COCKTAIL
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Kenta Goshika
chômeur + cerf
Jeu 28 Juin - 16:54

Let's roll bby:
 


18 juin 2018, Downtown, 08h46 p.m

Il fait chaud, mais qu'importe. L'épaisse couche de déodorant appliquée sous son manteau devrait garder l'odeur au large. C'est ce qu'espère Kenta en dévalant un escalier dans le quartier festif du Centre-Ville. Les deux mains dans les poches de son ample pantalon blanc, il scrute les établissements qui l'entourent. Il a terriblement soif. Ce bar là l'a déjà viré la semaine dernière pour avoir écrasé un tabouret de bar sur un habitué. Il doit quarante bucks à celui-là. Quand à ce pub, il est tenu par un loup blanc, pas question d'y retourner. Il soupire profondément. Il n'y aura bientôt plus un seul bon bar qui voudra bien de lui, et il devra aller se réfugier dans les bicoques horribles et mal famées normalement réservées aux gens de sa classe sociale. Un frisson le prend. Pour lui, il est hors de question qu'il finisse dans ce genre d'endroits.
En marchant il analyse les mouvements de tous les passants de son œil perçant. Peut-être qu'il pouvait repérer quelques prédateurs mal intentionnés à la volée ? Les jeunes filles rigolents, les enfants montrent sa crinière du doigt, les vieilles personnes le fuient. Peu importe. Il finira par leur montrer à tous.
Il passe devant le Hungarion, un restaurant qu'il aimait bien avant. Avant. Maintenant c'est juste un repaire à prédateurs. Il sort son portable et appelle Carver. Pas de réponse. Il referme son portable à clapet en secouant la tête. Quicker ne rentre que demain. Qu'est-ce qu'il va bien pouvoir faire de sa soirée ? En tournant la tête, il remarque un bâtiment faisant le coin de la rue en face du Hungarion. En se grattant la tête il se demande s'il ne l'avait pas déjà vu auparavant.

Le Finger Gunn possède ce genre de devantures à la fois totalement invisibles et vraiment marquantes. Vous passez devant des bâtiments similaires tous les jours de votre vie sans même les remarquer, mais une fois que vous les apercevez, vous ne les oubliez plus jamais. Les lettres inscrites en néon lumineux colorent le trottoir qui l'entoure, et une grande main pointe tel un pistolet l'index vers le côté. On aurait dit un bar sorti des mauvais films de science-fiction des années soixante-dix. Ri-di-cule. Kenta est immédiatement tombé sous le charme.

Il traverse la rue pavée sans une hésitation et pénètre à l'intérieur du bar. Pas de vigile, c'est déjà un bon plus à ses yeux. Il passe la porte et alors qu'elle se referme derrière lui, sa banane manque de se défriser lorsqu'il découvre l'intérieur du bâtiment. C'est un immense pub au plafond bas, éclairé chaleureusement à la bougie. Le sol, le mur et le plafond est entièrement fait de bois et de pierre, et une jukebox joue un air de slow funk. Il n'y a pas grand monde, mais personne n'a vraiment l'air de s'ennuyer. Certains jouent aux cartes installés à une table ronde semblant fait-main à l'aide d'un vieux tonneau récupéré. Les chaise et les tabourets semblent être faits du même gabarit. Au plafond sont accrochés des dizaines de décorations en tous genres renforçant le côté rustique du bâtiment. D'innombrables tableaux et bannières habillent les murs, ainsi que des têtes de faux animaux empaillés qui ajoutent un air de richesse supplémentaire. Il est tellement ébahi qu'il ne prit pas le temps de s'offusquer de la tête de cerf près du bar. Au centre du pub en face de lui se trouve un immense pilier en pierre auquel est accroché le bar en bois lissé, derrière lequel une seule serveuse nettoie mécaniquement le même verre déjà brillant de propreté. Autour du bar, deux chemins semblent emmener vers une autre salle. En s'avançant vers le bar il continue, ébahi, de regarder machinalement autour de lui.


