OLD TIMES (clyde)
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Victoria Woods
barman + chat
Lun 2 Juil - 0:24

j'entend le
cri au loin des loups


La nuit tombée, l’heure tourne mais les jours se rallongent ; donnant l’impression à Vivi qu’elle ne verra jamais le jour où elle ira enfin se coucher. C’est beau de rêver, de rêvasser à des heures de travail mal remplies. Temps de pause non déclaré, comme virgule au milieu d’une phrase ; c’est ce souffle entre deux aller retour de la terrasse au bar en passant par le fond de la pièce sans se poser de question, sans prendre le temps de respirer.
Mais on s’y fait. Si bien que ce temps de pause - moment où on a plus besoin de nous nulle part - vient faire tache sur ce plancher ou Vivi se plante. Terminé les cent pas, l’agitation l’espace d’un instant ; elle s’écoute respirer et enfin penser sans prendre en compte ce bruit de fond qui va de pair avec les lumières artificielles qui viennent éclipser le soleil. Celui ci prend congé à l’horizon, derrière la fenêtre qu’elle aperçoit de sa position. Sans même y être elle entend les bruits de la ville à cette heure de la nuit qui commence.  
Les loups sont peut être de sortie.
Mais pas elle, enfermée ici. Libre de prendre l’air cela dit - ça ne la rend pas libre comme l’air. Loin de là, puisqu’elle se retrouve à observer le va et vient des gens
entrant, sortant de la danse alors que les étoiles guident leurs pas.
Elle ne croit pas vraiment au destin, mais plutôt à un heureux hasard qui amène les gens par ici alors qu’ils auraient pu s’échouer ailleurs.

Il semble que cette nuit, les étoiles aient tracé ce chemin entre elle et lui. Lui qu’elle observe de loin pousser la porte - sans trop de difficulté malgré sa démarche désaccordée - lui qui entre, qui s’installe à une table. Pour elle, c’est un réflexe (rien de plus) que de se diriger vers lui pour  adresser ces quelques mots : « c’est pour une commande ou une ambulance ? »
Elle rit. A moitié.
Car elle l’a bien remarqué, le sang qui vient s’écouler sur le sol ; on voit que c’est pas toi qui nettoie. toujours les yeux rivés vers le bas, un peu perdue pensant à tellement de choses à la fois. Bien loin de penser que même les visages les plus amochés peuvent ranimer les émotions les plus vives.  










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Mar 3 Juil - 3:47

so i walked through to the haze and a million dirty waves now I see you lying there like a lilo losing air
MUSIC • Je reste sourd et saoul au bruit de mes pensées. Et toi, t'es où pour me sauver ? Tu m'laisses fou sur le pavé

Le bruit d'un crash qui se fait trash ; un casque qui craque et une corps qui s'braque ; une tête qui flanche et un cœur qui s'tranche ; un gars au sol et le cerveau qui dégringole. C'est son histoire, la sienne, en cette soirée qui ne fait que commencer et pourtant déjà, elle semble toute tracée. Est-ce qu'il va rentrer en vie chez lui plus tard ? Il n'en a aucune foutus idée et pourtant, allongé sur le bitume en mode étoile de mer, il espère en silence, qu'effectivement, il survivra à cet enfer. C'est ce qu'il est, aussi contradictoire qu'éphémère ; il apparaît et disparaît, revendique tout et son contraire. Clyde, que le monde de la nuit connaît sous son deuxième nom qu'est le cannibale Hannibal, ne sait plus où il en est. Se redressant dès lors qu'il entend des hurlements et une sirène qui retentit au loin, le jeune homme ne cherche pas les quatre chemin ; laisse tomber le casque qui s'est clairement brisé sous la puissance de l'impact, enfourche sa bécane qu'il relève avec toute la force dont il est encore capable et démarre dans un vrombissement semblable au tonnerre grondant à ses oreilles.

Rouler dans cet état n'est pas chose aisée, c'est pourquoi il ne fait pas durer le supplice, oh que non. Clyde, il voit bien qu'il circule pas vraiment droit, qu'il inquiète les routiers qui ne demande qu'une chose ((ne pas clamser à cause d'un sale con amoché.)) Il sait très bien où il va, où la machine et sa caboche esquinté le dirige, c'est presque un automatisme. Si les gens croient qu'il va finir dans une clinique pour s'faire soigner, il se trompe de système de pensées ; Clyde il s'en branle, il n'a qu'une envie à l'heure actuelle ; boire un verre pour oublier. C'est devant un bar qu'il ne connaît pas et auquel il n'est clairement pas un habitué que le jeune homme s'engouffre, pas le temps pour une cigarette, il désire juste s'affaler et estomper la douleur à coup de whisky coca bien frais. S'échouant misérablement comme la loque humaine qu'il est, son front cherchant la fraîcheur de la table apparemment déjà utilisé par de précédent client, qu'il trouve enfin un répit mérité. La sonorité du bar le détend, ses muscles se relâchent, la pression se fait la malle ; mais voilà qu'une voix familière vient se glisser tranquillement ((fantôme du passé, tu reviens le hanté ?))

