[fini] maybe i am on date with the only one || ft. S t a n l e y
 :: iii.zootopie :: centre ville :: quartier festif

Messages : 150
avatar
Timotéo Rose
staff + hamtaro top-budget
Lun 16 Juil - 22:22






maybe i am on date with the only one ||


 



Les journées sont des plantes,
elles naissent dans la matinées,
puis crèvent dans la soirée,
enfin elles te hantent.

Toutes tes journées te hantent. Elles sont belles, réelles, mais c’est des putains de miroirs de ta réalité. Celle qui fait mal. Celle que tu détestes t’avouer. Alors tu t’habilles d’un sourire ; claque tes clefs ; aller au travaille et ne plus s’arrêter. c’est comme ça. Comme à chaque fois. Comme tous les jours. Parfois tes amis passe dans le quartiers, ils rient derrières la vitrine et ton sourire ne fait que s’étirer.

Tu aimes cette façon de vive.
Exister sans trop exister,
être une rose qui va peut-être sécher,
mais qui garde son rouge carmin ;
impossible de lui retirer.

( tu souris à ton patron lorsqu’il te tape l’épaule )
( chaleureuse sa main te réconforte ; prend un bout de ta solitude et te la vole )

– je rentre, tu t’occupes de la fermeture ?

( tu hoches la tête )

– reposez-vous monsieur.

( il te reprend – comme à chaque fois - )

– appel moi par mon prénom Téo.

( mais tu hausses les épaules en riant,
y’a rien de plus dérangeant,
que d’appeler par son prénom l’homme qui t’as donné un boulot,
à la mort de tes grands parents )

le vide attire ton regard et ton patron comprend que tu n’auras rien à redire. Il part, te laisse avec les roses que tu étais en train de tailler. Pourtant tes iris bleutées s’accrochent dehors. Une silhouette se dessine – plus près plus près… encore.

( froncement de sourcil ; sourire futile )

( tu penches un peu la tête, l’un de tes bouquets de fleurs disparaît )
( t’as pas le temps de courir dehors que la personne fuit comme un voleur qui n’veut que prendre ce qu’il voulait )

tu as juste le temps.
Quelques secondes,
juste le temps,
un petit instant,
pour remarquer le visage,
que tu reconnaîtrais entre mille mondes.

Stanley ?

Mais tu n’as pas de moment pour réfléchir que tu dois déjà fermer boutique.

- - -

tu t’es déjà demandé pourquoi tu faisais ça parfois.
Pourquoi tu partais aussi tard le soir.
Pourquoi tu prenais des rendez-vous avec des gars ; dans des bars.
Si ce n’était que du sexe, ce n’était pas très difficile, un battement de cil et n’importe qui traversait la ligne la plus hostile.

Le sexe attirait tout le monde. Ton sourire pouvait se faire baiser par n’importe quel gars immonde.

( mais tu ne faisais ça que de temps en temps ;
une nuit ou deux juste pour deux secondes par an )

ce soir-là ton rendez-vous t’attendait, t’as juste couru ; en retard ( quel boulet )

– je suis vraiment désolé !

Tu souffles une fois arrivé, l’homme se tenant droit devant toi ; des fleurs entre les doigts ( d’la douceur que tu cherchais )

– Stanley ?

Tu recules un peu,
un sourire choqué,
il tenait un bouquet.

– t’es mon rendez-vous de ce soir ?

( et tu ne peux pas t’empêcher de sentir ton coeur s’affoler )
( parce qu’il est beau stanley ; attentionné )

bam.
Elle craque ton âme.
Bam.



©️ by Narcisse.






Messages : 135
Localisation : Rainforest
avatar
Stanley K. Jenkins
staff + arnaqueur professionnel + coyote
Mar 17 Juil - 21:30



maybe i am on date with the only one


Stanley, t'avais pas mauvais fond. T'avais souvent de mauvaises intentions, mais tu n'étais pas d'un naturel méchant. Peut-être juste un peu trop égoïste, mais était-ce si grave, de penser à soi avant de penser aux autres ? Tu n'étais pas le seul dans ce cas.
Stanley, ce soir, t'avais un rencard, tu l'avais rencontré sur une appli, t'avais pas chercher à comprendre, un clic, quelques rapides discussions, faire la conversation par sms, ça ne t'intéressait pas, tu voulais en arriver directement aux faits. Alors, tu t'en fichais bien de son identité, tu la découvrirais ce soir, tu pouvais patienter jusque-là. Tu t'étais fait assez beau, tu t'étais parfumé, tu devais avoir l'air parfait, au moins à l'extérieur, car t'étais pourri de l'intérieur, tu le savais, Stanley, t'étais un déchet.

Il fallait que tu trouves un cadeau, quelque chose pour l'impressionner, tu voulais sortir le grand jeu, pour pouvoir continuer à jouer toute la soirée, et, longtemps, tu réfléchissais à une idée, un présent qui faisait plaisir tout le temps.

Et tu arpentais les rues de Zootopia, les mains dans les poches, le regard lassé. T'avais pas d'monnaie. T'étais habitué. Tu regardais les rues commerçantes, à la recherche d'un objet qui lui plairait, mais comment choisir, lorsque on n'avait pas pris le temps de connaître la personne qu'on allait rencontrer ?

C'était à cet instant que tu te sentais bête, Stan, si bête, t'aurais dû y penser, tu ne l'avais pas fait, y'avait trop d'choses auxquelles t'avais pas réfléchis, et, intérieurement, tu commençais à stresser. Putain, tout devait être parfait.

Et tu eus une idée, à l'instant où le soleil commençait à tomber. T'avais vu ces fleurs, toutes colorées, toutes différentes, bien harmonisées dans d'étonnants bouquets. Tu t'approchais une première fois. Même si tu avais eu de l'argent, ça aurait été trop cher pour toi. Tu t'éloignais un instant, le temps que le patron s'en aille, et puis tu guettais la faille, le court moment d'inattention, pour venir subtiliser l'un des bouquets. Mais t'avais pas été discret, t'avais tout fais tomber, alors, comme à ton habitude, tu fuyais, tu courrais, aussi vite que tu le pouvais. Par chance, on ne t'avait pas attrapé.

Le bouquet à la main, t'étais satisfait.

Et tu l'attendais avec impatience, au comptoir d'un bar assez chic, et tu trépignais d'impatience, à quoi allait-il ressembler. Il était en retard, t'avais peur qu'il te pose un lapin et que t'ai fait ça pour rien, mais enfin, sa douce voix se fit entendre, ce son si familier semblait vouloir te surprendre, tu te retournais, t'étais assez choqué.

Ce gars, tu l'connaissais.

Lui aussi, il paraissait choqué, pourtant, il te souriait.

Timotéo.

Tu l'connaissais oui, tu l'avais déjà rencontré, vous aviez plus ou moins sympathisés, votre relation était assez étrange, mais tu l'appréciais. Il était plutôt mignon, en plus, il te plaisait, tu n'pouvais pas le nier. Il avait ce sourire rayonnant et ces cheveux blonds, presque blancs, il avait cette délicatesse dans ses gestes et dans sa voix, Timotéo n'était pas comme les autres, il t'éblouissait, il était comme un soleil, c'était si singulier.

"Faut croire, tiens, c'est pour toi. Elles... Elles sont jolies ces fleurs, non ? C'est un peu too much, mais j'espère que ça te plaît."

Le moment était sincèrement gênant, pour lui comme pour toi, pourtant, tu tentais d'assumer. Maintenant qu'il était là, pourquoi ne pas en profiter ? Tu lui proposais de s'asseoir à côté de toi, et tu le regardais, un petit sourire gêné collé au visage. Décidément, il te faisait bien de l'effet. Et tu riais, un peu bêtement, non, décidément, c'était trop gênant.

"Je m'attendais vraiment pas à ce que ce soit toi, c'est assez... Amusant... Tu n'trouves pas ?"

Et tu perdais tous tes moyens, Stan, et t'étais carrément ridicule, mais c'était pas ta faute, tu devais simplement te remettre de tes émotions.
© SWIRLY


L'as de trèfle qui pique ton cœur puis te laisse sur l'carreau.}




Messages : 150
avatar
Timotéo Rose
staff + hamtaro top-budget
Mar 17 Juil - 22:20






maybe i am on date with the only one ||


 



l’humanité est tellement étrange. L’humanité a tellement de tours dans son sac. Elle prend des humains puis elle les mélange ; des gentils, des beaux, des moins beaux, des méchants, des démoniaques.

l’humanité est étrange. Mais pour toi ce qui l’est encore plus c’est que parmi plusieurs étoiles brillantes dans un ciel noirci on retrouve deux jumelles qui se rapprochent à un moment qui n’est pas choisi. c’est comme le destin ces deux étoiles. Elles sont belles ; elles rigolent ; mais elles se réunissent alors qu’elles ne l’auraient jamais espéré ; ni pensé.

Dans une constellation,
tu es celui que j’ai cherché,
de cette façon,
à jamais,
quand je te chercherais,
dans le ciel bleuté,
je saurais toujours,
où te trouver.

Et le retour au présent est comme un choque. Perdu dans tes pensées tu n’as qu’à peine remarqué ce regard gêné, ce sourire étiré, une faible rougeur aux coins des oreilles de stanley.

( tu pinces ta joue )

pourtant tu te mets à fixer le bouquet que tu prends entre tes doigts. Chaque fleur. Chaque pétale.

( ton sourire ne fait que s’agrandir )

elles sont belles ces fleurs ; elle est belle cette façon pour lui d’être parfait.