« Jamais vu un truc pareil. » dit-t-il tout haut. Quelques personnes se retournent vers lui. Les regards habituels mélangeant interrogation, surprise et moquerie se font ressentir, puis chacun semble retourner à ses occupations. Il arrive devant le bar face à la serveuse et donne un grand coup sur le bar. « C'est un sacré bâtiment que vous avez-là ! » manque-t-il d'hurler, un peu désorienté par la qualité et la propreté du bois. Il regarde derrière la femme se trouvant devant lui et observe les boissons en se grattant le menton d'un air exagéré. Il s'attarde tout spécialement sur les alcools forts avant de dire tout fier : « Je vais te prendre un bon jus d'orange bien frais s'il te plaît. Mets-moi plein de glaçons, 'fait chaud dehors ! »
Le vieil homme assit au bar à sa droite pouffe un coup et prend une gorgée de sa bière qui lui colore la moustache des plus touffue. Kenta laisse passer une seconde de pause dramatique et se tourne vers lui. « On peut savoir ce qui te fait rire ? » Sa voix grave et résonnante fait presque sursauter l'homme. Mais ce dernier se reprend, non content de se laisser impressionner par un jeunot ringard. « Tu sais petit, il y a des gamins qui vont vendre les limonades à un buck pièces dans le parc pour enfants juste à côté. Tu devrais plutôt tourner par là-bas. »
Une autre pause, mais pas volontaire cette fois. Ça faisait longtemps qu'on l'avait pas insulté comme ça. Et de manière si gratuite...
Il frappe le bar et attape le col de l'homme. Prédateur ou non, celui-là va prendre cher.

« Eh vieil homme, dit-il d'un ton très calme contrastant avec l'ardeur de son corps. Y'a des croc-morts qui préparent des super cercueils pour les décédés trois rues plus loin. Tu devrais plutôt tourner par là-bas. »
Voyant le poing fermé se lever doucement, plusieurs habitués se lèvent.


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Victoria Woods
barman + chat
Jeu 28 Juin - 19:25

cocktail
kenta & vivi

Finger Gunn et ses rêveries ; les doigts pointés vers le soleil, ou tout simplement, la sortie. Lieu énigmatique au parfum de pierres posés, mur usés que la déco’ vient cacher. Le genre de lieu qui fait poser plein de questions comme qu’est ce que je fous là ? ou encore qui est le mec qui a pensé ce logo et cette typo ?
Mais ça reste un lieu convivial, ça c’est sûr - du moins c’est ce qu’elle se dit pour se rassurer, lorsqu’on lui demande où elle bosse elle répond pas forcément
elle sourit.
comme à son habitude ; sourire un poil forcé décroché de son visage par le moindre client passant devant elle. Mais l’heure n’est pas pas aux pensées profondes lorsque ses yeux viennent se perdre au fond du verre qu’elle astique tellement fort qu’on pourrait presque y voir le reflet d’Olivier de carglass.
si seulement.
Mais assez des rêveries, car elle sait qu’une célébrité ne mettrai jamais les pieds dans un endroit pareil. A vrai dire, il se passe rarement des choses incroyables alors elle sait se contenter de peu. Un verre cassé, un débat qui vire à l'agitation, un bon gros son de QUALITÉ … il faut de tout pour faire une soirée et ce n’est que le début.
Prémisse d’une longue nuit qui creusera ses cernes ; elle, laissée seule pour quelques heures livrée à elle même et au Finger Gunn, responsable dans les coulisses. Et particulièrement appliquée ce soir, elle anticipe, elle fait tout pour gérer. Faisant tout pour faire briller la vitrine ; rien n’est assez beau pour rendre fier le patron, rien n’est assez propre pour masquer (ne serait-ce qu’un peu) les conneries de ce soir (déjà deux verres sous le plancher enterrés). Sous pression tout est possible ; elle se découvre une tendance maniaque, maladresse accentuée et l’envie de s’en aller plus puissante que jamais.

