We are the reckless we are the wild youth | Bonnie ♥
 :: iii.zootopie :: centre ville :: quartier festif

Messages : 52
avatar
Isaac D. Arcangel
danseur + fossa
Dim 1 Juil - 16:19




WE ARE THE RECKLESS WE ARE THE WILD YOUTH
-I-

SONG | DANCE - “Dance, when you're broken open. Dance, if you've torn the bandage off. Dance in the middle of the fighting. Dance in your blood. Dance when you're perfectly free.”
― Rumi
•••

Comment tout peut sembler si futile, Isaac, si insignifiant ?
C'est la fuite de la vie qui se barre en courant.
L'arrestation des interrogations excessives et des questions successives.
Le plaisir grisant.
Comment tout peut te sembler ne plus avoir d'importance, Isaac ?
    quand tu danses ?
En a t-il eu un jour, au moins ?
Tu ne sais pas ce qui t'importe réellement, Isaac.
Téméraire dans l'sang.
Y a les plaisirs, l'apex des désirs, les envies de l'âme et de l'esprit, l'appel du corps à l'abondance de l'assouvissement.
Parce que tu sais quand même ce que que tu cherches, Isaac.
   t'as l'flaire.
Vivre pour le Nirvana, la délectation suprême.
C'est les luttes invisibles, les combats dans le vide, les désirs malsains et d'Aphrodite, les mains sur les hanches ou dans la gueule, les lèvres qui se foutent sur d'autres histoire de se faire revolver le temps d'un réglage de compte.
Y a pas d'entichement.
Des cœurs qui s'éprennent, juste des souffles qui se mêlent.
Non pas que tu n'aimes pas, Isaac. Tu es un éternel amoureux, sempiternel aimant caché, t'aimes sans conditions, mais c'est pas l'amour amoureux, celui qui prend la majuscule et qui s'étale.
Jamais.
Rectification : plus jamais.
     c'est de la merde

Inatteignable.

Tu sembles inatteignable, Isaac.
T'es dans l'ignorance, les théories, les hypothèses, t'entends et tu regardes, tu frôles ce qu'est être un normal, dans son acception commune,  ni trop ni pas assez.
Non pas que t'y tendes, Isaac, mais tu sais bien que t'es en décalage.
Ou trop avance parfois.
Tu vacilles,
        oscilles.
Encore.
            Et encore.
T'aimerais apprendre et comprendre.
Mais à ce moment là, c'est juste toi Isaac.
Les sensations et les émotions qui valsent.
L'extase délicieuse, le corps en exhibition et les courbes sensuelles qui enivrent la salle.
Faut pas se mettre à penser maintenant
       ni tergiverser
non pas que tu veuilles le faire plus tard
                  mais faudrait

Ah Isaac, danses, donc, parce que t'es celui qui dansera sous la pluie de toute façon.
Qui fait valser les tourments.
Tanguer les cœurs.
Détoner les voix.
T'es l'objet de l'attention.
Celui qui se laisse porter par la musique dont les notes le guident. 
Et c'est beau, Isaac.
C'est d'une facilité épuisante ou d'une difficulté reposante.
La puissance qui se mêle à la fragilité.
C'est l'illusion de l'effort.
La prestance et l'excellence qui mussent l'ardeur et la rigueur. 
La scène atomaire sur laquelle tu te plais. Celle dont tu frôles le sol depuis déjà quelques années.
Et les lumières laissent ton corps s'ombrer, traçant tes traits.
             esquisse de chair. 
Et tu fais crier, aussi, Isaac, y a tous les yeux rivés sur toi, parce que tu obnubiles, tu subjugues, t'allumes les flammes désireuses. 
Allumeur vespéral.
T'y vas pas à l'arrache nan, pas sur ça, pas maintenant. 
Mais tu t'appliques pas, Isaac, tsais, faut que ça soit naturel, pur et brut, faut qu'tu sois libre. Parce que tu t'en fous, des règles à deux balles et des conventions sociales. 
Tu te fous p't'être un peu de tout, mais c'est beau, quand  t'envoies valser les lois et préjugés.
P't'être même  que tu pourrais faire bander les plus spécistes, et rien qu'à cette pensée Isaac, tu savoures, parce que tu vois, tu les vois, les regards, les désapprobateurs, les dégoûtés, les hideux. 
Et ça te fait rire.
Tu ne te laisses toucher que par les regards luisants, que par les sourires, les vrais, les beaux. T'aimes bien te sentir vivre dans leurs yeux.
T'aimes bien te sentir important, au moins pour un soir.
    et c'est ce qui pousse au coup d'un soir.
Mais bien plus que tout ça, autres futilités, tu ressens le moment, Isaac.
Tu sens les vibrations des basses dans ta cage thoracique. Ça tremble et ça résonne à l'intérieur,
         ça remplace p't'être ton cœur, qui sait ?

