais rien à faire, tu ne voulais plus être capable de penser.

"Prêt ? Santé."

© SWIRLY

hrp:
 


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Summer D. Gallagher
étudiant en art + souris
Mer 1 Aoû - 11:05

Tequila Sunrise
-III-
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― George R.R. Martin


- Blah Blah Blah -


Délires alcoolisés.
Rêves désespérés.
Ce sont les mots qui affluent, la bouche qui se gorge de lettres, l'esprit plongé dans un mélange d'inavoués, de cachés et de refoulés. Entre peurs et craintes. Tentative de fuite et évitement furtif, c'est la noyade dans l'alcool, l'espoir que ce qui vous ronge s'oxydera, que vos angoisses, votre honte et vos non-dits étouffent. Parce que vous oublierez. Vous n'y penserez plus. Parce que c'est une promesse amère, celle que tout disparaîtra cette nuit, une désillusion à laquelle vous voulez vous raccrocher.
A laquelle vous voulez y croire.
L'illusion d'une légèreté, celle qui s'estompera avec l'alcool. L'illusion que tout va bien. Un oubli délicieux, un jeu où il faut se perdre, une amnésie éphémère que l'on cherche sans cesse en courant désespérément après. Peut être qu'un jour vous la rattraperez, finalement, mais ne serait-ce pas à mal ?
Parce que ce qui poursuit fait peur, Summer, la vérité et la réalité sont parfois à éviter, de ces choses aussi effrayantes qu'attirantes, de celles que l'on se plaît à réinventer.
Et vous le savez, bien sûr que vous le savez. Ce que vous faites à cette soirée ne s'avoue pas mais se sait. Vous savez que vous buvez pour oublier, vous savez que c'est absurde et pourtant que vous continuez parce qu'un jour peut-être, au matin, tout sera enfin plus léger.
Tu tournes alors ta tête, rien qu'un peu Summer, juste pour le regarder, le voir, entrapercevoir ses craintes, ce qu'il cache par delà son visage. Et non, non ce n'est pas l'eau salée, pas celle de la mer ou de l'océan plutôt celle qui vient de l'âme meurtrie. Des yeux qu'on se déchire, des paupières qu'on froisse, l'eau salée que l'on retient par le barrage de nos cils. Tu fermes fort les yeux Summer, si fort, mais jamais une larme ne dévalera tes joues. Et tu y songes, tu y penses parfois, un peu, quand tu es seul, à ça, à tout et tu te demandes des fois comment c'est, là, à l'intérieur des autres.
Et comment il est, Stan, alors ?
Toujours sur le sable, la tête tournée, tu le regardes comme si tes yeux pouvaient voir au travers ses orbes, comme si tu avais la capacité de voir au delà, d'entendre ce qui se fait silencieux, d'écouter les pensées insomniaques et sobres, celles qui résistent à la nuit et aux déboires.
Celles qui survivent malgré tout
                              quoiqu'il en coûte.
T'aimerais savoir, Summer, maintenant que c'est dit, maintenant que c'est lancé, tu voudrais comprendre, toucher du bout des doigts ce qu'il cache, ce qui se fait péché et interdit. Ce que tout le monde porte au fond, le boulet que l'on traîne au cœur mais vaut mieux pas. Ce soir, c'est juste un avant goût, un teaser, une prélude de ce qui se fera peut être bruyant un jour.
Mais c'est rien, c'est juste des éclats de rire qui se briseront plus tard, c'est juste des sourires qui se déformeront plus tard, c'est juste une soirée, juste ça, entre alcool et débauche, entre rires et angoisses, entre pleurs et clins d'oeil, entre bourrés et désespérés.
Juste une soirée normale à goûter aux vices cachés, à oublier, à s'oublier, devenir un autre ou être qui nous sommes. Se masquer ou se dévoiler, là est l'enjeu du bal.
Mais vite, oublions. Tu le regardes en haussant les sourcils, l'air outré, la voix éraillée .