Cachée derrière le bar elle se fait petite, loin d’être prédatrice affirmée, sauvage à la vue de tous ; loin de là. Victoria c’est profil bas, qui se fond dans le décor dans une ambiance calme des débuts de soirées.  
Cela dit, rien ne reste sagement là à attendre dans la nature. Comme un vinyl qui déraille du jukebox  ; la fausse note de la soirée, la goutte d’eau qui fera déborder le vase est ( peut être ) entrée. Celui là, impossible de le rater. A lui seul il a augmenté le volume sonore de la pièce - il se dirige vers l’unique serveuse attitrée pour la nuit. Serveuse à qui, si on demandait son avis, n’en aurai plutôt rien à foutre que des types comme lui s’incrustent dans le paysage. Après tout, c’est porte ouverte. Si on était à une autre heure de la nuit, il y aurait eu plus de bruit - assez pour couvrir ses faits et gestes ( peut être ) - c’est ce qu’elle se dit.
Partant de ses principes, de ses pensées optimistes qui la poussent à couvrir la plupart de ses agacements en rire ; elle se dit : tout ira bien.
Bruit lourd, fracassant ; accentué sur le B qui n’a rien demandé
comme un BOOM
à l’image de son nouveau client qui vient frapper le bar tout en s’exclamant.
Pour le coup, ça la prend au dépourvu. Ça l’arrache à ses pensées peu intéressantes pour se concentrer sur sa présence à lui. bordel, lui aussi il a remarqué pour la déco. pense-t-elle heureuse de ne pas être la seule à se poser des questions. Bercé dans les clichés que lui inspirent la tête de son interlocuteur, elle l’imagine déjà prendre un alcool fort ou quelque chose qui imposera le respect des autres-
et puis non. Après tout, qui est-elle pour juger un jus d’orange en ce temps parfait pour se rafraîchir - et non se bourrer la gueule. En un sens, ça la rassure alors elle s’exécute sur un « tout de suite ! », tournant le dos au comptoir moins d’une minute, le temps de le servir ; l’orage était déjà dans l’air.
Mais ne voyant pas la tempête arriver, elle se retourne simplement boisson en main ; « votre jus d’orange supplément glaçons ! » sans vraiment réaliser la situation. Mais d'une certaine façon, elle s'interpose et elle le sent, les regards se tournent vers elle (le temps d'une pause) elle doit capter leur attention
en vitesse,
la seule chose qu'elle trouve à dire c'est « vous préférez peut être boire en terrasse ? » pitiez sortez, parce que si ils cassent, c'est elle qui paye
de sa responsabilité
et ce soir, elle aimerait éviter que le sol s'enflamme.









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Kenta Goshika
chômeur + cerf
Ven 29 Juin - 23:21

« Hola, du calme gamin ! »

Des gouttes de sueurs coulent sur le front reluisant de ce gros porc. Oui, c'est ça. Ça doit être un porc, pense Kenta. Un gros porc puant. S'il y a bien une proie qu'il ne peut pas blairer ces bien les porcs. Il n'y peut rien, ils le dégoûtent.

« Je pense pas que t'aies envie de frapper le frère d'un flic. »

Un mensonge. C'est un mensonge pour s'en sortir, c'est sûr. Pète lui la gueule Kenta, il l'a bien cherché. Tant pis pour les répercussions. Prends ça sale porc.

« Votre jus d'orange supplément glaçons ! »

Le poing s'arrête, les gens dans son dos aussi. Tous les regards se tournent vers la barmaid, rapide et efficace. Kenta regarde le jus de fruit posé devant lui. Il a l'air tellement frais, ça lui gerce les lèvres. Une sorte de silence gênant s'installe. Même lui ne sait plus vraiment quoi dire. Qu'est-ce qu'il était en train de faire déjà ? Ah oui, frapper le porc.

