Une bulle de silence dans le bruit - Antigone
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Samuel Levy
inspecteur de police + écureuil
Mer 27 Juin - 1:02

― Envoyé, le message qui part se perdre sur les ondes pendant que ses doigts restent tapoter son écran, maladroit ou nerveusement. Une agitation interne poussait son cœur à battre toujours plus fort, toujours plus vite tandis que son regard vert, derrière ses lunettes, courrait sur les silhouettes qui filaient dans la rue. Parlons de déformation professionnelle mais, Samuel aimait garder l’œil sur ce qu’il se passait autour de lui, même hors de son travail. D’ailleurs, en ce jour, il n’était nullement question de ce dernier.

Du majeur, il remonta nonchalamment ses lunettes sur son nez avant de planter son poing dans la poche de son blouson brun défoncé par l’âge – il l’avait depuis la mi-vingtaine –, le dos appuyé contre le mur, non loin de ce fast-food bas prix qui lui permettait aisément de faire son stock de gras quand l’envie lui prenait. Rien qu’à l’idée, Samuel se pinça le ventre à travers le tissu de sa veste en fronçant le nez. Ça allait encore être une plaie pour perdre tout ça mais, d’un autre côté, il aimait manger. Enfin, l’inspecteur n’était pas là pour le simple plaisir de se remplir la panse, non, avant toute chose ; il avait rendez-vous.

Pas le genre qui s’attend avec des fleurs et qui se terminent avec un dernier verre – même s’il aurait aimé –, ça tenait plutôt de la franche amitié. De l’inquiétude aussi. Cela faisait un moment qu’il conversait avec cette petite bureaucrate à qui son patron menait la vie dure. Normalement, rien n’aurait été destiné à ce qu’ils se rencontrent, encore moins qu’ils gardent contact suite à cela. Mais, quelque chose, chez la jeune demoiselle, avait frappé l’écureuil.

Il s’inquiétait.

La surdité de la renarde aurait pu être une raison, cependant Samuel songeait nullement à son handicap lorsqu’il était question de la jeunette. C’était plutôt la situation, quelque chose qui provoquait une boule désagréable au fond de son estomac. Injuste. Tout ce qui arrivait à la petite Antigone était injuste. Et la pensée que son patron pouvait profiter de sa situation pour rendre ses journées difficiles était intenable. Ainsi, l’inspecteur se sentait comme investi d’une mission, celle de s’assurer que l’homme, dès qu’il commettrait un impair maladroit, serait puni.
Malheureusement, le vicieux avait l’air plus malin qu’il ne l’aurait songé.

Un coup d’œil vers le ciel. Au moins, le temps était clément pour une sortie.



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Antigone Vasilis
employée de bureau + renard
Jeu 28 Juin - 22:43




grande enfant serrant si fort
(comme un trésor volé)
l’excitation singulière d’un plaisir si souvent inhibé
sans même songer à son inspiration (cet ouvrage qui guide chacun de ses pas),
antigone ne jouera point ce qu’elle désirait tant,
antigone le vivra.
d’un bonheur unique sans doute à peine partagé mais d’un bonheur qui vit.



sans l’avouer (quand bien même il est impossible de le nier)
antigone n’avait guère en tête ses soucis restés blottis, loin dans un creux des bureaux,
mais l’idée grandissante que l’amour n’était plus un tas de poussière poissé de remords.
il était temps aujourd’hui de se dire qu’hémon peut survivre,
et qu’il ne pouvait (point) n’y en avoir qu’un.
hémon…
(le sien)

la voilà rayonnante qui embellie la foule.

son hémon.
le rencontrer en riant, toute droite mais presque tremblante dans sa robe crayeuse…
envie coquète de sublimer la grâce d’une goupille réfutant l’appétit sauvage…


partie depuis un moment elle s’était entassée parmi les inconnus, étrangère à l’agacement et dont la motivation gave ses poumons– ah !
antigone leva le bras,

il était là ! (son cœur s’emballe)
finalement en face à face,
elle s’étonne et accuse de milles gestes le soleil de susciter ses rougeurs, puis finalement,

« .. onjou.. ! »

toujours exquise un bonbon trop sucré
(qui écœure)
(ou qui croustille)
antigone mime une fourchette à sa bouche, désignant de la tête le fast-food qu’elle n’avait jamais remarqué (si blindé si familier où les gens peinent si souvent à comprendre les gestes)
puis amorce d’un pas hésitant chaussé d’excitation ce rendez-vous déjà trop court.

sans évoquer le manque flagrant de compétence à choisir un repas –antigone d’ordinaire, se refuse les restaurants–, il lui fallut attendre que l’inspecteur fasse ses choix avant d’oser quémander son aide (lui toujours si gentil).
baptisée d’un menu des plus concis et désormais prête à savourer ce premier fast-food, antigone bien installée sort spontanément un calepin puis son stylo.

il y avait du monde, j’ai eu du mal à vous trouver!