Victoria.
Vicky.
Vivi.
C'est toi.
Il le voit bien dès lors qu'il se redresse et prend appui sur ses coudes, un filet de sang coulant le long de sa tempe, frappant dans un éclat la table qu'il a déjà dégradé de par son état pitoyable. Et pourtant, il te contemple, te regarde de ses yeux exorbités, un peu inquiet de ses retrouvailles non-planifiées. La peur et une tension palpable s'installe alors qu'il reste un peu stupéfait. Est-ce que tu l'as reconnus ? Evidemment que oui, Clyde n'a pas des masses changé depuis. Un haut de cœur survient, puis une deuxième, et le mal de crâne survient. Un véritable casse-tête. « Une commande en effet, pas besoin d'ambulance, ça va aller j't... J'vous remercie. » Il joue au con, fait celui qui ne te reconnais pas. Mais il y a des signes qui ne trompe pas... Et même si l'envie d'faire le salopard qui n'se souviens pas d'une de ses plus proches amies lui titille l'esprit, il en vient finalement à se rétracter ; à baisser la tête en soufflant entre ses lippes. « Un whisky coca avec des glaçons bien pilés ; s'il te plaît Vicky. » Joue posée sur sa main serrée en un poing qui lui éclate le haut de sa dentition, Clyde te contemple du coin de l'oeil ; bordel qu'il doit être moche à voir... « Je sais c'que tu te dis... Que ça faisait longtemps, hein ? »

Mais peut-être pas assez longtemps pour toi Vicky ? Parce qu'après tout, le bâtard dans l'histoire qu'à disparu et qui a pas donné de nouvelles ; c'bien lui... Il stress comme pas possible, il le sent, ça lui glace carrément l'échine ; alors Clyde il reprend pour se donner un semblant de contenance. « Désolé de dégueulasser l'bar dans lequel tu bosses, ça se reproduira plus ; enfin, peut-être. » Faire de l'humour ? Quelle merveilleuse idée pour détendre une atmosphère qu'il a déjà totalement ruiné ; assomme le Vicky, tu es dans ton droit ((ça serait légitime.))




ft. vivi • color F05B36 • hrp jtm j'espère ça te va jpp




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Victoria Woods
barman + chat
Mer 4 Juil - 17:36

j'entend le
cri au loin des loups


Victoria ; les yeux partout et nulle part à la fois. Le regard qui se refuse de voir ce qui se trouve sous son nez. Non, elle sait - à la seconde où il est entrée elle a su. Elle sait que ça ne va pas ; ça crève les yeux comme le sang d’la veine qui s’barre (sans dire au revoir). Et le son de sa voix ne trompe pas.
soupire.
et relève les yeux.
t’as pas changé, Clyde. même pas besoin de le voir pour le dire.
Sa voix c’est le déclic qui vient chasser toutes ses pensées parasites pour que celles ci envahissent l’envahisseur qui revient à la charge. Toi, heureux fruit du hasard, MAIS QUELLE COÏNCIDENCE - elle se retient de crier pour cette fois. Et se contente de prendre en note sa commande. Sans pouvoir ignorer Vicky car lorsqu’il est là, Vivi ne pense plus Victoria. Elle songe au passé.
Mais assez des ras de marré qui remontent à la surface les sentiments de la veille, elle s’apprête à chercher sa commande sans dire un mot (c’est pourtant pas faute de chercher).
Mais sa voix (encore)
la retient. Saisit dans son élan par celui qui a su saisir ses pensées. Encore sur la même longueure d’onde.

Depuis le début, elle s’efforce de ne pas croiser son regard. Toujours retournée, penchée sur le côté ; elle regarde à droite à gauche partagée entre souvenirs et avenir. Mais entendre désolé de sa part ( même si ça n’a rien avoir avec le passé) c’est la goutte de sang qui fait déborder DES PUTAINS D’HEURES DE MÉNAGE - ne pas hurler.
Impossible de tourner le dos à la situation. Aussitôt retournée qu’elle s’est déjà dirigée vers lui, chiffon du bar autour de sa taille passé dans sa main venant panser les blessures d’aujourd’hui.
Juste assez pour essuyer la moitié du sang qui coule,
sans trop de délicatesse (on est pas à l'hôtel).    
« garde ça sur ta tête. » Elle lui laisse le chiffon en guise de cadeau d’amitié. Du genre qu’on ne peut pas refuser. Elle le laisse à son sort quelques instants le temps de lui préparer son whisky coca, glaçons et beaucoup de glaçons tant qu’on y est.
Aussitôt revenue qu’elle pose son verre sur la table d’un geste plus brusque que prévu. Elle récupère au passage l’ancien chiffon pour lui tendre un autre - rempli de glaçons. Pas besoin de mot pour lui faire comprendre que celui ci ira sur sa plaie
au risque que celui ci finisse au fond de sa gorge si il ne se décide pas très vite.
Mais passons sur les blessures à panser et passons au fait.
« tu passes une bonne soirée ? » question appuyée par son large sourire rempli d’ironie. Mais au fond de ses pupilles brûle le désir de savoir
après tant de temps passé dans l’attente
elle devrait avoir tant de choses à lui dire
mais ne sachant par où commencer,
autant reprendre à zero.









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