« Vous préférez peut-être boire en terrasse ? »

La question le prend tellement à dépourvu qu'il s'immobilise. Machinalement, il se tourne vers elle. « Bien sûr que non, lâche-t-il très sérieusement sans lâcher le col du vieux, il fait beaucoup trop chaud dehors. » D'ailleurs c'est vrai qu'il fait chaud ici. Le manteau lui colle un peu à la peau. Vivement que le soleil soit couché une bonne fois pour toute. « Dis, vous avez pas la clim' ? J'pourrait cuire un œuf son son gros crâne là, » achève-t-il en pointant le front du porc.

Il sent quelqu'un faire un pas derrière lui. Il tourne la tête, toujours sans lâcher le col de l'autre.
« Tu veux quoi toi ? » L'homme recule. Sa voix fait vraiment peur quand il est énervé. Et puis personne n'a envie de s'attaquer à un mètre quatre-vingt deux de muscles sans y avoir pensé à deux fois. Il se retourne vers la barmaid. « C'est toi la patronne ou t'es juste barmaid ? Il a des mauvaises fréquentation vot' bar quand même. » Dit l'homme en tenant un autre par le col.


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Victoria Woods
barman + chat
Mer 4 Juil - 17:31

cocktail
kenta & vivi

Combat au détour d’une ruelle d’un croisement où elle peut se contenter de détourner le regard ; ça change tout lorsque la foudre frappe là où ça fait mal,
juste sous ses yeux.
Sous ses yeux qui visualisent sans analyser la situation. Elle n’a pas l’habitude elle qui ne réfléchit pas elle qui n’agit pas elle qui ne sait pas. C’est la première fois.
Une première pour sûr, personne mais alors PERSONNE ne fait ça dans un bar - du moins c’est ce qu’elle pensait. Elle qui pensait que ça n’arriverai jamais, la voilà prise dans le feu de l’action, sans réfléchir elle a lancé la discussion. « c’est vrai qu’il fait chaud ici. » Elle a attrapé son col entre ses doigts qui collent.
Elle en a pas l’air sous ses airs désabusés mais elle stresse.
Ses sens en ébullitions, elle n’aimerait pas que la température monte d’un cran dans cette pièce.
« C'est toi la patronne ou t'es juste barmaid ? Il a des mauvaises fréquentation vot' bar quand même. » ça lui décroche un sourire. S’imaginant à la place de son boss, plus elle y songe plus elle se dit que tout ça n’aurait même pas eu le temps d’arriver en sa présence. Lui et sa prestance.
Les hommes sont au sommet pour régler ce genre de situation ?
bof. Victoria n’y croit pas.
Elle peut gérer ça.
« juste barmaid ? ouais si on veut. » sourire aux lèvres qui sentent venir la confrontation, les mots francs qui viennent couper court au formalités cordiales habituelle. « c’est vrai que je suis responsable pour la soirée. Par contre… je me considère pas très responsable des fréquentations. La preuve, jt’ai laissé entrer non ? »
Jetant un coup d’oeil rapide à sa boisson laissée sur le coin du bar ; à prendre ou à laisser.
« je suis pas là pour virer qui que ce soit, j’ai une tête de videuse ? » question rhétorique. ne m’obliges pas à te virer dans d’autres termes.
Maintenant qu’elle se tient au plus près des deux hommes la peur écartée, l’hésitation mise de côté ; elle se sent prête à essuyer chaque coup non retenu.