Tu penses plus à rien, t'as pas besoin.
Tu t'offres, te donnes, torse nu, y a les yeux avides qui s'y déposent, et tu le sais.
C'est un corps à corps haletant.
Tu les sens te parcourir et te suivre comme attacher à toi.
  y a leur regard qui s'accroche
Et ça te fait kiffer, Isaac.
Danser, te fait respirer. Tu fais pas de conneries, pas encore, c'est le temps de pause.
Tu souffles.
Tu respires.
À plein nez.
À plein poumons.
Et encore, encore et encore, Isaac, t'en veux toujours plus.
Le sourire plaqué aux lèvres, tu te cambres, t'élances, marques le sol de ton passage.
C'est ton moment.
Un pas, deux pas.
Et les comptes sont ancrés dans ta tête, dans la musique, plus besoin de les laisser résonner pour marquer le rythme.
Un sourire, un regard, c'est l'euphorie.
C'est magistral et puissant.
Tu fais naître des désirs, Isaac, tu le sais, on rêve de frôler du bout des doigts ton corps, que tu mènes notre danse, que ton souffle se loge au creux de nos tympans et que tes mains se lovent sur nos hanches. 
Tu te fais désirer, tsais, Isaac.
Mais y a ton regard qui s'accroche sur une personne en particulier.
Elle se démarque.
    Pas par sa couleur, Isaac, c'est juste parce que tu l'aimes.
Elle te décroche un sourire, dédicace à elle, t'as les yeux qui se déposent sur son visage, un visage dont tu connais les traits du bout des yeux.
Tu l'aimes, Isaac.
Réellement, sincèrement, ce genre d'amour qui ne te fait pas peur, l'amitié merveilleuse, de confiance et de folie. Un mélange d'émotions et de sentiments, de promesses tenues et d'allégresses. Peut être parce que c'est elle, et qu'elle, c'est particulier.
C'était inévitable et c'est indescriptible.
T'as pas de réponses, pas d'explications, le seul amour tolérable. Parce qu'entre vous, c'est téméraire et sincère.
C'est se laisser tomber en arrière en ayant la certitude que l'autre soit derrière.
Fermer les yeux et faire confiance.

Et c'est la fin, les applaudissements, les mains qui chauffent sous les claquements, les gorges qui se fendent en cris.
Tu délaisses alors ta scène d'un soir, quittant sous les lumières aveuglantes la foule. Tu rentres dans les loges pour te changer, t'habiller, te démaquiller, te recoiffer, tu te fais différent. Tu n'es pas méconnaissable mais les lumières jouent aussi en ta faveur, ton visage ne se discerne que rarement très bien, tu ne veux pas que l'on puisse te reconnaître facilement.
   T'es un mysérieux, Isaac
Un discret.
Vraiment ?
    Non pas forcément.
Mais on dérive là, Isaac, on s'écarte.
Alors tu te diriges à grands pas vers Bonnie.
T'as le sourire coincé entre les dents, tu t'approches en laissant une distance, hausses un sourcils, te mords la lèvre et prends ton air sérieux, quoique caricaturé et lui offre une révérence.

Madame. Comment m'avez-vous trouvé ?