( si il l’était ; ça ce n’était que son secret )
( tu le savais ; rien n’était parfait )
( même pas lui )


– Elles sont jolies
( tu murmures ) la prochaine fois quand tu voles chez un fleuriste, regarde qui y travail à l’intérieur idiot. ( tu pouffes de rire ) elles sont encore plus belles quand tu les voles et me les offre. ~

ton coeur lui semble, malgré la surprise et l’amusement qui s’infiltre en toi,  apprécier cette situation et il bat dans le bruit ; une sorte de débilité d’unisson. Enfin, tu le regardes clairement dans les yeux. Tu fouilles ses iris. Puis sans un mot bouge – tu tiens fermement ces fleurs ; tes fleurs – jusqu’à ta place.

– je m’y attendais pas non plus ?

Et tu te retiens de dire. À vrai dire, j’fais des date le soir, une ou deux fois dans l’années – ça c’est un mensonge – pour me défouler. Pleurer intérieurement d’un amour voué à l’échec pendant qu’on est en train de littéralement me baiser. Je laisse un homme prendre tout ce qu’il souhaite de moi, tout mon sourire de moi. Donc j’m’y attends pas quand la prochaine personne à prendre une part de mon humanité ; c’est toi.

( tu mords ta joue ; scintille ; passe une main dans tes cheveux )
( le genre de situation où le karma ne joue plus qu’avec un pion mais deux )

– sur toute une population, sur une application de rencontre y’a fallut que le seul beau gosse que avec qui je me retrouve soit toi. Je suis ravi !

( chance ou destin ? )
( avenir ou assassin ? )
( l’odeur de rose ou le sang carmin ? )

tu regardes le serveur venir et lui offre ton sourire.

( il te le rend )

– je prendrais un Monaco et une Bière pour mon ami. Ça te va ?

Stanley,
celui dont on t’avait parlé,
celui que tu connaissais,
mais tu ne savais pas qui il était,
stanley,
il est beau stanley.

Et votre relation n’est qu’à un point d’un chat, d’un chien, de deux animaux égarés qui se donnent des coups de crocs avant la fin d’la journée.



©️ by Narcisse.






Messages : 135
Localisation : Rainforest
avatar
Stanley K. Jenkins
staff + arnaqueur professionnel + coyote
Sam 21 Juil - 0:21



maybe i am on date with the only one


Les fleurs semblaient avoir eu l'effet escompté. Tu étais plutôt fier de toi, Stan, tu te disais que tu avais bien fait, de les voler. En plus, si tes souvenirs étaient bon, Timotéo était fleuriste, donc tu étais bien tombé, il devait forcément aimer ce genre de présent, t'en étais persuadé, et il souriait, et son sourire, il était si beau, que tu mettais à sourire également, tout comme lui, t'avais juste peut-être l'air un peu niais.

Puis, il se mettait à pouffer de rire, et là, tu te démontais.
Mais quel con.

C'était le parfait retour de karma, sur tous les fleuristes de Zootopia, il avait fallu que tu voles chez ton rencard du soir même. Tu venais alors de lui offrir des fleurs que tu lui avais volé quelques heures auparavant. Tu te prenais la tête dans tes mains, qu'est-ce que tu étais bête, Stan. Le roi des abrutis, oui. Mais sa dernière phrase changeait tout. Malgré cela, ton rendez-vous les appréciait, sûrement même plus que si tu les avais acheté. C'était probablement cette situation qui l'amusait plus qu'autre chose, mais si ça suffisait à lui faire plaisir, alors, tu étais satisfait de ton coup.

Tu l'observais du coin de l'œil, faisant mine de regarder ailleurs, encore un peu honteux de tout à l'heure. Ses mimiques étaient adorables, sa façon de tenir son cadeau, de se toucher les cheveux, de se mordiller les lèvres, tu ne ratais rien, tu n'avais jamais eu l'occasion de le voir ainsi, toi qui passais auparavant le plus clair de ton temps à le taquiner. Ce soir, c'était différent. Même si demain, tout redeviendrait comme avant, à cet instant, tu devais jouer le jeu, t'avais rencard avec lui, alors tu devais assumer.

Et puis, il était ravi.
Et, encore une fois, comme un abruti, tu te mis à sourire bêtement, avant de comprendre vraiment ce qu'il t'avait dit. Il était ravi. Ravi, que la personne face à lui, ce soit toi, ravi de ce que le hasard avait fait, et toi, tu n'parvenais pas à y croire, ça te semblait si irréel. Comment pouvait-on être ravi de te voir ?

Tu acquiesças. Tu aimais bien la bière. Et puis, tu n'allais, de toutes manières, pas faire le difficile, dans tous les cas, tu serais vite bourré. Lorsque le serveur revint avec les verres, tu lui souriais aussi, et tu prenais le tien entre tes mains, c'était frais, ça distrayait ton esprit, un peu trop affolé par tout ce qui se passait. Ton cœur ne s'en était pas encore remis. Stan, qu'est-ce qui t'arrivait ?

Et tu buvais d'une traite tout ce verre, pour chasser les mauvaises pensées, pour enfin faire le vide, pour ralentir les battements de ce stupide cœur, pour dénouer les nœuds incroyables dans ta tête. C'était froid, ça passait bien, ça allait mieux. Alors, à nouveau, tu sentais un peu plus de courage en toi pour le regarder dans les yeux. Ses beaux yeux.

"J'suis content qu'elles te plaisent. J'voulais sortir le grand jeu, et quand j'vois qu'en plus, c'est toi que je dois draguer ce soir, j'regrette encore moins. Mais c'est gênant, quand même. Sur tous les beaux gosses de Zootopia, il a fallu que je vole les fleurs de celui que j'rencontre ce soir."

Et tu riais, reprenant quelque peu sa phrase. C'était un peu naïf, un peu enfantin. C'était incroyable, le destin. Tu recommandais une bière, celle qui te ferait déjà partir en vrille. Ouai, il t'en fallait peu, si peu. Tu la boirais lentement.

"Tu sais, je tiens pas trop l'alcool, alors n'hésites pas à me rembarrer si j'deviens trop bizarre, j'voudrais pas t'abîmer."

Et tu le pensais. Timotéo était vraiment beau. Il semblait si parfait. Le corps tout blanc, pas un seul grain de beauté. Il était ton opposé. Quand toi, tu étais la lune, lui devait sûrement être quelque chose comme un resplendissant soleil. Oui, c'était sûrement ça.

Et tu buvais, sans en dire plus, t'étais quand même encore un peu gêné, et puis, lui, tu le connaissais, un peu, alors, ce n'était pas comme avoir un rendez-vous avec un inconnu. Qu'est-ce qu'on devait dire, à une personne qu'on connaissait déjà ? C'était bien trop compliqué, tu savais pas, tu perdais pied.

"T'es beau ce soir, Téo."

T'étais bourré.
© SWIRLY


L'as de trèfle qui pique ton cœur puis te laisse sur l'carreau.}




Messages : 150
avatar
Timotéo Rose
staff + hamtaro top-budget
Sam 21 Juil - 1:47






maybe i am on date with the only one ||


 



Il te sourit – ailes de démon mais angélique,
toujours encore plus, encore, encore plus,
il te sourit et ton coeur se bat, se meurt par ces stimulus ;
par ces émotions qui te traversent,
des émotions qui t’rendent alcoolique,
saoulé par la sensation dans tes veines,
enivré par ces frissons; par cet ébène.

Au fond de toi c’est comme le circuit que fait l’oxygène dans ton sang, c’est comme l’impression d’entendre chacun de tes battements. c’est tellement étranger et chaleureux à la fois. Tellement effrayant. Tout en ce que tu ne crois pas. Pourtant c’est là. Ça coule en toi et tu jettes de l’acide dessus parce que tu ne veux pas que cela ce voit.

Tu ne veux pas sentir ça.
Il n’y avait que lui.
Par stanley.
Tu bois.
Intérieurement tu cris ;
tu t’laisserais pas emmener,
par la grisante excitation d’avoir des fleurs qui te poussent dans l’coeur
par le doux sentiment de mourir mais cette fois ; sans t e r r e u r.

( tu l’entends rire et c’est du cristal qui te tombe dessus )

Tu t’laisseras pas faire, tu le feras pas. Tu fermes une porte, t’en ouvre une autre timotéo et tu le regardes dans le fond de ses iris ( magnifique ) comme pour te rappeler une dernière fois ce qui glisse dans ton esprit puis tu le supprimes. Tu le vires de ta peau, tu l’arraches d’une seconde à l’autre.

( et tu souris )
( tu reviens à toi )
( tu souris )
( il n’est qu’un ami )

tu te gênes pas de faire pareil. Tu bois. Tu bois parce que tu n’as plus que ça à faire. Se laisser charmer ; fermer les yeux ; penser au vent et à la mer. Se laisser charmer ; vivre entre ses doigts; oublier la misère. Se laisser charmer ; s’amuser; boire ; se laisser charmer et ne pas penser que demain sera plus différent qu’h i e r.

( pourtant c’est tellement différent de tout ce que tu as vécu )
( parce que tu aimes tout, tu aimes vraiment tout et le sourire que tu portes ne fait que s’élargir lorsque tes yeux se posent sur ces fleurs ; qui aurait cru )

– Je suis vraiment content, j’en prendrais soin. ( tu ris doucement ; apporte le verre déjà presque vide à tes lèvres ; des rougeurs aux creux de tes joues ) puis tu sais ( cette fois ci tu murmures dans le brou-à-ah ) tu n’as pas vraiment besoin de me draguer je suis déjà… ( le bruit te coupe ) charmé et tu ne m’abîmeras pas.