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Kenta Goshika
chômeur + cerf
Jeu 5 Juil - 2:47

« C'est vrai que je suis responsable pour la soirée. Par contre... je me considère pas très responsable des fréquentations. La preuve, j'tai laissé entrer non ? »

Ça le prend tellement au dépourvu qu'il manque de lâcher la porcasse à sa droite. Attends, c'était une insulte ça aussi non ? Quoique, à y réfléchir, c'est bien lui qui semble semer la pagaille à cet instant présent. Il s'est peut-être laissé un peu emporter, c'est vrai, mais elle ne va quand même pas lui demander de sortir pour si peu... si ? « Je suis pas là pour virer qui que ce soit, j'ai une tête de videuse ? » Kenta la considère de la tête au buste. Clairement, non. Elle ressemble plus à une sorte de junkie en conditionnelle qu'à une videuse. Enfin, tant mieux. Il n'aime pas les videurs. Mais maintenant qu'il est jugé de tous pour sa violence, il repense à tous les bars auxquels il n'a plus accès pour ce genre de conneries. Il réfléchit longuement, quelque chose comme, trois bonnes secondes puis, de la manière la plus dédaigneuse possible, lâche le col de l'homme qui se lève et va se réfugier aux toilettes immédiatement. Il sourit en haussant les épaules. « C'est vrai. Je me suis peut-être laissé un peu emporté. Mais je n'aimerais pas abuser votre hospitalité hmm ? » Il accorde un petit regard mesquin à l'homme se trouvant toujours derrière lui et saisit le verre de jus de fruits. Il boit une, deux, trois grandes gorgées, puis fini le reste du verre cul sec. « Pfouaaah, bordel de merde c'que ça fait du bien hahahaha ! Ah il est rudement bon dis donc, tu peux m'en remettre un s'il te plaît ? C'est d'ça dont j'avais besoin, ça c'est sûr ! »

C'est tellement sincère, tellement idiot, que les clients se rassoient. La tension est redescendue aussi vite qu'elle est montée. Probablement l’œil du cyclone.

« Ça fait longtemps que tu bosses ici ? demande-t-il de manière très candide. Je me souvient pas avoir vu ce bar avant, pourtant je traîne pas mal dans le coin. » Un silence de sa part laisse la prochaine question venir tranquillement, mais frappante comme une lame de fond lorsque son sérieux revient en courant.

« Pas trop de problèmes avec des prédateurs ? »


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Victoria Woods
barman + chat
Lun 13 Aoû - 17:40

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kenta & vivi


ça a marché. Putain qui l’aurait cru ? pas elle en tout cas. Elle est la première étonnée ; elle qui voit la tension s’envoler sous ses yeux. Les choses rentrent dans l’ordre… plus ou moins. Les autres clients finissent pas détourner le regard, la laissant seule avec  lui au bar. On l’entend à peine pousser un long soupir de soulagement qui finit par se perdre dans le bruit ambiant.
Le voilà qui boit son jus d’orange à une vitesse - elle en rit un peu. Le genre de rire lâché dans le feu de l’action, celui qui apaise la pression. Remettre ça ? pas de soucis. Vivi reprend du service, un peu fière bien que tournant le dos à son précédent adversaire. Celui ci ne perds pas de temps pour faire la discussion. Chose que Vivi fait probablement mieux que les cocktails.
« oh ça va faire quoi tu sais… un peu près 5 mois ? » continuant sur la lancée du tutoiement - le genre de détail auquel elle n’attache pas beaucoup d’importance. Mais vu de l’extérieur, ça peut faire penser à deux potes qui se parlent.  « ah ! moi non plus je le remarquais pas avant que j’y bosse. » dit-elle levant presque les yeux au ciel - se rappelant de l’époque où elle n’avait pas à faire autant de trucs de soir.
Mais bon, lorsqu’elle voit l’homme assis en face d’elle, elle se dit que faire la tournée des bars toute sa vie n’a rien d’enviable. Non pas qu’elle veuille juger son style de vie, elle ne se voit juste pas à sa place ; elle seule.
« pas trop de problèmes avec les prédateurs ? »
question aussi soudaine que inattendue. D’un coup la tension remonte d’un cran. Et non, elle ne craint pas pour sa propre condition. La seule chose qui l’inquiète, c’est passer pour une inculte encore une fois.
« euh je suis pas vraiment l’actualité. » un poil gênée et ça se sent. En se retournant elle pose la boisson sur le comptoir. Une minute de silence passe. Le temps qu’il faut pour se remettre en tête les visages qui passent chaque jour ici. Quand elle y pense, c’est impossible de distinguer qui est quoi au fond de lui.
« mais c’est encore jamais arrivé qu’un type se pointe genre, REGARDEZ MOI, je suis un prédateur ! tu vois. » d’un coup son regard devient complice, un peu malicieuse qu’elle est en ce moment même. « enfin… jusqu’à aujourd’hui. » ça part sur un ton blagueur mais pas sûr que ça allège l’atmosphère.