(petit mensonge déguisé)
elle avait pourtant, et de loin, vu ta carrure senti ton odeur prédit la proie sans en convoiter les apports notionnels non
loin d’être un renard aujourd’hui antigone se sentait femme
et pour une fois,
elle jouerai son rôle.

comment ça va ?


* * * * * * * * * *

hors rp ♥️
jtm!!!




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Samuel Levy
inspecteur de police + écureuil
Ven 29 Juin - 0:25

― Un mouvement esquissé, tout juste aperçu à l’orée de sa vision et Samuel releva la tête. Un sourire à un sourire, elle était charmante dans sa robe claire – il ne se souvenait pas l’avoir déjà vu aussi apprêtée, il supposa qu’elle s’en était venue d’un rendez-vous, ou bien qu’elle en projettait un suivant, après avoir quitté l’écureuil –, coquette délicatesse dans ses petits souliers. Il la salua d’un geste de la main en retour, juste après avoir rangé son téléphone au fond de sa poche. Le visage rayonnant de l’homme marquait ses traits, creusant ses pattes d’oies, signe du temps qui continuait de défiler, aux coins de ses yeux verts. Les salutations étaient difficilement articulées, mimées, et il invita la demoiselle à entrer, plaçant un bras dans son dos pour la guider, et lui tenant la porte de son autre main.

Samuel appréciait la joie de la jeunette, sans songer une seule seconde qu’il puisse en être à l’origine. C’était un rayon de soleil sincère, le genre à rendre le jour encore plus beau. Néanmoins, il remarquait bien la maladresse de la renarde. Il avait comme l’impression qu’elle rechignait toujours à demander de l’aide – elle voulait peut-être prouver qu’elle pouvait s’en sortir seule – mais c’est avec plaisir que l’inspecteur passa sa commande avec elle. Il prit alors leurs deux plateaux pour les installer à une table, un peu à l’écart. Ce n’était pas tant pour le bruit – ce n’est pas un problème pour Antigone – que pour éviter un surplus de passage juste à leurs côtés. Enfin assis, ils pouvaient commencer à communiquer plus aisément.

Le rongeur des bois posa un coude sur la table en s’avançant légèrement, un instant pour remonter ses lunettes sur son nez, en observant le calepin griffonné. Et un nouveau sourire, tandis qu’il sortait son propre calepin de sa poche, avec un crayon – il y avait pensé –. Quelques mots ;
« Je suis heureux que tu aies réussi alors. Je vais très bien sinon, merci il ponctua cette phrase d’un petit dessin, simple cercle décoré d’yeux et d’un trait souriant et toi ? J’espère que l’endroit ne te dérange pas.
Samuel jeta un coup d’œil autour d’eux avant d’offrir à la demoiselle un air désolé, haussant légèrement les sourcils, le sourire grimaçant. Il était simple, dans ses idées de retrouvailles, dans les lieux qu’il considérait comme agréables, cependant, il ne connaissait rien des gouts de la renarde. Tout ce qu’il voulait, c’était la mettre à l’aise.
Qu’elle se sente en sécurité.



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Antigone Vasilis
employée de bureau + renard
Jeu 5 Juil - 22:36




émotion.
antigone se laisse dominer sans rechigner par l’excitation qui lui chatouille le cœur,
délicieuse enfant embrassant le bonheur
c’était si rare (si précieux)
son sourire l’a trahit.
(tant pis)

je suis heureux que tu aies réussi alors. je vais très bien sinon, merci — et ce petit smiley
tout semblait dix fois plus beaux (et ton sourire)
utopique
loin des sanglots.
et toi ? j’espère que l’endroit ne te dérange pas.