( tu fronces un peu les sourcils de tes mots et évites son regard ; embarrassé te sentant idiot de tout à coup laisser ces phrases sortir de toi, d’un endroit clos de toi )


( tu te reprends rapidement ; l’air de rien )
( mais lorsque tu ouvres tes lèvres pour parler il ajoute simplement ces mots si banals, si kitch, si ordinaires «  tu es beau ce soir, Téo » et c’est tellement soudain, tellement habituel pour toi. Qu’en fait ça ne l’est pas. Ça te prends totalement au dépourvu. t’as l’impression d’un coup de te prendre une balle ; d’être sur le champ de bataille a b a t t u )


– Je -… ( tu racles ta gorge un peu ) Et toi tu es toujours beau. Enfin.. ouais. Tu es toujours beau.

Stanley ne se rend pas compte de ce que ça fait,
la machine tourbillonne en toi sans s’arrêter,
il ne se rend pas compte de ce qu’il fait,
il ne se rend pas compte que des simples mots peuvent être ceux qui te font c h a v i r e r.

Mais tu ne tomberas pas hein timotéo ? Tu l’aimes l’autre timotéo. Tu l’aimes depuis presque 20 ans. Tu l’aimes entièrement. Il n’y a que lui timotéo. Timotéo. Il n’y a que lui. Tu te le répètes encore et encore alors que la musique dans le fond du bar part en écho avec les idées que tu reflètes.

( tu ne sais plus si c’est l’alcool ou toi )
( qui guide ton corps et ton âme ? )

– à vrai dire tous les hommes que je rencontre ne prennent pas la peine de discuter. ( tu pouffes presque amèrement gardant toujours ton sourire resplendissant ) ils ne me complimentent qu’une fois dans leur lit, mais c’est cool que tu prennes le temps d’être galant. C’est cool.

( et tu finis cul sec ton verre. )

t’étais bourré,
sûrement aussi.

tu te dis seulement que t'as l'alcool amoureux que rien n'restera demain entre eux.



©️ by Narcisse.






Messages : 135
Localisation : Rainforest
avatar
Stanley K. Jenkins
staff + arnaqueur professionnel + coyote
Dim 22 Juil - 22:54



maybe i am on date with the only one


Stanley, t'avais tellement envie d'rougir, tellement envie d'exploser, mais c'était pas toi, alors tu te retenais. Ce n'était pas encore le moment, tu n'pouvais pas lui montrer toute ta sensibilité, ou bien t'aurais l'air d'un faible. Il prendra soin de ton cadeau, et ça te faisait plaisir, non, t'avais pas fait tout ça pour rien. Il murmurait, par la suite, quelques mots, des mots qui auraient pu te faire sourire, des mots qui auraient pu te flatter, mais tu trouvais le moment tellement bizarre. Pourquoi les avait-il dit si doucement ? De quoi avait-il peur ? Pourquoi ses joues étaient devenues si rosées ? Tu venais de le prendre au dépourvu, tu le sentais bien, et tu le voyais tenter de se rattraper, et tu n'pouvais pas t'empêcher de le trouver... De plus en plus mignon. "Toi tu es toujours beau", ça t'étonnait un peu, que ces mots-là sortent de sa bouche à lui, mais ça te touchait, car il avait l'air sincère, alors, une nouvelle fois, tu riais doucement, déjà attendri depuis longtemps.

T'étais bourré, mais tu savais encore faire attention à tout, et tu n'avais de cesse de le regarder. Timotéo, dans toute sa beauté, semblait pourtant assez amère, caché derrière son sourire. Mais à ses mots, tu comprenais, et t'avais d'la peine. Ton expression changeait, tu avais arrêté de rire, arrêter de sourire, tu reprenais ton sérieux, plus ou moins, car l'alcool commençait déjà à te contrôler.

"Ces gars-là n'ont rien compris. Ces gars-là ne te méritaient sûrement pas." Tu buvais une gorgée de ta deuxième pinte, puis, tu reprenais. "Téo, j'te fais pas la conversation juste pour te mettre dans mon lit, tu sais, j'aime bien passer du temps avec toi, en vrai."

C'était pas évident à dire, alors, tu buvais encore une fois. Stanley, tu n'étais pas censé être un petit être fragile, mais tu commençais déjà à lui montrer toute ta sensibilité. C'était ridicule. T'aurais aimé avoir une télécommande magique pour rembobiner le film, pour pouvoir tout recommencer, mais tu ne parvenais même pas à te reprendre, alors, tu laissais couler un temps, tu l'avais peut-être encore pris au dépourvu, et dans ce cas-là, ça t'amusait un peu. Juste un peu.

Tu te rendais compte que tu voyais ce garçon sous un nouveau jour, tout était différent, peut-être n'était-ce que l'alcool, peut-être, était-ce autre chose de bien plus grand. Tu ne voulais pas te poser de questions. Tu ne pouvais pas le nier de toutes façons, il te plaisait, et ça faisait bien quelques semaines que c'était le cas. Il était vraiment beau, Téo, c'est vrai. Et toi, Stan, t'étais certainement pas assez bien pour lui, mais tu voulais essayer. Qu'est-ce que tu risquais, au fond ? Au pire, tu n'avais qu'à fuir, comme tu le faisais si bien.


"T'as l'sourire rayonnant, j'ai l'impression qu'il cache mille et une expression."

Tu délirais, tu parlais en rimes. Ouais, t'étais grave bourré, et tu ne comptais pas t'arrêter. Tu finissais le second verre, et tu regardais le serveur, qui comprenait. Tu ne te posais même pas la question de si tu pouvais payer. Réfléchir, c'était carrément surfait. Tu voulais entièrement noyer tes pensées, seulement te laisser aller. Et c'était l'alcool qui t'aidait. Plus tactile, tu entremêlais tes doigts aux siens, tu t'approchais de lui, comme un prince qui allait embrasser sa dulcinée, mais le serveur t'avais interrompu dans ton élan, dans ton autre main, ton poing se serrait. Peut-être avais-tu été un peu trop impatient. Tu t'en rendais compte, et t'essayais de cacher à quel point tu étais gêné, t'essayais de dériver, c'était bien plus difficile que tu ne le croyais.

"J'ai l'impression de te connaître... Sans te connaître. C'est très bizarre... J'crois que l'alcool me fait dire n'importe quoi en fait. Oui, déjà."
© SWIRLY


L'as de trèfle qui pique ton cœur puis te laisse sur l'carreau.}




Messages : 150
avatar
Timotéo Rose
staff + hamtaro top-budget
Lun 23 Juil - 1:35






maybe i am on date with the only one ||


 



Quel genre de désastre pourrait pousser ton coeur à suffoquer ?
Quel genre de tempête pourrait créer tornades et pluies enneigées ?

Les ruines de ton âme,
la poussière qui se tasse,
ce corps qui rouille,
ces peurs et ces doutes,

quel genre de personne pourrait apprécier un heureux malheureux ?
Une personne qui n’a que le mal dans une main et dans l’autre du feu.

Timotéo,
enfant de nuit,
embarqué,
bafoué,
détruit,
par les démons de minuit.
Par des désirs, des envies.
Des caprices,
qui ne voient pas le jour,
et puis cet amour,
cet punition éternelle,
qui pourrait tellement se briser lorsque tu regardes ces prunelles.

Ces prunelles.
Ce sourire. Ce rire. Ce rouge pourpré sur des joues enfantines et viriles.  Ces lippes fines. Ce reflet animalement doux, mais tellement apeurant – tellement flou.
Cet homme – stanley – fait partie de ceux qui pourrait, d’une simple main, t’anéantir. Ceux pour lequel un palpitant comme le tien ne sait plus se tenir. L’envie presque délirante de prendre des sentiments pour ne plus à mentir. Tu voudrais dévorer son âme et lui appartenir.

( tu le regardes )
qu’est ce que tu donnerais timotéo pour appartenir à quelqu’un ? D’avoir des doigts voyageurs sur une peau marquée comme la tienne. Retirer de ta pureté la saleté qu’on y sème. qu’est ce que tu crèverais pour retrouver un bout du bonheur, pour prendre une ou deux bouchées d’un amour qui t’en fendrait le coeur. Qu’est ce que tu donnerais pour qu’il – peut importe son nom ( stanley ) – stoppe les minutes coulantes pour les changer en heures.

Tu aimerais, téo, qu’il fasse partie de ceux qui…. Mais tu ne peux pas. Tu as quelqu’un depuis des années, une punition qui ne fait que continuer, alors tu n’as pas la place à t’ouvrir pour quelques semaines, te malmener dans quelque chose qui n’en vaut sûrement pas la peine. Ton corps peut supporter que deux douleurs, celle d’avoir perdu ta famille et cet homme qui contribue à ta peur.

Mais stanley.
La peau basanée,
le regard vivant,
une vie,
un i n s t a n t.

( ton sourire s’étire un peu plus ; il ne sait faire que ça )
un instant,
tu pourrais croire que toutes les illusions n’étaient qu’une part de réalité.
Rien qu’un instant.

( tu prierais pour ce moment )
– j’aime passer mon temps avec toi, même si on se taquine beaucoup, t’es la seule personne avec qui j’ai ce genre de relation. ( timide ; toi ? ; tu pinces ta lèvre )

( toutes tes craintes semblent d’un coup s’envoler )
( ce pincement au coeur se rétracter )
( tu respires un air que tu n’as jamais goûté )

ton sourire rayonnant se ternit un peu sous la remarque.
Stanley est une lune
tu es un soleil,
à vous deux vous créez un éclipse à un moment pareil.

– peut-être. ( tu murmures ; l’alcool dans le sang prenant les devant ) peut-être que c’est une façade hypocrite qui ne reflète qu’une part de la réalité. ( tu pouffes dans ton chuchotement, puis commence ton second monaco )

tu n’as pas le temps de laisser passer un silence que c’est ton être tout entier que tu entends tambouriner. c’est tes veines une à une qui se précipitent dans un écran de fumée. t’as l’impression d’un coup – en sentant cette main accrocher la tienne – que toute ton enveloppe corporelle se réveille. Et le bruit de ces battements tapent un à un près de tes oreilles.