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Kenta Goshika
chômeur + cerf
Jeu 16 Aoû - 19:52

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kenta & vivi


Cinq mois hm ? C’est long ou c’est court ça ? C’est long, très long même ! Kenta lui, n’a jamais réussi à rester plus d’une semaine dans un même travail, bien qu’il n’ait pas démissionné une seule fois. Mais quand même. Le Finger Gunn. Fallait y aller pour ne pas le remarquer ce maudit bar. Pub ? Il jeta un coup d’œil à la jukebox. Y’a de la musique, c’est un pub, non ?
Enfin bref. Une fois la question posée, c’est son regard perçant comme un diamant qui transperce la barmaid. La réponse de celle-ci par contre, n’a rien de très solide. Mais bon, lui non plus ne suit pas beaucoup l’actualité. Quoi que, c’est surtout la boisson fraîche posée devant lui qui le fait revenir au présent. Il l’attrape immédiatement et en vide un bon tiers d’une seule gorgée. « Shaaaa ! Ah par dieu ça c’est vraiment le pied. » Au diable le reste.
« mais c’est encore jamais arrivé qu’un type se pointe genre REGARDEZ-MOI, je suis un prédateur ! tu vois. »
Tu m’étonne. Ces salauds préfèrent rester dans l’ombre. Ils vous regardent, ils vous observent. Et puis quand vous vous y attendez le moins, ils vous plantent. Sauf les tigres. Les tigres ça attaque par devant. C’est des sales bêtes aussi, mais moins sournoises qu’elles en ont l’air. Les lions aussi. Ils sont trop fiers de toute manière.
« enfin… »
Après c’est vrai que les pires c’est vraiment genre les renards et tout. Niveau coup dans le dos c’est des professionnels ceux-là. Les loups, par contre, ça on en parle pas assez, mais c’est des salauds de la pire espèces, ils viennent en groupe et—
« jusqu’à aujourd’hui. »



Hein ?



Son cœur s’arrête alors que la jukebox change de disque, laissant un vide silencieux planer autour des deux interlocuteurs. Est-ce qu’elle vient de—non. Quand même. Bah ?


Il se relève d’un coup, comme s’il venait de se prendre un coup dans le dos. Il n’en est pas sûr, mais il pense être rouge tomate. Mais ce n’est pas de la colère ou de la rage qui le traverse non, loin de là. C’est une profonde gêne. « Hola ! » hurle-t-il presque en secouant les deux mains en avant comme pour s’innocenter. « Minute papillon ! » Il pose la paume de sa main gauche sur le bar et pointe la serveuse de l’autre. « Pas de lézard, j’suis pas un prédateur hein ? » Il met son manteau en avant. « Je veux dire, j’ai l’air d’un prédateur moi ? Haha, moi ?! Nan ! Nan pas du tout ! » Il lâche son tissu et place ses deux mains sur son torse et le tapote plusieurs fois. « Je suis un cerf moi. Un cerf ! Sika ! Du Japon ! Goshika Kenta, sore wa nihongodesu ! Nihonjindesu ! Tu vois ? » Il se laisse retomber sur le tabouret. « Tu peux pas aller à droite à gauche et traiter les gens de prédateurs ! Tiens, c’est comme si j’arrivais en disant HEY SALUT LE CHAT alors que non, t’es genre… euh... t’es quoi en fait ? »

Anatahadare ?







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