ses doigts un peu timides se figent tandis que ses yeux te suivent
tous ses goûts se calquaient soudainement aux tiens,
et si tu craignais l’embarras,
antigone, elle, ne craignais rien
bercée de rêveries
(avec un certain penchant)

elle rit une seconde face à ton sourire

ah,
comment répondre sans accuser son plaisir (coupable)
quasiment ivre d’alacrité
la voilà qui rompt l’attente

c’est la première fois que je mange ici ! c’est sympa :)
elle attrape une frite, reprend l’écriture
tu as l’air de bien connaître le coin !! je ne sors pas souvent. ça se passe bien dans ton boulot ? ça ne doit pas être évident tous les jours (j’ai appris qu’il y avait des cambriolages ces derniers temps)

puis te passant le papier elle se saisit de son sandwich
un exploit pour une amatrice de converses.
armée de petites bouchées, antigone entame son repas
si petit mais qui semblerait lui prendre tout une journée
(si seulement cela pouvait durer tout un jour)
ses deux premières bouchées (succulentes) tartinaient ses joues de sauce barbecue
(antigone, qui avait glissé son pouce sur le bas de sa lèvre, en riait)

« ah ! se-viettes.. » et en saisit davantage, (un peu gênée)
« pa-don.. » débarbouillant maladroitement le contour de sa bouche (sans oublier le bout de son nez)


n’oubliant jamais (amèrement)
qu’antigone n’a jamais été ismène
et que le romantisme, (la séduction)
n’est pas un jeu facile.



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Samuel Levy
inspecteur de police + écureuil
Mer 11 Juil - 11:28

― Content qu'elle appréciait, le poids s'éleva quelques peu, soulagement notable. Il patienta, attendit qu'elle commence avant de débuter son propre plateau, piochant ce qui ressemblait être un nuggets frit – bien que fait à base d’insectes (de criquets) – pour le tremper dans la sauce aigre-douce, sa favorite. Samuel observait les gestes de la demoiselle, le trait de son stylo sur son carnet. Malgré le bruit, il percevait parfaitement le grattement sur le papier, c’était un son qu’il appréciait – comme le bruit des pages que l’on tourne – et il prend plus de temps à lire la suite de ses pensées pendant qu’elle mange. L’écureuil retenait presque un rire, léger, de gêne à l’idée de reconnaitre qu’il connaissait beaucoup trop le coin pour son propre bien, et surtout, pour son régime.

Mais il n’a pas encore le temps d’y répondre que la maladresse avait frappé et Samuel souriait doucement. L’inspecteur leva doucement une main, comme pour lui dire qu’il n’y  avait pas à s’excuser. Adorable, la goupille délicate et ses airs de dame, la douceur de femme-enfant. Comment pouvait-on ne serait-ce que songer à lui porter préjudice ? C’était tout bonnement inconcevable.

Les doigts brièvement essuyés sur la serviette à son côté, l’écureuil répondit « Pour connaître l’endroit, je crois bien qu’à force, on peut dire que les gérants se souviennent de ma tête. ce n’était pas quelque chose dont il était fier, il se tapota le front du dos de la main, celle qui tenait le crayon, alors qu’il réfléchissait à la suite. Finalement la mine retrouva le grain manuscrit « Et pour ce qui est du travail l’hésitation se retrouvait dans la courbe de ses lettres, les quelques secondes où il bloquait entre les mots on peut dire que ces derniers temps sont prenants. Mais, je ne vais pas t’embêter avec ça, je ne voudrais pas avoir l’air du cliché du flic qui ne pense qu’à ses affaires. » un sourire en écrivant, il donna le premier papier, avant de poursuivre « Parle-moi plutôt de toi. Comment ça va en ce moment ? Au travail ? » Le sujet qui fâche, Samuel se pinça les lèvres pour finalement miner un désolé en se passant une main sur l’arrière du crâne. Désolé d’être aussi direct, aussi sincère, conscient qu’il risquait de la bousculer ainsi.



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Antigone Vasilis
employée de bureau + renard
Sam 14 Juil - 3:19




Pour connaître l’endroit, je crois bien qu’à force, on peut dire que les gérants se souviennent de ma tête.

antigone sourit face à tes mots peints sur le papier,
mais ce qui cultive sa joie,
c’est bel et bien tout ton être qui vit.