Ses lèvres s’approchent,
le bleu de tes yeux s’assombrit,
parce que tu attends,
ce baiser,
avec envie.

( il se détache lorsque le serveur arrive et tu ne sais plus où regarder – tu ne sais plus qui tu es. )
( embarrassé ce sont des rougeurs qui prennent places sur tes pommettes  )
( tu serres ce bouquet de fleur et mord cette fois-ci – franchement – ta lèvre )

– et moi j’ai l’impression qu’avec toi je peux oublier le paraître et juste être. C’est bizarre non ? J’crois je commence à sentir les effets de l’alcool aussi. ( tu ris )

peut-être avais-tu fais une connerie,
en ouvrant la mauvaise porte de sortie.



tu veux l'embrasser.
ça c'est la vérité.



©️ by Narcisse.






Messages : 135
Localisation : Rainforest
avatar
Stanley K. Jenkins
staff + arnaqueur professionnel + coyote
Ven 27 Juil - 10:43



maybe i am on date with the only one


Ton corps s'échauffait, l'alcool te montait au nez, et puis, tu le regardais, encore une fois, ce petit blond, et tu le regardais, comme tu ne l'avais jamais fait auparavant. Vous aviez failli vous embrasser, et tu n'savais pas vraiment si c'était une erreur, ni où tout cela vous mènerait. Parce que tu aimais jouer, toi, Stan, mais là, tout était si particulier. Peut-être n'avais-tu vraiment pas envie de l'abîmer, cet être qui te semblait si pur, semblable à un soleil, à une petite étoile, tu ne voulais pas le briser, peut-être était-il ton idéal ? Il était bien trop tôt pour l'affirmer.

Il riait en te faisant cette drôle de révélation, affirmant que c'était l'alcool qui commençait à lui faire dire des bêtises. Tu souriais légèrement, il était vraiment si mignon. Tu ne parlais pas, tu continuais à le regarder, et, à un moment donné, le style de musique changeait, et ça te surprenait.
C'était une de ces vieilles musiques que ta grand-mère avait sans doute écouté, un chanteur à la fois grave et charmeuse. Soudainement, tu te levais, tu prenais son bouquet, tu le posais sur la table, et tu l'invitais à te rejoindre, à seulement quelques centimètres des tables et des chaises.

"On danse ?"

C'était totalement inhabituel, totalement absurde, tu ne savais même pas vraiment danser, mais tu voulais continuer à te la jouer romantique, à le faire bouger, à le faire sourire. Tu étais loin d'être parfait, tu voulais simplement lui donner cette illusion, tu voulais simplement lui faire passer une bonne soirée. Alors, tu commençais à danser, essayant d'imiter tous ces hommes en costard pendant les années 40, et tu l'entraînais dans une valse, un peu mal maîtrisée, au moins, tu n'avais pas écrasé ses pieds.

Un peu trop vite essoufflé, tu regagnais ta place, et tu riais doucement. T'étais vraiment ridicule Stanley, tu enchaînais, décidément, ce soir. Tu finissais ta troisième bière, tu le regardais s'installer, et tu n'pouvais pas te détacher.

"Je m'entraînerais, la prochaine fois, j'suis vraiment maladroit. Mais... T'as bien aimé ?"

Tu ne recommandais plus à boire, fallait savoir s'arrêter, au moins un instant. Tu reprenais ton souffle, tu tentais de te calmer. Ta main, elle, revint effleurer la sienne. Instinctivement, sans vraiment faire attention, t'avais ce besoin, peut-être un peu malsain, de garder un certain contact avec lui, de réduire cette distance.

"J'suis désolé, j'suis un peu bourré... Mais..."


Cette fois-ci, il n'y avait plus personne pour t'en empêcher et tu te laissais aller à l'envie qui t'avait traversé quelques minutes plus tôt. Et tu venais déposer un léger baiser sur ses lèvres, puis un autre, un peu plus ardent. Tu éloignais un peu ton visage, tu ne te démontais pas, t'avais apprécié ça. Tu souriais, encore un peu, sûrement soulagé, ça allait mieux.

"J'pourrais sûrement recommencer, tu sais, tu m'plais, n'hésites pas à me rembarrer."

Rien ne servait de passer par quatre-chemins, autant dire les choses, même si ces dernières étaient parfois évidentes. Tu le désirais, t'en étais persuadé. Pour une soirée, deux, plusieurs semaines, t'en avais aucune putain d'idée, mais le fait était qu'tu te sentais bien, que tu souriais, car son visage, qui t'illuminait, t'avait sûrement charmé.
© SWIRLY


L'as de trèfle qui pique ton cœur puis te laisse sur l'carreau.}




Messages : 150
avatar
Timotéo Rose
staff + hamtaro top-budget
Ven 27 Juil - 18:36






maybe i am on date with the only one ||


 



il y a dans son  regard,
d’la curiosité hagard,
le reflet de sa peau,
sous les lumières
tamisées,
il y a dans ce regard,
quelque chose de beau,
un miroir de tes iris,
comme un précipice,
comme des abysses,
dans lesquelles tu plongerais,
de l’eau,
ou de la réalité.

Ça te fait frissonner,
qu’il te regarde,
sans te lâcher,
que ses yeux suivent tes courbes,
sans qu’il ne se détourne,
ça te fait bizarre,
t’es dans l’brouillard,
t’as du feu qui maquille tes joues,
des artifices, mais tellement de flou.

Comme une fantaisie beaucoup trop souhaitée, comme une illusion ou un mirage beaucoup trop ancré. Il reste en toi, s’accroche à ta peau et lorsque tu lances un regard vibrant sur la pièce et que tu reviens sur Stanley c’est comme si que tu venais de faire un tour sur une planète, qu’t’as rencontré mars, baiser les anneaux de saturne puis t’es retourné sur terre avec ta seule réalité en tête.

( puis il te propose cette danse )

juste une dernière danse avant le début d’une pluie de météorite ; une ; la première danse entre eux de l’alcool dans le sang et sûrement peu de souvenir de la veille. Juste une danse timotéo, juste un instant pour poser tes prunelles, plus le fâcher, ne pas chercher la fuite et ce laisser aller dans une envie de tomber dans des louanges incertaines.

( tu prends sa main ; non, tu l’aggrippes et tu lui souris )
( y’a tellement de douceur sur tes lèvres )
( tellement de sincérité )
( vous briller en coeur )
( deux magnifiques entités )

et vous dansez, sur cette musique à la fois jeune mais pourtant tellement dépassée. Vous dansez comme deux personnes qui ne cherchent qu’à se charmer, qu’à se trouver. Parce que dit-on que c’est en dansant que deux âmes arrivent à faire la paix et ça ce moment timotéo c’est un havre qui s’empare de ton coeur ; adieu le vent frais. Adieu la douleur monotone, la mélancolie peu drôle et les sourires fanés. Entre les doigts de Stanley, sur cette piste de danse,  tu fermes les yeux et tu te laisses soulever.

( mais les minutes passent trop vite )
( trop vite )
( que le moment est déjà fini, maladroit et fini )
( mais tellement chaleureux que lorsque tu t’assoie tu es heureux ; h e u r e u x )


– j’ai aimé, vraiment.  


( tes yeux croisent ceux de Stanley et ton sourire ne peut plus être retiré )

et le temps s’arrête.
Comme ça.
Ici où les rires retentissent,
où les pieds glissent,
où l’alcool est servi,
où les gens se charment,
puis recommence le boulot,
comme si de rien n’était,
comme un l u n d i.

Or, le temps s’arrête et c’est ton coeur qui se tend en accord avec tout ton corps. Ton âme bouillonne, elle se laisse vaciller dans un tourbillon de pincements, de chaleur et de sentiment qui s’entremêlent et qui ne font plus qu’un dans un esprit qui chantonne. Une chanson de bonheur qui ne reflète plus de noirceur, une berceuse à l’odeur de la biere et un poème au goût délicieux de la vie.

Ses lèvres touchent les tiennes,
oui
elles les touchent,
comme personne ne les a touché,
tu crois,
tu ne sais pas,
mais c’est ton être qui s’en sent c o m b l é.

y’a de la douceur, puis un peu plus de désir et entre vous tu peux ressentir timotéo toute l’envie qui émerge comme un glaçon dans de l’eau de mer. Un océan de désir aussi grand que celui-ci, un océan où ton bateau ne fait que naviguer ; où tu cherches ton chemin sans but précis.

( tu n’as pas le temps d’entrevoir plus de lui )
( tu n’as pas le temps qu’une fois ses lèvres déposées elles sont déjà partis )

– Je -..
( tu ne sais que dire, tu n’as ni les mots pour. Tes émotions se fracassent, s’entrechoquent si violemment en toi et c’est tellement différent de tout. Différent de tous ses hommes avec qui tu es sorti ; promesse d’une nuit ; pourtant avec Stanley la nuit semblait vouloir durer une éternité ; un temps infini où le soleil ne voudrait plus se lever )

la littérature,
parle de papillon,
des sensations,
dans un ventre,
de mille façons,
on parle de ce sentiment d’extase,
qui s’imprime en soit,
et qui ne dure qu’une phase.
Timotéo.
Timotéo.

( tu regardes Stanley ; perdu )

pourtant,
timotéo,
la littérature ne parle pas,
des étoiles qui brillent,
de besoin que ça anime,
de ce qui t’enivre,
ça ne parle pas d’un homme,
amoureux d’un autre,
qui se fait embrasser,
choyer,
une soirée,
par un autre,
par un autre.

