Client retissant [pv. Amadeus]
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Eliott Powell
staff + cuisinier & youtubeur + panda
Dim 24 Juin - 21:57

Client retissant × ft. Eliott & Amadeus
Toi et ta susceptibilité, on t'y reprendra pas. Si tu avais su, t'aurais peut-être pas ouvert ta bouche, mais bon, voilà, quand on te défis sur ton terrain de prédilection, c'est compliqué. Tout a commencé en une belle journée ensoleillé. Tu t'étais retrouvé derrière les fourneaux de ton resto comme d'hab, tu cuisinais assez vite car il y avait beaucoup de clients. Depuis le temps, tu avais l'habitude, tu savais à quoi t'en tenir au niveau du rythme. Alors, tu gérais à la perfection ton rythme, ce qui te permettait de prendre des pauses à la fin de ton service. Ça faisait longtemps que tu n'avais pas eu de problème à ce niveau là. En général, tout se passait bien, les plats partaient comme des petits pains et toi, tu pouvais cuisiner avec confiance et de façon sereine.

Mais voilà, aujourd'hui, c'était différent. Tu n'aurais jamais cru que cet homme allait te faire autant chier. Il était entré dans le restaurant, au vu de sa tenue, tu devinais facilement que ce n'était pas n'importe qui, un de tes serveurs t'avait soufflé qu'il s'agissait du maire adjoint de la ville. Ahouais, c'est effectivement pas n'importe qui. Allais-tu changer ta façon de faire pour autant ? Non. Ça restait un client comme un autre qui avait droit au même type de confort que les autres clients. Il s'était assis et il avait commandé comme tout le monde.

Alors, tu avais cuisiné comme à ton habitude, par chance, a ce moment précis, il y avait un peu de moins de monde, ce qui te permettait de te poser un peu entre certains plats. Tu pouvais en profiter pour faire quelques petites pauses, pas bien longue certes, mais c'était toujours ça. Vers la fin du service, tu entendais un serveur se plaindre. Tiens, c'était pas habituel ça. Tu allais vers lui et tu entendais clairement prononcer les mots ''critique'' et ''plat'' dans la même phrase. Là. Tu ne pouvais pas rester sans rien faire.

Tu allais récolter des infos auprès du serveur en question et là, grosse surprise, un client pas content. Le maire adjoint justement, le serveur qui te connaissait bien te déconseilla de gérer ce cas, mais tu ne l'écoutais pas, tu enlevais ton tablier de cuisinier et tu allais directement dans la grande salle à sa rencontre. Heureusement, c'était la fin du service, du coup, il y avait plus aucun client pour commander. Arrivé devant lui, tu esquissais un sourire commercial et tu ne perdais pas de temps :

« Bien le bonjour monsieur, alors comme ça, il y a un problème avec les plats ? »

A ce moment précis, comme tu n'avais pas ton tablier, il ne pouvait pas en déduire de suite que tu étais le cuisinier mais au fond, ça paraissait logique… tu avais pas la tenue d'un serveur il faut dire.
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Eliott Powell




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Amadeus Klein-Wolfgang
adjoint du maire + léopard de l'amour
Sam 14 Juil - 0:55


Il faut parfois alléger la faim d'une autre manière que la manière directe ; la manière brutale ; celle où manger devient prioritaire. Celle où Amadeus serait presque capable de se faire une proie pour son quatre heures. Bien évidemment ; ça lui arrive. Il n'empêche jamais ça. Aussi conscient soit-il, il n'a que peu de remords par rapport au fait de tuer l'un de ses comparses thérianthrope pour se nourrir lui. La chaîne alimentaire – dira-il. La loi du plus fort. Celle où les faibles n'ont pas leur place. Mais ce soir, l'adjoint du maire n'allait pas ronger les os de son dîner. Il se permet d'aller au restaurant, certains soirs. Parce qu'il peut se le permettre, qu'il a de l'argent – trop d'argent.

Alors qu'il remet parfaitement sa cravate en place, il pose un pied dans ce restaurant, vivant aux premiers abords, puis sympathique au vu de l'ambiance qui y régnait. Table pour une personne, et on l'y installait. C'était évident que le jeune serveur l'avait reconnu, l'adjoint, dans son costume impeccable. En croisant son regard, il l'a fixé, peut-être un peu trop longtemps. Il retire sa veste, il la pose sur la chaise. Silence complet, il ne pipe pas un mot jusqu'à ce qu'il daigne s'asseoir et demander le menu – chose qui n'a même pas attendu. Prononcé, déjà arrivé. C'était la règle, avec Amadeus ; tout devait arriver maintenant, il n'y avait jamais de temps à perdre. Toujours à gagner.

Ses iris bleus parcouraient les lignes qui composaient cette carte des plats proposés dans ce restaurant. Il analysait les assiettes, et trouvait finalement celles étant composées de viande ; quelque chose souvent peu servi dans les restaurants. La population de cette ville étant peuplée à quatre-vingt dix pourcent de proies, c'était tout à fait normal qu'on retrouve bien plus de plats herbivores que carnivore. Trop peu pour notre adjoint – il adorait la viande. Surtout cette viande saignante qui était un véritable régal pour son palais.