Et pour ce qui est du travail — (…) le silence dont pourtant antigone s’accommode depuis l’enfance
soudainement,



l’inquiète.
sans un mouvement ni même un son, tout semble éternel,
mais pourquoi se figer dans l’attente ?

on peut dire que ces derniers temps sont prenants. Mais je ne vais pas t’embêter avec ça, je ne voudrai pas avoir l’ai du cliché du flic qui ne pense qu’à ses affaires.

plus doux si droit mais étais-tu franc ?
curieuse,
elle resterait des heures à attendre
car antigone capricieuse ne se satisfait pas d’une telle réponse
(pourquoi ne pourrait-elle pas savoir ?)

Parle-moi plutôt de toi. Comment ça va, en ce moment ? Au travail ?

ses yeux azures lisent les lettres digèrent les mots,
fallait-il lui rappeler qu’elle était
une simple citoyenne
suscitant l’intérêt de ton métier ?
(quand bien même cette affaire ne te concernait point)


elle attend un instant.
sereine, l’air paisible, croquant ses frites.
un sourire
(celui qui fait triste)

Ca se passe. Je fais bien mon travail, alors pour le moment, ça se passe.

si antigone doit mourir comme Antigone,
alors antigone mènera son récit, comme Antigone

J’ai mis ma plus jolie robe aujourd’hui, et tu ne portes pas ton uniforme. Je pense qu’on peut parler de nous, sans être focalisés sur mes soucis de bureau !

et n’abandonnera plus.

Alors. Tu as vu le dernier film d’action ? J’attends les sous-titres malentendants, mais il a l’air bien. grrrr (elle gribouille un chien (renard ?) en colère) les cinémas sont discriminatoires. La police devrait agir ! —, te donne enfin le papier





puis elle esquisse un sourire.



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Samuel Levy
inspecteur de police + écureuil
Mar 17 Juil - 0:53

― Un froncement de sourcil inquiet qu’il n’avait pu contenir. Le bruit de fond se faisait plus sourd, un bourdonnement latent qui faisait vibrer les tempes. Légèrement, Samuel tapotait de la gomme de son crayon contre la table. Pour lui, il n’était nullement question d’avoir loupé la teneur de ce sourire. Un pincement au creux du torse, il serra la mâchoire par réflexe. Il parait qu’il avait tendance à grincer des dents, cependant, l’écureuil ne s’en rendait compte que lorsque ses articulations devenaient douloureuses, une chaleur désagréable au creux des joues.

Il savait qu’il avait provoqué ça.
Au moins, Antigone mangeait. Picorait, pour user d’un terme plus correct. L’inspecteur, de son côté, se retenait de tout simplement se jeter sur son plateau. Cela n’aurait pas été poli et il ne voulait pas embarrasser la demoiselle qui, il le voyait bien, cherchait à détourner l’attention.

Qu’il est dur que d’accepter d’être aidée.
N’est-ce pas Antigone ?

Surtout quand les mots, les attentions réveillent les plaies, la frustration de l’injustice et du malaise quotidien. Samuel ne voudrait pas lui faire mal, il pourrait tout à fait oublier les problèmes de la goupille et laisser les choses aller. Parler de la pluie et du beau temps, nonobstant tout ce qui fait mal. C’est vrai qu’il pourrait faire ça et il en est désolé, tu sais, vraiment. Mais voilà, l’écureuil n’est pas du genre à omettre le malheur des autres.

Néanmoins, il respectera sa volonté en son heure.

En lisant le papier dans sa longueur, il retira progressivement son blouson pour le poser contre sa cuisse – dans un fast-food, avec la friture et la foule, la température avait tendance à grimper facilement – et, le geste machinal, habituel, Samuel remontait ses manches sur ses avant-bras. Les couleurs débordaient du tissu, comme plus de motifs qui dévorent et teintent sa chair. En général, lorsqu’il était au travail, il évitait de dévoiler ses tatouages de trop. Ce n’était pas très professionnel, cependant, il assumait ses choix, l’encre qu’il portait sous la peau prenait bien plus d’importance ainsi.