– je pense que…

( tu ne finis même pas tes mots )

tu viens directement vers lui et prends son visage entre tes doigts pour l’embrasser. Pour l’embrasser avec tout ce que tu as, de tes lippes un peu gercées, de tes dents qui viennent le mordiller, de toute la douceur dont tu fais preuve avec une pointe d’un désir raffiné. Tu l’embrasses comme tu penses n’avoir jamais embrassé personne et tu ne sais plus si c’est l'alcool dans ce sang pourrie qui te rend ainsi, ou si c’est seulement Stanley qui t’as charmé avec une simple courtoisie.

Tu ne sais pas,
tu ne réfléchis pas,
tu embrasses.



©️ by Narcisse.






Messages : 135
Localisation : Rainforest
avatar
Stanley K. Jenkins
staff + arnaqueur professionnel + coyote
Dim 29 Juil - 22:30



maybe i am on date with the only one


Tu étais totalement dans le flou, Stanley, tu ne savais plus vraiment où regarder. Tu venais de l'embrasser, et certes, ce n'était qu'un baiser léger, et tu donnais l'impression de tout assumer, mais la vérité, c'était que t'avais pas su te maîtriser, que ce putain d'alcool t'avait guidé. Et Timotéo aussi, était totalement perdu, le rose aux joues, il perdait tous ses mots, il ne parvenait pas à en aligner un. Et, c'était en bégayant qu'il prit ton visage entre ses mains si douces, et que ses lippes vinrent taquiner les tiennes. Cette fois-ci, il ne s'agissait pas que d'une timide embrassade, non, c'était bien plus intense, bien plus palpitant, et, durant les premières secondes, t'avais gardé les yeux grands ouverts, t'étais totalement surpris, et puis, enfin, tu les fermais, et tes doigts glissaient sur ses frêles épaules, et toi aussi, tu t'amusais, avec ses lèvres,, avec vos langues. Le temps s'arrêtait, c'était carrément cliché, mais c'était l'impression que tu avais. Plusieurs fois, tes lèvres s'écartaient, comme si elles voulaient mettre fin à ce brûlant baiser, mais, chaque fois, elles revenaient à la charge, tu ne voulais pas que ce soit terminé.

Alors, tu le prolongeais, cet étrange baiser, inhabituel, si différent des autres. Cet étrange baiser, que jamais tu n'oublierais. Et tu ne savais plus si c'était Timotéo qui te faisait cet effet, ou si tu avais trop abusé de la bière. Mais.

Tu ne voulais absolument pas t'arrêter.

Alors, comme tu l'avais fait danser quelques minutes auparavant, tu faisais danser ses lippes à présent, et tes mains glissaient vers son dos, comme pour prolonger un peu plus l'instant, jusqu'à ce que finalement, il s'arrête un moment.

Et tu le regardais, Stanley, t'avais pas réalisé avant, mais ton cœur tout entier se mettait à battre si fort que tu en souffrais, et dans ton ventre ça paillonnait, c'était une désagréable sensation de bien-être, une sensation que tu ne comprenais pas, que tu ne comprendrais peut-être jamais. Tu souriais comme un con, tu n'arrivais pas à t'en empêcher, et il s'étirait, s'étirait, à t'en faire mal à la mâchoire, mais tu n'arrivais pas à t'en empêcher.

Et dans ton bonheur, tu étais encore plus perdu qu'avant. C'était tellement différent. Tu n'avais pas l'habitude que ça aille si vite, tu n'avais pas l'habitude que l'on réponde à tes avances si rapidement. Tu le regardais, sans pouvoir te détacher de ses prunelles qui te semblaient si belles. Tu osais, finalement, parler, bafouillant, tu ne savais plus où tu étais, c'était comme si, tu avais voyagé dans mille et une galaxie.

"Je... Tu... Enfin... Je... J'suis un peu paumé, désolé."

Tu parvenais à être plus tactile avec lui, ce simple acte vous avez indéniablement rapproché, alors, délicatement, tu touchais sa joue. Il émanait de ce garçon une incroyable douceur, douceur que tu ne voulais absolument pas abîmer, tant elle te paraissait précieuse. C'était un geste tendre, amical, peut-être même un peu plus que ça. En l'espace d'une poignée de secondes, tout avait changé.

"Tu connais ma réputation. On a dû t'en parler. Tu n'as pas peur ?"


Et voilà que d'une certaine manière, ta confiance s'évaporait. Vous ne vous étiez rien promis, mais tu avais peur de te faire des films trop rapidement, tu avais peur de le faire souffrir, Timotéo, ce garçon si différent. Pourtant, à cet instant, tu voulais seulement le garder, pour toi, égoïstement, tu n'avais pas vraiment le droit. Tes mains prirent les siennes, et ta tête se logeait dans son cou, pour venir y déposer quelques baisers, pour venir y chuchoter quelques mots, alors que tu essayais de reprendre tes esprits, de chasser tes craintes, de lui faire oublier.

"J'aime bien passer du temps avec toi, c'est bizarre, c'est différent, tu me rends peut-être un peu fou, ce soir."


Et tu voulais continuer à t'amuser, Stan, tu avais même plusieurs idées, et pourtant, tu te retrouvais bloqué. Tu n'arrivais pas à jouer avec lui, instinctivement, tu voulais rester vrai, et ça te faisait flipper, ouais, ça t'angoissait carrément, mais tu souriais, pour ne rien lui montrer. Tout ton corps palpitait, et dans ta tête, c'était une tornade, mais rien de mauvais. Seulement cette désagréable sensation. De bien-être.

"Qu'est-ce que tu me fais, Timotéo ? Je ne comprends pas, c'est l'bordel à l'intérieur, c'est pareil, pour toi ? On a peut-être déjà trop bu, je ne sais pas."
© SWIRLY


L'as de trèfle qui pique ton cœur puis te laisse sur l'carreau.}




Messages : 150
avatar
Timotéo Rose
staff + hamtaro top-budget
Dim 29 Juil - 23:31






maybe i am on date with the only one ||


 



Au fond de toi,
dans un néant flou,
au fond de toi,
où les dé de l’univers se jouent,
il y a des petites étoiles,
qui s’allument,
des petits voilent,
qui s’éclipsent ;
et si on t’avait dit,
timotéo ;
que dans ton mal,
tu aurais un fil,
qui te ferait ressentir,
ç a ;

après des années,
à te noyer,
dans des eaux sans fonds,
sans raisons,
d’exister,
si on t’avait dit,
qu’un simple et idiot,
baiser,
rendrait à ton âme,
un bout d’humanité,
si on t’avait dit,
que ce serait avec lui
l u i
s t a n l e y

( il y a tellement de monde mais le monde n’existe plus ; tes yeux se ferment et tu ne réfléchis plus )

plus rien ne fonctionne, plus aucune manivelle n’active tes pensées, car à ce moment-là, ce moment que tu pointes du doigts ; timotéo à ce moment ; t’as l’impression que plus rien ni personne ne peut te retirer cette joie. T’as l’impression de savoir nager ; faire du vélo pour une seconde fois. Tu brûles de l’intérieur ; non tu prends feu. Tu exploses comme un volcan le ferait un semaine sur deux ; sous la demande des dieux.

Et si les dieux existaient vraiment tu aimerais pleurer près d’eux pour que ce simple moment reste à jamais heureux.

( tes lèvres bougent ; tu suffoques, mais tu respires ; tu embrasses, encore et encore, laissant tes lèvres se mouvoir contre les siennes. La valse n’est plus une valse ni un tango. C’est de la musique entre vos lippes qui se jouent ; une musique indescriptible même avec des mots )

si c’est l’alcool qui te rend ainsi,
tu voudrais être ivre toute une vie,
tu voudrais avec ces émotions qui pétillent,
qui crépitent,
dans une cheminée,
où la chaleur de stanley te garderait près de lui.

( tes mains glissent dans son corps et c’est tout ton corps qui vient presque se coller contre lui ; tes doigts voyagent dans son cou et touche cette peau lisse ; basanée ; tu avais tellement regardé, mais tu n’avais jamais touché et cette occasion te donnait une assurance que jamais tu n’avais soupçonné. )


et tu soupires

tu soupires contre ces lèvres saveurs alcool, cette langue rosée ; ce doux parfum d’un homme qui s’est préparé ; tu soupires parce que tu n’as que ça à faire lorsque tu n’as que des sensations à te rappeler ; ce sera la seule gravure dans tes images ; la seule pellicule que tu pourras un jour te rejouer.

( toutefois lorsque vous vous détachez de l’un et de l’autre c’est comme un manque qui s’insinue dans tes artères ; tendu tu ouvres les yeux avec le désir de revenir en arrière ; quelques secondes juste pour recommencer )

( mais Stanley garde cette proximité )

– Je - … ( il touche ta joue et tes rougeurs continuent de se dessiner ; délicieuse esquisse de rouge et de rosée ) si je me fichais des réputations.. je ne serais pas là à te parler ( t’embrasser ) alors… mh.. puis tu sais j’ai aussi ma réputation donc.. mh ( tes doigts finissent par venir s’enfoncer dans les cheveux sombres de Stanley lorsqu’il vient dans ton cou et tu murmures ) ça n’a pas d’importance pour moi.

Tu mourais envie,
d’être aimé,
ça n’avait pas d’importance,
d’être abandonné,
de souffrir dans ton coin,
d’être paumé,
être aimé,
le temps d’un verre,
d’une danse,
d’un baiser,
pitié.
d’une soirée.