« Meeeeec, sérieux ? Aaaah j'aime l'idée mais … mais, mais je pense pouvoir tenir plus longtemps que toi » Sourire en coin et air malicieux avant que tu n'entames un débat intérieur, déambulant dans la foule. « Nan, nan, je … je pense pas, je suis certain oui … genre, j'ai la certitude quoi, oh non ! La conviction … ça, ça c'est un bon mot, un bon mot ouais, la conviction que … »
Et tu parles dans le vide Summer, laisses les mots arriver, comme ça. Ça se cogne contre tes dents, se glisse sous ta langue, se mélange au fond de ta gorge, c'est une de ces discussions absurdes, de celles qui naissent de quelques verres bien descendus. Et les mots s'emmêlent, ils vont et viennent dans tes pensées. T'es bourrée, de toute façon. C'est expliqué. Alcool au creux de la tête, au bout du cœur, dans les tripes, sur les lippes, tu te laisses entraîner, tu suis la danse que vous avez improvisée, jeu de mains, jeu de verres.
A celui qui tombera le premier.
T'as juste envie d'avoir la fierté de tenir plus longtemps que lui. C'est le sourire joueur, les yeux luisants, trop, certainement trop, mais ce n'est pas ce qui compte. Oh non. Ce qui compte c'est le nombre de shot que tu prendras. Détérioration de ton état,  tu sais que tu vas finir délabré mais c'est le but, c'est le jeu.
A celui qui gagnera.
Se remplir pour être vidé.
Boire pour noyer.
A celui qui en descendra le plus.
Alors tu laisses les alcools te déchirer la gorge, ravalant les grimaces, le sourire collé aux lèvres et tes yeux plantés dans les siens. Le genre de visage qui parle, pas besoin de mots, on comprend, on comprend le défi, c'est l'esprit compétiteur, entre fierté et espièglerie.
                    Santé !
Tu ne comptes pas, tu ne comptes plus mais faut le dire Summer, t'es en train de perdre et ça te fait chier. T'attrape alors ce verre, chancelant, la main sur le bar. Y a les jambes qui flanchent, Summer, n'est ce pas ? Y a le monde qui penche, qui tangue. L'impression d'être emporté, d'être dérivé, ça te le fait à chaque fois mais là t'es p'têtre en train de délirer.
C'est juste ton corps qui te supplie d'arrêter.
Le verre entre tes doigts, à porté de lèvres, tu éclates de rire. Tu ne sais même plus ce que tu dis, ce que tu fais, tu veux juste boire ce verre et te persuader que tu peux le faire. Tu t'approches un peu du brun en plaquant ton index sur son torse tentant de parler malgré ton fou rire, tentant de garder un air sérieux.  « Okay okay, mec, te fais pas trop d'illusions, j'suis encore dans la partie et j'peux te dire qu'il va - »
passer
Et ton dernier mot se noie dans ta gorge alors que tu t'écroules par terre, incapable de tenir plus longtemps debout.
Fait chier.
Tu balances ta tête en arrière, les bras ballants, assis sur le sol passant maladroitement tes mains tremblantes dans tes cheveux.
Et tu soupires, fermant les yeux, l'air shooté.  « Okay okay mec … j'suis plus dans la partie, enfin de compte … mais j'suis sûr que c'est parce que j'avais plus bu avant. »
Et tu souris. Encore. Avec des sifflements en fond, les lumières qui t'aveuglent, les rires qui éclaboussent les murs, la musique qui tonne à l'intérieur de ta cage thoracique, surplus d’alcool dans le sang, l'corps imprégné, mais tu souris, Summer. Toujours.



Ca va Summer ?
Non.
Pourquoi tu souris alors ?
Parce que ça fait fuir les questions.






HRP:
 


J'me donnerai corps et âme pour toi, tu le sais ça ? J'men fous d'avoir mal, jsuis perdu putain, alors laisse moi, j'vais gérer, tu vas voir




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