Alors, l’écureuil la regardait avec un sourire, pour détendre l’atmosphère, pour faire comme s’il était passé à autre chose. Et il détaillait sa robe quelques secondes – pas trop, par pudeur – , et il écrivit
« Tu as prévu d’aller au cinéma après ? C’est vrai que tu es très jolie dans cette robe. » comme un bouton de rose aux joues enluminées. Il aurait même eu l’impression qu’elle rayonnait, au milieu de ce fast-food modeste. Diphtongue dans le décor, Antigone – malgré sa tendre maladresse – préservait cette inspiration délicate. Non, il n’aurait décemment pas dû l’inviter ici. « Je ne t’ai jamais vu porter de vêtements de ce genre avant, je crois. Ça te va très bien en tout cas » griffonnait-il. Il s’arrêta un instant, s’amusant un peu du dessin de renard. Mignon. Et l’inspecteur poursuivit « C’est vrai que toutes les représentations artistiques ne sont pas adaptés pour les malentendants, après, je ne pense pas que ce soit du ressort de la police. »

Samuel arrivait au bout de son papier, il le lui tendit, en profitant pour attraper son burger au steak de patate et y croquer une grande bouchée. Gourmand. Il était encore en train de mâcher pendant qu’il recommençait à écrire sur une nouvelle partie de son calepin.
« Ce serait plus une loi. Et l’ouverture d’établissements artistiques spécialisés. » Comme des cinémas qui ne passeraient que des films sous-titrés. L’homme ralenti légèrement son rythme d’écriture vers la fin. « ….Enfin…je suppose. Je n’y connais pas grand-chose. Tu as peut-être des idées ? »

Le papier fut dirigé en la direction d’Antigone.




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Antigone Vasilis
employée de bureau + renard
Jeu 19 Juil - 16:58




ton visage si expressif, antigone ne se lassait de rien. ton inquiétude si douce tes sourires un peu gênés mais si récréatifs, tes dents qui grincent ? elle qui si souvent s’enfouit sous ses draps n’avait guère remarqué que les hommes étaient si plaisants,
aujourd’hui avait un nouveau goût et caprice son amie lui dictait bien de s’en régaler pour toujours.

ses petits yeux tirés jonglaient entre papier et peau, découvrant (pour la première fois) que l’encre n’était pas l’outil unique des stylos et qu’elle sublimait bien mieux tes bras que ses mots ;
alors dans sa curiosité la plus légère tout en se dérobant du jugement, antigone s’absente un instant de la conversation pour mieux te contempler.

« ..ah ! »
un nouveau croc dans son sandwich, puis elle fait danser ses mains dans une serviette avant de reprendre son crayon, lisant tes paroles après l’absence.

 tu as prévu d’aller au cinéma après ? c’est vrai que tu es très jolie dans cette robe.

mais la timidité qui jubile en son cœur ne parvient pas à faire naître les rougeurs,

je ne t’ai jamais vu porter de vêtements de ce genre avant, je crois. ca te va très bien en tout cas.

car antigone est un petit bout de femme qui se sublime par des sourires.

c’est vrai que toutes les représentations artistiques ne sont pas adaptés pour les malentendants, après, je ne pense pas que ce soit du ressort de la police.

elle termine sa lecture, te regarde manger puis écrire, l’air satisfaite.
ce serait plus une loi. et l’ouverture d’établissements artistiques spécialisés. …enfin… je suppose. je n’y connais pas grand-chose. tu as peut-être des idée ?

inconnue aux romances qui naissent dans un coin de bac à sable, antigone n’avait vécu qu’un amour sans fioritures,
ce qui justifiait l’honnêteté des mots qu’elle s’apprêtait à graver sur le papier

marquant cependant
à l’image de son cœur qui hésite
une petite attente
(l’appréhension)

puis finalement, elle commence une petite bulle, avant de poursuivre un peu plus loin.



j’avais prévu de passer la journée avec toi. du coup, est-ce qu’on devrait aller au cinéma..? oh, c’est pour t’aider à prendre des notes, histoire que tu puisses faire appliquer cette nouvelle « loi » ! flic avant tout !
ses pommettes traduisent un rire étouffé, reprenant difficilement l’écriture
pardon. tu…  as surement quelque chose d’autre de prévu après le repas. je m’éternise un peu, je n’ai pas l’habitude de manger autant. tu me feras découvrir d’autre endroit, une prochaine fois ? le fast-food ça m’a donné envie de sortir plus souvent !

antigone depose enfin le crayon, abandonnant l’hamburger pour terminer ses frites.
un peu soucieuse elle dépose sa joue dans la paume de sa main, un coude sur la table.

les yeux rivés sur tes mains
sa langue se dénoue

« était b-en, aujou-d’hui… »
un sourire dulcifié.



a n t i g o n e

sans tirades, sans causes.




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