( mais tu espérais tellement plus au fond de toi )

– je t’avoue que moi aussi, je sais jamais vraiment comment agir autour de toi et ça se passe toujours.. mh.. à se taquiner.. et bizarrement t’es le seul avec qui je taquine et que j’insulte ou que je remballe ou que je parle pas doucement… t’es le seul qui m’rend aussi perdu.

Tu essaies de te reprendre,
tu essaies de t’enfoncer ces pensées,
ces idées,
ces réalités,
ces conneries qui ne sont pas vraies,
tu essaies,
de te dire que demain ;
si le temps s’arrête aujourd’hui ,
il risque de ne plus continuer.

Tu as tellement peur timotéo. Tellement, ça te ronge intérieurement. Peur de toi comme de lui, peur de son regard et de tes sourires. Peur que tes doigts n’arrivent pas à lâcher les anneaux de saturnes ; ceux que tu désirais.

– c’est le bordel aussi, c’est l’anarchie ou la guerre ou j’en sais rien ( tu tires ses mèches, joue avec ses cheveux et mord tes lèvres ; t’as l’impression d’être éveillé dans ton propre rêve )

ça fait presque vingt ans que tu attends qu’un homme ose te regarder,
mais tu as peur que celui qui le fait, parte, ne revienne jamais.
Tu as peur que ce moment éphémère ne soit qu’une peinture dans un musée ;
quelque chose qui appartient déjà au passé.

– c’est flippant parce que j’ai plus envie de toi que je n’ai jamais eu envie de… lui.




©️ by Narcisse.






Messages : 135
Localisation : Rainforest
avatar
Stanley K. Jenkins
staff + arnaqueur professionnel + coyote
Lun 30 Juil - 21:27



maybe i am on date with the only one


Tu restais caché dans son cou, habile tactique pour fuir tout en restant près de lui. Bizarrement, tu ne voulais pas le lâcher, tu ne voulais pas le quitter, tu étais bien, si bien, t'avais envie de l'enlacer, encore plus lorsqu'il te disait que tout ce qu'on disait sur toi n'avait aucune importance. Stanley, pour la première fois, tu sentais réellement que l'on te désirait, et ça te paraissait si étrange, si nouveau, ça n'était pas qu'un jeu, même si au départ, tu le voulais.

Ca ne devait pas se passer comme ça avec Timotéo, tu n'arrivais toujours pas à y croire, si on t'avait dit, un jour, que tu te sentirais si bien avec lui, tu ne l'aurais pas cru. Vous aviez seulement une relation un peu étrange, à vous embêter, à vous taquiner, gentiment, tu l'aimais bien, mais avant ce soir, jamais tu n'aurais eu cette envie de l'embrasser, cette envie de le garder près de toi, et tous ces sentiments, tu ne les comprenais pas. Et vous partagiez les mêmes émotions, vous n'étiez seulement que deux êtres paumés, qui voulaient peut-être simplement aimer, et être aimé, mais qui n'osaient pas, qui étaient bien trop effrayés. Tu ne bougeais pas, tu le laissais s'amuser avec tes longues boucles sombres, ça te détendait, un peu.
T'étais le seul. Le seul qui le rendait comme ça. Et tu n'comprenais pas. Tu savais pourtant qu'il y en avait un autre qui le faisait vriller. Il avait peur, autant que toi, peut-être même plus, tu grimaçais, restant logé dans sa nuque, parce que t'étais angoissé. Et sa dernière révélation, elle t'avait définitivement perdu. Toi aussi, tu te mordais les lèvres, et tu relevais la tête, quittant la chaleur de son corps, un peu à contre-coeur, elle te manquait déjà.

"Je ne comprends pas. J'ai rien fait pour que tu le ressentes comme ça. Ce mec, ça fait vingt piges que tu le connais, moi, ça fait sûrement... Quelques mois..."

Et tu te dénigrais, un peu. Tu n'connaissais pas vraiment ce type, mais tu savais que Timotéo l'aimait, à en crever. Alors, toi aussi, tu flippais. Lui, qui avait tant hanté les pensées du blondinet, qui le faisait souffrir, en silence, lui, qui était si particulier. Et toi, tu arrivais, et tu venais tout chambouler, d'un coup, comme ça, et ça allait trop vite, et tu n'comprenais pas comment tout cela était possible. Tu ne voulais pas vraiment y penser, mais c'était bien plus compliqué. D'abord un peu hésitantes, tes mains vinrent tout de même l'enlacer, tu en rêvais, depuis ce baiser. Et tu collais ton corps au sien, pour sentir son cœur battre, et tu fermais un peu les yeux, pour te décontractait, ça ne marchait pas si bien, mais au moins, tu avais essayé.

"Tu sais ce qu'on dit, qui aime bien, châtie bien."
Tu riais doucement. "Et puis moi, j'crois que j't'aime bien, finalement."

C'était ton cœur qui parlait, plus ton esprit, et il te faisait dire des conneries, enfin, c'était ce qui te semblait. Était-ce bon, ou bien mauvais ? Fallait-il s'engager, ou ne pas y penser ? T'étais pas encore sûr, lui non plus, mais pourtant, tu te devais de lui demander.

"Alors... Maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? J'ai pas l'habitude, tu sais ? Moi, j'ai juste l'habitude de m'amuser un peu, puis de m'en aller, mais regarde, j'm'accroche à toi, j'veux rester, même si ce n'est qu'une soirée."

Juste être aimé, et s'autoriser à aimer, le temps d'une soirée. Peut-être plus, qui sait ? Mais c'était bien trop soudain, pour lui, pour toi, pourquoi avais-tu cette irrésistible envie d'essayer quand même ? Tu collais ton front au sien, pour essayer de le regarder dans les yeux, ses beaux yeux, bleus.

"On peut simplement être perdus à deux, et peut-être qu'on retrouvera le chemin, qui sait ?"

Tu tentais de te rassurer comme tu le pouvais, de te dire que tout allait bien se passer, que ce n'était qu'une soirée, et peut-être que le lendemain, ça continuerait, ou peut-être que vous vous rendrez compte qu'il vaudrait mieux tout stopper, avant de tout gâcher. Fallait dire que tu étais vraiment doué, pour ça.
© SWIRLY


L'as de trèfle qui pique ton cœur puis te laisse sur l'carreau.}




Messages : 150
avatar
Timotéo Rose
staff + hamtaro top-budget
Lun 30 Juil - 22:29






maybe i am on date with the only one ||


 



Les galaxies,
se mêlent,
mais plus jamais,
tu ne fuis.
Tête en l’air,
t’as des poumons,
rempli d’air,
de doutes,
d’la contrefaçon ;
et tu fronces ces sourcils,
tu tiens ce fil,
celui de ta raison,
de tes désirs,
ce qui fait que tu te sens,
comme à la maison,
tu coupes un bout
de ta réalité,
et mets dans ses yeux ;
les étoiles de cette soirée.

( tu fermes les yeux ; apaisé, le coeur battant fougueusement dans un calme imaginaire totalement imaginé )

( tu continues de malmener tes lèvres qui commençent à rougir autant que ce visage embarrassé )

comment expliquer à ton âme, aux voix de ton coeur, aux désirs de ton esprit que tout ce qu’il se passe n’appartient qu’au hasard et pas à son fruit. Tu ne saurais te l’expliquer à toi-même parce que tu aurais tendance à mettre les fautes sur une boisson alcoolisée qui t’as juste aidé à faire le pas pour l’embrasser ; faire le pas pour vraiment le voir et le regarder.

Parce que tu n’avais jamais remarqué,
que tes yeux le suivaient,
tu n’avais jamais ressenti,
ce picotement lorsqu’il sourit
et tu ne sais pas,
si ta conscience te jouait des tours,
ou si ton insconcient
cherchait à te cacher que tu étais déjà fou.

F o u.
fou

( il se détache enfin de toi et le courant d’air frais qui passe dans tes os te glace sur place ; tu te rends compte de l’homme qui est réellement en face )
( s t a n l e y )
( en face de toi il n’y a pas n’importe qui timoté, il n’a jamais été n’importe qui )


il ne sait pas lui non plus,
il ne comprends pas non plus,
il se perd dans un océan où même l’avenir n’est plus en vu.
Tu te perds dans cet univers où tu as envie de croire ce que tu n’as jamais c r u.


– j’en parle jamais
( ou seulement ce soir parce que tu étais bourré ; coup dans l’nez ; envie d’être aimé ; d’être compris par le seul être que tu peux désirer ) mais… mh.. il m’aimera jamais et je le sais c’est pour ça que je l’aime.. ( tu venais d’balancer le genre de bombe que tu espérais qui soit oublier ) je l’aime parce qu’il me fait souffrir comme je le souhaite.. sauf que la différence c’est que toi tu me regardes vraiment.. ( tes yeux fuient les siens ; la peur s’infiltre dans tes poumons, ta gorge, tes seins ) et ce soir tu m’retires toute cette douleur.

( tu as à peine fermer ta bouche ; pour ne pas aller plus loin ; que ses bras sont déjà autour de toi ; tes paupières deviennent lourdes et c’est tout ton être qui palpite comme un fou. )

ton visage se niche contre lui et tu te caches à ton tour ; tu te caches de tout ; parce que tu as tout à cacher ; rien à montrer
mais stanley te fait ouvrir des portes ; la mauvaise boite de pandore et ça te fait parler ; ça te fait lâcher des choses que tu tentes d’enfouir depuis des années

( tu t’accroches à lui et tes mains viennent dans son dos pour le serrer )
( t’aimerais l’emmener dans ton monde ou entrer dans le sien pour t’y enfouir à jamais )


même si c’est que pour ce soir ;
tu veux avoir le droit de vouloir,
avoir l’envie de désirer,
tendre une main pour la garder,
aimer
pour être aimé,
chavirer,
dans des eaux inconnues,
ne savoir plus où aller,
tu t’en fous,
tu veux juste oublier de marcher,
courir,
t’veux juste n a g e r.

