STAY | ft. NIELS SARËNS
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Lazlo Haros
chef monteur + léopard
Lun 25 Juin - 14:44

NIELS SARËNS

Stay


SONG Il avait les pupilles dressés vers les airs, l’esprit ailleurs et loin de la terre. C’est une sensation étrange et malléable sous un océan d’étoiles voilées et agréables. Le soupir se démène d’une façon bien dépeinte, ne l’étonnant plus et qui l’éreinte. Une journée qui n’allait pas finir, alors il est sorti pour chercher de l’air, quelque chose d’infini. Sauvage et prédateur, pourtant détaché et sans peur. Voilà la définition de Lazlo, ce dont il s’imagine là-haut. Il aperçoit ses quelques rayons lumineux éclairant avec peine la silhouette et ce caractère peu heureux. Ses pas qui le guide hors des chemins habituels. Vraiment ?

Pourtant, il reconnaît le sentier et ces murs, cette régularité qui lui permet de ne pas être effrayé. L’appel du sens, l’appel d’un devoir qui s’enroule autour de cette carapace et qui s’enfonce dans son âme fait de glace. Il fronce les sourcils d’un air soucieux, car il pense reconnaître un être fabuleux. Niels. Le léopard ne pouvait en être certain, mais la démarche de ce dernier d’un air éteint l’avait alerté que peu fasciné. Il y avait ce même éclat dans ses prunelles, quoique féroce et bougonne avec elles, Lazlo en était peu certain. Alors, il s’approcha de quelques pas, tout aussi félin, afin d’approcher de cette silhouette à l’état de déclin.

« - Niels ? »

Un retour peu aimable et agréable, Lazlo n’en était guère étonnés, mais il se sentait peu en sûreté. Seulement, son intérêt était en lui et jamais les mots ne seront franchis. Le silence vaut bien mieux que des gerbes de paroles, les gestes parlent mieux et cajolent. Il avança de quelques pas, le regard en biais et le sourire effacé. Il trace le même chemin que son interlocuteur, les réponses résonnant en lui comme creuses et sans valeur. Il n’écoutait jamais les individus aux traits hostiles, sachant que l’humeur finirait par s’évanouir. Alors il suit cette route tracée, observant du coin de l’œil cet homme brave.

« - J’espère que c’est rangé, chez toi. »

Car s’il y avait bien une chose que Lazlo n’appréciait pas, c’était un endroit désordonné.


Better make a move. The clock is ticking hours. I can see your eyes. Moving in slowmotion. Get into your mind. I'm about to live it all.




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Niels Sarëns
programmeur informatique + ocelot
Ven 29 Juin - 16:11

Stay
Le vent apporte à tes narines des odeurs que tu connais. Proies, prédateurs, vous vous mélangez ici dans désordre plein d’harmonie. Certaines que tu croises au quotidien dans cet espace où le froid règne en maître ou d’autres qui n’ont rien à faire là. Et avant qu’il t’adresse la parole, tu as remarqué sa présence. Cet imprévu dans ta vie monotone et bien rangée. Un imprévu dans ta vie d’isolement. Un élément qui n’aurait jamais dû se trouver ici, à cette heure-là.

« J’pense que tu n’as pas besoin de me poser la question pour me reconnaître Lazlo.» Réponds-tu d’un ton sec en levant les yeux en direction l’individu qui a osé te déranger.

Tu ne sais pas vraiment pourquoi vous continuez de vous croiser ou de vous parler. En fait si, tu le sais Niels mais tu refuses de l’admettre. C’est trop dur pour toi, c’est trop tôt pour toi. Tu vois dans ses silences, dans ses mimiques le reflet de ce que tu vis au quotidien. Le fantôme du passé qui te ronge. Les non-dits.
Une moue agacée apparaît sur ton visage. Quoi que tu lui répondes, tu sais qu’il te raccompagnera jusqu’à ton domicile. Autant faire le sourd. Peut-être que le silence te donnera raison et lui fera continuer sa route. D’une fine bruine, voilà de vrais flocons qui commencent à tomber. Sans la moindre attention pour le ciel qui fait tomber un fin manteau blanc sur vos cheveux et vêtements, tu cherches tes clefs pour accéder à ton immeuble. Un immeuble comme il en existe tant d’autre. Le bruit se fait désagréable lorsque le mécanisme s’enclenche et que la porte s’ouvre dans un grincement strident. Trop violent. Trop bruyant.
Tu n’as pas besoin de te retourner pour savoir qu’il te suit, vos pas crissant sur la neige tout juste tombée. Puis sur le carrelage rendu humide. Tu jettes en regard sombre en direction des escaliers qui te narguent.Le trajet en ascenseur, pour sa part, se fait bref. Après tout, tu n'habites qu'au troisième. Tu n’aimes pas cette sensation d’enfermement. Cette sensation de danger lorsque tu te retrouves seul avec lui. Tu n’aimes pas ses silences non plus. Ses silences qui en disent trop et pas assez. Ses silences qui t’interpellent autant qu’ils t’agacent. Et pourtant, tu le laisses rentrer chez toi Niels.