« Préparez-moi la meilleure pièce de viande que vous ayez. S'il s'agit de viande rouge, je l'aimerais saignante. Si c'est de la viande blanche, je la préférerais tendre. Je n'ai pas envie de m'user les dents à mâcher du plastique. Un accompagnement avec un bordeaux vieux d'une dizaine d'années, et tout ira pour le mieux. Je vous remercie. »

Il reposait la carte au coin de la table. Sur sa table régnait le silence, aux alentours fusaient les rires et les paroles dénuées de sens. Des idioties qui ne valaient pas la peine d'être écoutées, des rumeurs, les potins de la société ; tout ce qu'il fallait pour perdre l'attention de l'adjoint. Quand la bouteille arrive et qu'on lui sert son verre, il bouge de sa position afin de porter cet alcool léger jusqu'à ses lèvres. Un délice ; du début jusqu'à la fin. Et le temps passe, jusqu'à ce que son plat arrive. Un léger bol de sauce cuisson s'il le souhaitait. Il empoigne ses couverts, et il tranche sa viande. Au premier coup porté au met ; il sait que ce n'est pas parfait. Il le porte pourtant à sa bouche, pour y goûter. Non, décidément, ce n'était pas ce qu'il attendait.

Viande imparfaite, morceau mal coupé. Pas assez délicate, manque d'esthétique. Rien ne convenait ; et c'était inacceptable pour quelqu'un de la pointure de l'adjoint.

« Le plat n'est pas ce que j'attendais. Il manque de finesse, d'élégance. Il n'a pas la grâce d'une viande qu'on peut cuisiner. Rien de ce qu'il me faut. Ramenez-la, refaites-en une autre. Si vous ne le voulez pas, appelez donc le cuisinier, que je lui donne quelques leçons sur comment cuire une viande. »

Il était resté froid, atrocement froid, cassant tout le long de ses paroles. L'un des serveurs reprenait son assiette, la ramenait en cuisine. Il n'y avait plus qu'à attendre, parce que personne n'osait parler. Personne n'osait s'opposer à l'adjoint. Le silence s'avérait lourd, jusqu'à ce qu'un homme s'approche de lui, à peine sorti des cuisines. Ses mots étaient une vaste blague, pour le client. « Un problème », disait-il. C'était plutôt un manque de raffinement, un manque d'attention pour cet art qu'était la cuisine.

« Problème n'est pas le mot adéquat, monsieur. Il s'agit d'une erreur, d'un acte manqué de votre part. Quelque chose d'admirablement raté qui ne convient pas à mon palais. N'avez-vous jamais su cuisiner une viande aussi noble que celle-ci ? Ou n'avez-vous simplement pas l'habitude de taire l'estomac de nos amis les prédateurs carnivores ? Votre incompétence est à la hauteur de mon dégoût pour ce plat. »

Il l'avait regardé droit dans les yeux. Presque menaçant ; ou simplement préventif pour la suite des évenements.

« La seule chose qui ne s'avère pas ratée est la qualité de ce vin qui a ravi mon palais. Saurez-vous en faire de même avec cette viande qui semble bien trop noble pour quelqu'un de votre stature ? J'en doute fortement. Prouvez-moi le contraire. »






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Eliott Powell
staff + cuisinier & youtubeur + panda
Dim 12 Aoû - 20:17

Client retissant × ft. Eliott & Amadeus
Une assiette a moitié entamé ramené de la salle, ce n'était jamais bon et c'est bien pour ça que tu avais pris les devants. Ton serveur était perdu, il n'avait pas osé s'adresser à toi directement car il savait que niveau critique il fallait y aller avec des pincettes avec toi. Enfin, il fut soulagé de voir que tu avais pris les devants pour aller voir ce client retissant. Te voilà devant cet homme important. Au vu de sa stature, de sa façon de se tenir et du regard confiant et autoritaire qu'il dégage, il est clair qu'il ne se prend pas pour n'importe qui, et il n'est pas n'importe qui. C'est le maire adjoint. Voilà qui complique les choses. Sauras-tu encaisser toutes ces critiques sans péter un plomb ?

Tu le regards, sourire aux lèvres, attendant sa réponse. Celle-ci ne se fait pas attendre et évidemment, il ne prend pas des pincettes pour te critiquer. Il parle d'erreur, de choses manquées pour son palais, de chose qui ne conviendrait pas a des prédateurs. Ok, trop bizarre, en fait, tu ne comprends pas grand-chose, tu as déjà servi beaucoup de prédateurs qui ont apprécié ta viande, alors pourquoi pas lui ? Il es dur et sa critique semble assez vague dans le sens où il n'évoque que le fait que la viande est ratée pour son palais de prédateur. Tu as vraiment du mal. Pourtant, tu le laisses terminer, prenant sur toi pour ne pas lui répondre tout de suite.

Tiens le coup Eliott, si tu te laisses porter par tes émotions, tu vas le regretter car ce gars, c'est pas n'importe qui. Il complimente au moins le vin et si tu n'étais pas occupé à te battre intérieurement pour ne pas péter un plomb en publique, tu aurais sûrement rouler les yeux et soupirer. Maintenant, il te met au défi. Là, à ce moment précis, quand Monsieur le maire adjoint a terminer son discours, tu sens clairement les regards inquiets des autres serveurs présent dans la salle, leurs regards te supplie de ne pas faire de connerie.

« Je vois. Alors, il vous faudrait donc une pièce plus approprié pour votre palais de prédateur. Une viande peut être cuite différemment alors. Vous la voulez comment ? Bien cuite ? A point ? Saignante ? »

Tu prends une pause, tout le monde est soulagé a ce stade car tu as donné une réponse à peu près acceptable, mais en fait, il a fallu que tu dises quelque chose en plus…

« .. Ou bien une viande pas cuite en fait, parce que c'est bien ça la viande de prédateur de base. »

Quel imbécile tu es, tu risques de t'attirer encore plus ses foudres. Pourtant, tu ne perds pas ton sourire, seul chose qui pourrait mettre en doute ton insolence. Tu te penches un peu le regardant droit dans les yeux, une main posée sur la table.

« Je serais ravis de corriger mon 'erreur' monsieur, dites-moi tout. »

A voir si cette simple dernière phrase suffira a ne pas tout faire dégénérer.
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Eliott Powell




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