( tu te détaches de lui et sort de ta poche des billets que tu poses sur le comptoir avant de prendre ton bouquet entre les doigts ; tout va tellement vite en toi que ton sang n’a pas le temps de suivre ; tout va trop vite que t’as l’impression d’à la fois perdre la vie et de revivre. Alors tu choppes les doigts de Stanley et tu vous sors de cette prison de chaleur et de personnes trop bourrées. )

bol d’air glacé,
de quoi rendre sobre,
un ivrogne ignoré,
un chat paumé,
deux adultes en quête d’un truc,
qu’ils n’ont jamais trouvés.


– je..
( tu mords tes lèvres à t’en faire mal histoire de retomber sur terre ; de pas perdre la tête dans l’immensité des émotions qui se transfèrent ) je.. mh.. je suis autant perdu que toi, vraiment.. ça me fait peur je crois.. j’en sais rien.. mais.. accroche toi à moi, même si tu veux que ce soir. S’il te plait, fais-le, accroche toi fais ce que tu veux.. prends ce que tu veux.. toute la nuit.. vraiment. D’habitude je laisse… ( tu paniques un peu ) je laisse les hommes prendre sans qu’ils demandent parce que je m’en fiche mais.. mais là c’est différent je veux.. j’ai ce désir en moi que tu prennes ( tu rougis ) ce que tu veux autant d’amour ou de moi.. ( tu souris dans ce teint rosé et serre ces doigts entrelacés ) j’te demande pas.. que tu continues.. parce que j’attends rien de personne.. parce que je sais que c’est être trop égoïste de vouloir d’autres choses que je n’ai pas le droit de posséder, mais si je peux.. pour ce soir avoir un bout de toi, s’il te plait fais ce que tu veux.

Essoufflé tu le plaques contre le mur un peu plus loin du bar, tu fouilles à l’intérieur de ses iris et les tiennes brillent.

mais tu te retiens de l'embrasser une seconde fois.



©️ by Narcisse.






Messages : 135
Localisation : Rainforest
avatar
Stanley K. Jenkins
staff + arnaqueur professionnel + coyote
Jeu 2 Aoû - 21:47



maybe i am on date with the only one


Et lorsque tu l'écoutais, parler de "lui", parler de sa souffrance, ton cœur se serrait. Il se serrait si fort qu'il t'en faisait mal. Pourquoi s'infligeait-il une telle douleur ? Pourquoi semblait-il se satisfaire de ce mal-être ? Toi, tu ne voulais pas, Stanley, tu ne voulais pas qu'il ait mal, tu voulais qu'il s'épargne.
Et tu apprenais que tu étais son antidote à cette souffrance, que tu pouvais le guérir de ses maux, et, à nouveau, ton cœur se serrait, c'était peut-être une trop grande responsabilité, tu n'étais franchement pas très doué avec tout ça, mais d'un autre côté, n'était-ce pas une chose merveilleuse ? Inspirer autre chose que de la déception aux yeux d'une personne, aux yeux de cette personne. Extérieurement, tu souriais doucement, discrètement, mais intérieurement, tu avais envie de bondir dans tous les sens, de rire, d'être heureux, et en même temps, tu tentais tant bien que mal de ne pas te laisser ronger par cette horrible peur qui te traversait.

Il s'accrochait à toi, tu ne le lâchais pas, tu l'agrippais encore un peu, comme si tu avais peur qu'il s'évapore, comme si tu craignais n'avoir fait qu'un rêve, et, qu'en un battement de cils, il ne soit déjà plus là. Et lui aussi, te serrait fort, et des frissons te parcouraient tout entier, lorsque ses mains se saisissaient de ton dos. Tu voulais le sentir encore plus, ce contact, si étrange, si agréable.

Il ne se passait rien, aux yeux des autres, vous n'étiez que deux hommes en train de s'enlacer, tout simplement, mais en réalité, vous n'aviez pas besoin de parler pour communiquer, vous n'aviez pas besoin d'agir plus pour vous comprendre, pour seulement profiter de ce moment, tantôt triste, tantôt joyeux. À cet instant, tu voyais tes bras comme des boucliers, présents pour le protéger, et, s'il souffrait encore, tu souhaitais lui retirer à nouveau cette douleur.

C'était tellement étrange, tellement précipité, mais ce soir, tu voulais simplement exister à ses côtés, sans réfléchir à l'avenir, sans réfléchir au passé. Et tu aurais donné n'importe quoi, pour effacer ce "lui", cet être qu'il aimait, de ses pensées. Tu voulais être le seul, tu étais peut-être le seul, pour cette soirée.

Il se détachait de toi, et tu suffoquais un instant. Tu aurais voulu ne jamais le lâcher, mais tu constatais que votre temps dans ce bar était terminé. Il prit son bouquet, sortait quelques billets, l'air pressé, il attrapait ton poignet pour te diriger loin de cet endroit trop encombré de tous ces gens.

L'air dehors était plutôt frais, il avait réussi à te réveiller. Tu n'eus pas vraiment le temps de dire quoique ce soit, de faire le moindre pas, qu'il s'ouvrait encore un peu plus à toi. Et tu n'en revenais pas, Stanley, tout ce qu'il te disait, c'était si inattendu, tu avais l'impression d'avoir affaire à un garçon totalement différent, comme s'il allait renaître, et tu bouillonnais, toi, tu allais totalement éclater, il te disait des choses qu'auparavant, on ne t'avait jamais dit, et tu ne savais plus comment réagir face à cela, tu te sentais désarmé, ta coquille se brisait plus vite qu'elle ne le devrait. Et il te parlait, tout en serrant un peu plus l'emprise qu'il avait sur tes doigts. Et toi, tu le regardais, tu n'arrivais pas à sourire comme lui te souriait, mais tu ressentais toute une explosion de choses qui s'évadaient de son être, et tu semblais ressentir tout ce qu'il ressentait, et c'était beaucoup trop, mais en même temps, ce n'était pas assez. Il perdait son souffle, il se perdait lui-même, et, avec une force que tu ne lui aurais jamais soupçonné, il te plaquait contre le mur, provoquant ta surprise, et ton cœur palpitait, et il pouvait le sentir à travers ta poitrine, il te regardait, tu le regardais, ta respiration se faisait plus forte, tu te libérais d'une main, pour revenir, comme autrefois, lui caresser le coin de la joue, puis, tu libérais la seconde, venant attraper l'une de ses hanches, pour l'emmener un peu plus vers toi, pour le sentir un plus proche de toi. Tu glissais tes phalanges de sa joue à sa nuque, et tu venais approcher son visage du tien, pour à nouveau, venir l'embrasser.

Mais ce n'était pas ce timide baiser, que tu lui avais offert, dans ce bar, non, celui-là était unique, perdu dans le temps. De manière incontrôlée, tu l'embrassais, comme tu n'avais jamais embrassé quelqu'un auparavant, tu voulais tout lui donner, toi qui, pourtant, était si égoïste. Tu voulais lui donner, ce petit morceau d'amour, cette sensation d'être aimé, et tu voulais aussi la ressentir, dans tout ton corps, tu voulais la sentir baigner. Et tu le prolongeais, encore et encore, tu faisais jouer vos langues, tu mordais ses lèvres, parfois, tu t'arrêtais quelques micro-secondes pour respirer, puis tu reprenais, entraîné dans cette danse, dans ce manège infernal, dans ce grand huit incroyable. Et, lorsque le baiser avait enfin assez duré, toujours collé à ses lèvres, tu lui parlais, tu murmurais, tu essayais, mais tu étais encore bien choqué.

"Arrête de me supplier, juste calme toi, respire un peu, regarde moi. Je... J'ai du mal à m'exprimer. J'ai jamais vécu quelque chose comme ça... Je.." Tu reprenais ton souffle. "Tu n'es pas égoïste, Téo, ou bien, je le suis encore plus que toi. Timotéo, je te veux tout pour moi, ce soir, demain peut-être... N'y pensons pas... Et comme je te désire, je veux t'offrir une part de moi. C'est totalement bizarre, j'comprends pas... Mais pourquoi j'devrais chercher à comprendre... Je..." Tes bras vinrent l'entourer de toute leur force. "Prends ce que tu veux de moi, je préfère te le laisser, que le garder..."

Timotéo, il était si particulier. Il te rendait fou, totalement taré.
© SWIRLY


L'as de trèfle qui pique ton cœur puis te laisse sur l'carreau.}




Messages : 150
avatar
Timotéo Rose
staff + hamtaro top-budget
Jeu 2 Aoû - 23:05






maybe i am on date with the only one ||


 



Ta respiration semble s’évaporer ; tout ton monde construit se détruire avec un seul coup de vent dans la foulée. Le sol se met à trembler et ton âme à vibrer. L’entièreté de ton être frémit dans un sentiment abyssal ; grisantes les lèvres qui se posent sur les tiennes sont celles de stan.

Celles de stan.
Ton corps se serre,
tes larmes sont comme du verre,
transparentes,
mais tranchantes,
elle lancine ton cœur,
tes veines pulsent
comme des agresseuses,
leurs couteaux explosent,
pleine de chaleur,
et le monde
est en pause.

Tu ressens,
au fond de toi,
des milliers de ressentiment,
des centaines
de crissement,
tes muscles qui lâchent,
ton monde qui s’détache,
et ton esprit,
timotéo,
ton esprit
rempli de tous ces flashs,
de tous ces désirs,
des lèvres d’un homme,
et de ce plaisir.