« Bienvenu chez moi. Et évite de foutre de l’eau de partout. »

Le sarcasme pointe dans ta voix tandis que tu lui dévoiles ton appartement. Oh, il le connaît déjà et rien n’a changé depuis la dernière fois. Sauf peut-être ta plante verte qui dépérit un peu plus dans un coin de la pièce et l’écran de ton ordinateur qui affiche des lignes de codes. Tout est à sa place. Toujours aussi froid. Toujours aussi impersonnel. Comme si personne n’habitait ici.



Hors RP : Désolé de l'attente et j'espère que la réponse te plaît. S'il y a un soucis, hésites pas à me MP !




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Lazlo Haros
chef monteur + léopard
Sam 30 Juin - 17:01

NIELS SARËNS

Stay


SONG La quiétude règle dans son cœur, malgré les mots cognant en profondeur, Lazlo n’émet pas la moindre sueur. Parce qu’il connaît ce caractère incertain, dont il n’arrive pas à s’éloigner d’un geste éteint. Il n’est pas plus puissant que son compagnon du soir, mais moins atteint par la vie qui pose son frein. (mensonge éhonté pour mieux se voiler.) Le monteur à l’habitude des agitations, alors il suit simplement Niels dans son habitation. Il n’y a rien à dire de plus face à cette mine contrariée. Pourtant, il le laisse entrer. C’est une relation qui est vouée à s’entretuer.

Ils quittent l’air frais et les flocons pour un espace loin de ces sons. Le léopard des neiges adore pourtant tellement cet endroit, qu’il aurait pu rester dehors jusqu’à mourir de froid. Mais il finit par l’accompagner dans son silence pour un instant sans dire ce qu’il pense. Sans doute pas maintenant, justement loin de cet enfermement. Il avait pu observer ce regard en colère (auprès des escaliers, de sa vie estropiée), mais sans doute était-il austère (Lazlo n’en était pas convaincu, ne voulant se rapprocher des sentiments d’un geste voulu.). Une fois chez lui, le léopard fait comme à son habitude : il scrute, il regarde, il ne touche pas. Il se tourne vers son interlocuteur et hausse les épaules d’un geste si peu moqueur.  

« - Je ferais de mon mieux. »

Ce sont des paroles douces, comme pour ne pas brusquer ou offusquer. Mais en réalité, c’est sa personnalité. Il n’y a rien de bien personnel ou d’attachant, c’est peut-être pour cela qu’il ne l’attend pas au tournant (mais Lazlo ne serait pas prêt à parier là-dessus, tant il ne veut pas être mis à nu.) Alors ses billes charbonneuses se dressent quelques moments sur son compagnon, pour dériver vers l’écran sans nom. Un léger sourire naît son visage, monteur qui aime les écrans sans âge.

« - Je vois que tu étais bien occupé. »

Il pèse ses mots d’un geste de la tête vers l’ordinateur, comme pour inciter à parler sans être donateur. Il ne l’oblige à rien, sans attendre la réponse tel un chien. Il se déplace de quelques pas sans quitter du coin de l’œil Niels, comme pour s’assurer qu’il ne s’éteindra pas. Il finit par aller s’asseoir sans plus de mots, sans faire un geste de trop. Parce qu’il ne s’impose jamais, Lazlo. Il finit par observer de nouveau son ami, sans savoir que faire pour le voir davantage en vie. (ou peut-être ne le souhaite-t-il pas, afin de ne pas hurler sans voix).  

« - Tu rentrais ou tu sortais ? Tu n’avais rien sur toi, mais tu ne semblais pas particulière pressé. »  

Cette question était sincère, car Lazlo était un léopard qui sortait de façon régulière. Seulement, Niels le faisait moins (supposé-t-il) donc il préférait poser que de laisser cette pensée dans un coin.



Meh:
 


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