Messages : 118
Age : 22
avatar
Bonnie E. Foley
pierceuse & étudiante en droit + ours
Jeu 5 Juil - 16:07


« Seul le diable s’arrête quand je fais de l'auto-stop sur la route du paradis. »

Les minutes avançaient toujours trop rapidement. Le temps pose ses pieds, l’un après l'autre, dans un rythme effréné. Course folle contre l’aiguille. Bonnie avait toujours couru après le temps. Avoir le temps de vivre, vraiment. La peur de le gaspiller comme elle l'avait fait étant gamine. La peur de bousiller sa vie pour des conneries. C'était hors de question. Une promesse que Bonnie avait faîte à Evangeline.

Il était tard, ce soir, quand Bonnie décida de se rendre au quartier festif. Morphée avait déjà entraîné avec lui les enfants, endormi le reste des gens. La nuit tout semblait hors du temps. Et Bonnie c'était une princesse qui se réveillait une fois le soleil couché. Celle qui se lève en pleine nuit avant de partir à la recherche d'un trésor dont elle ne connaît même pas le nom. Mais ce soir le trésor qu'elle cherchait elle le connaissait. Parce que la nuit, son trésor portait le nom d'Isaac. Bonnie et Isaac. Isaac et Bonnie. Deux feux follets qui se sont embrasés. Isaac c'était celui qui lui rappelait de vivre. Oublier ses soucis. Enterrer ses tracas. Isaac sans le savoir il permettait à Bonnie de tenir sa promesse ; de ne pas perdre son temps. De vivre tout simplement.

Bonnie petite furie. Oiseau nocturne qui tourbillonne dans la nuit. Ses pas légers l'emportaient. Elle connaissait le chemin, aurait pu y aller les yeux fermés. Comme si la musique au loin l'appelait, lui montrer le chemin. Sourire mutin, presque enfantin, accroché à ses lèvres rosées qui murmurent. Elle chantonne. Ferme les yeux. Sautille dans la rue. Se moque des gens. De leurs regards. De leurs jugements. Parce que Bonnie elle était comme ça. Elle donnait des coups de pieds dans les bonnes moeurs et envoyait valser ce qui lui déplaisait. Parce qu'au fond, elle avait juste besoin de se protéger. Et Isaac c'est ce qu'il faisait. Son preux chevalier. Celui qui arriverait sur son cheval blanc pour la protéger des dragons, c'était lui. Jeux d'enfants.

En entrant dans le bar, elle l'avait vu. De loin. Il irradiait la scène. Sa passion éclaboussait le public. Les yeux bleus de Bonnie ne se décrochaient jamais de lui depuis qu'elle les avait posé sur sa silhouette. Hypnotisée. Ne rien rater. Les lumières caressaient le corps d'Isaac. Et Bonnie retenait son souffle. Elle l'observait en secret. Isaac avait le mérite de la fasciner quand il se mettait à danser. Quand il laissait ses instincts le guider. Expression de l'esprit à travers son corps. Ses yeux ne clignèrent que lorsque la musique s'arrêta. Qu'il laissa sur la scène un air chaud et passionné pour s’éclipser dans les loges.

Bonnie se faufila entre les spectateurs et lui emboîta le pas discrètement. Elle l'observa longtemps en silence. Elle ne cherchait pas spécialement à se cacher. Mais elle aimait le regarder Isaac. Elle aimait les spectacles qu'il lui offrait. Quand il dansait. Quand il ne dansait pas aussi. Quand il vivait simplement. Quand il était lui. Surtout. Petite princesse le laisse approcher. Répond à sa révérence. Se donne des airs de grandes dames. « Il est possible que je vous ai suivi mon cher. » Puis elle éclate de rire. Met à mal la distance qui les séparait. Elle s'accroche à son cou avant de venir ébouriffer ses cheveux. Complice et taquine. « N'est-il pas de rigueur de m'inviter à danser cher monsieur ? » Elle attrapa sa main, enroulant ses doigts autour des siens. A l'abri des regards. Ce soir ils vivraient.

hors rp ; ahhh je.
pardon c'est tout pourri
mais jtm hein promis  ♡





Page 1 sur 1