( ton corps se plaque contre le sien ; sa main prends son chemin )
( tes sens sont aux aguets ; tes doigts tremblent dans le vide et ton expression resté inchangé )
( tristesse des divinités ; concupiscence opaque d’un océan tourmenté )
( tes paupières se ferment lourdement et tu reviens à ce baiser )

c’est doux ;
mais ça va tellement vite en toi,
tornades de saveurs ;
d’idée,
d’émotions qui meurent,
tournoiement,
virevoltent,
des pétales se ressentent dans chacun de tes mouvements.

( tu viens t’accrocher à ses côtes, laisser tes mains glisser dans son dos ; te laisser le plaisir de le toucher ; te laisser cette liberté )

et vos lèvres bougent entre elle dans un baiser qui n’a rien à avoir avec tout ceux que tu as eu. Les amants d’un soir, les idiotes soirées, les plus jeunes, les plus maladroits et les plus malsain qui n’voulait qu’un corps pour s’amuser. Il n’y a rien de comparable. Ces lippes, cette langue alcoolisée, cette douceur sauvage aux saveurs passionnées.

( tu l’embrasses toi aussi ; tu réponds à ce baiser avec toute la fougue ; tout ce que tu souhaites lui dire sans parler ; juste ici )
( juste ainsi )
( à travers ce simple et délicieux contact )

tu te sens protégé,
tes ailes noires allégées,
palpitant cardiaque,
qui s’emballe toujours,
accentué,
tu aimes ça timotéo,
tu aimes ça,
tellement ça,
tu ne veux plus le lâcher,
plus jamais,
et si tu pouvais prier,
tu prierais l’univers de te le laisser.

Tu te sens tellement protégé, encore et encore. Protégé et aimé ; apprécié ?

( et ta langue n’a pas fini de voyager sur ce bateau que tout est déjà terminé )
( tu pourrais l’embrasser ; timotéo ; pour une éternité )

et lorsque tu te détaches pour ouvrir deux orbes bleutés tu croises le regard de cet amant raffiné. De cette étoile qui te fait briller. Et tu ne sais pas timotéo, tu ne sais pas ce qu’il se passe en toi ; mais ça suffit pour effacer tes remparts, pour briser la cage qui te retient et ton sourire se meurt parce qu’il n’y a que tes yeux qui font le lien ; qui sourissent.

( tu reprends ton souffle ; rougeurs sculptées sur une beau blanche et fatiguée ; mais tellement éveillée )

Je..-

toi non plus timotéo tu ne savais plus quoi penser, toi non plus tu ne savais plus courir ni aller. Tu ne savais pas si ce que tu faisais été bien, si tu avais le droit de le ressentir. Tu ne savais même pas si tout était juste ; si souffrir une fois de plus était juste. Croire et avoir confiance, t’chercher à savoir ce que tu voudrais ; tu voulais éviter les vengeances.

Aveuglement tu voulais le croire ; tu voulais goûter son corps et te mouvoir.
Tu voulais tout lui donner et ne rien recevoir,
peut-être tout lui prendre ; mais tu perdrais la tête à ne plus rien savoir.

Mal voyant dans l’amour tu es paumé,
mal voyant dans ton coeur tu es tourmenté.
Mais y’a Stanley,
qui t’embrasse,
te fait exister.

( ses paroles détruises tes dernières barrières )
( tout s’effondre )

je… ( tu pinces ta lèvre rougie ) Avant ce soir je ne savais pas ce qui allait… se passer. ( ou peut-être tu t’en doutais ; mais que tu continuais de nier ; pour te protéger ) je te désire. Tellement. Tellement Stan. Je ne savais même pas que je pouvais désirer quelqu’un autant qu’actuellement et… c’est tellement bizarre, parce que je sens que tu me désires aussi. ( et personne ne t’avais vraiment désiré timotéo )

( tes doigts glissent sous le haut de cet homme ; sous le haut de stanley et tes doigts touchent, griffent sa peau )
( et tes lèvres viennent se poser contre son cou ; contre une veine )

est-ce-que je suis égoïste si je te dis que j’veux rentrer avec toi ce soir ?

tu perds totalement la tête,
il te fait perdre la raison.



©️ by Narcisse.






Messages : 135
Localisation : Rainforest
avatar
Stanley K. Jenkins
staff + arnaqueur professionnel + coyote
Mar 7 Aoû - 19:17



maybe i am on date with the only one


C'était un moment tendre, et à la fois un peu sauvage, c'était un moment hors du temps, un moment que tu voulais prolonger encore plus longtemps. Tu l'écoutais te parler, tu savourais chacune des parcelles de sa voix qui te plaisait. Stanley, tout désorienté, comme lui, tout aussi paumé.

Mais t'en avais plus rien à faire, tu oubliais, et, dans ses bras, tu te sentais simplement revivre, comme si tu avalais un grand bol d'air frais. Il avait cette manière de te toucher, cette manière de t'embrasser, qui t'éveillait, et pourtant, tu pensais simplement rêver. Lorsqu'il passait ses mains sous tes habits, tout ton esprit tremblait, fébrilité à peine dissimulée, il te désirait, et tu le désirais, tellement, Stanley, tu voulais l'aimer et ne plus y penser.

Alors, lorsqu'il vint se réfugier dans ton cou, puis te parler, à nouveau, ton sourire s'étirait, encore et encore. Timidement, tu l'enlaçais, passant tes mains dans son dos, en dessous de son haut, comme il le faisait avec toi, et au contact de tes mains sur sa peau, tu te sentais de nouveau faiblir, il était si doux, et pourtant, il avait tellement d'emprise sur toi, et ça ne te dérangeait même pas.

Tu caressais ses cheveux, tu te faisais chaque seconde un peu plus tactile, tu sentais que tu le pouvais, que ça ne semblait pas le déranger, même si ce n'était que le temps d'une soirée.

"Tim... Est-ce que je suis égoïste si je te dis que je veux que tu restes chez moi ce soir ? Et cette nuit ? Et peut-être même jusqu'à demain matin ?"

Tu riais doucement, c'était un étrange sentiment, ton coeur tremblait, et ton esprit s'ébouillantait, mais tu ne voulais pas y penser, tu voulais tout oublier, tu voulais te laisser aller, dans ses bras, sur son corps, tu voulais tout lui laisser, le peu de chose qui t'appartenaient, tu te fichais de les lui donner, et tu aurais même été prêt à voler, juste pour pouvoir lui donner plus. Toutes ces émotions, tu ne les comprenais pas très bien, et tu ne parvenais pas à les exprimer, alors, tu soupirais un peu, tu l'enlaçais plus fort, presque jusqu'à l'étouffer, mais tu ne faisais pas exprès.

Vous étiez restés un long moment comme ça, dans les bras l'un de l'autre, sans vraiment rien dire, mais vous n'aviez pas besoin de communiquer, vous saviez déjà, et c'était de plus en plus étrange, mais aussi bien plus agréable. Enfin, lorsque tu relâchais quelque peu ton étreinte, tu décidais de briser le silence, presque sûr de toi, tu ne voulais pas tout gâcher.

"On y va ?"


Et tu l'embrassais sur son front, tendrement, tu n'avais jamais été comme ça avec quelqu'un, tu ne te reconnaissais pas, mais t'en avais rien à faire de ne pas être totalement toi. Et puis qui sait, peut-être qu'en réalité, tu te réveillais enfin, peut-être qu'en réalité, c'était comme ça que tu étais.

Tu prenais sa main dans la tienne, elle te paraissait si froide, alors que la tienne brûlait, et à ses côtés, tu marchais, le guidant, vers ton appartement, une petite crainte au ventre, avec une pointe d'impatience, et, au plus vous vous rapprochiez de l'endroit, au plus ton cœur palpitait, et dans ta tête, tu t'imaginais toucher chaque partie de son corps, tu imaginais ses lippes caresser ton cou, puis ton torse, et tu n'avais plus l'esprit en place, tu souriais, bêtement.

Et vous vous trouviez devant chez-toi, mais tu n'ouvrais pas tout de suite, sur le chemin, la peur t'avait envahit, tu ne voulais pas tout manquer, au fond de toi, t'avais cette volonté, tu voulais que ça marche, et pour ce soir, ça irait, sûrement, mais tu savais comment tu étais, et lui, tu ne le connaissait pas si bien, alors, ça valait vraiment le coup ?

D'un geste rapide, tu vins l'embrasser, comme pour te donner un peu de courage, ça ne te ressemblait pas, Stanley, d'être aussi peu sûr de toi, mais c'était de sa faute à lui, qui te regardait si différemment, c'était à cause de ses grands yeux bleutés, de sa délicate peau blanche, semblable à celle d'une poupée.

"Tu n'as pas peur ?"

Disais-tu, alors que, lentement, tu lui ouvrais les portes de chez-toi, et les portes de ton intimité.
© SWIRLY


L'as de trèfle qui pique ton cœur puis te laisse sur l'carreau.}




Messages : 150
avatar
Timotéo Rose
staff + hamtaro top-budget
Ven 10 Aoû - 1:39






maybe i am on date with the only one ||


 





l’zéphyr prend tes poumons ;
ton cerveau est un typhon ;
ton cœur bat dans son allure ;
tes veines pulsent au fur et à mesure ;
que le temps vous laisse ;
que le temps vous embrasse ;
que la terre passe à tourner ;
tournoyer ;
autour d’un astre ;
l’soleil qui peut brûler ;
mais tu respires dans cette tornade ;
tes sentiments ne sont plus nomades ;
ils marchent sur un chemin ;
inconnu ;
incongru ;
mais tu lui tiens la main.
C’est tout ce qui importe ;
à présent c’est tout ce que tu souhaites ;
ce que tu exiges de ta vie malmenée :
de la destruction de ton être ;
il est la clef.

Et vos lèvres s’entrechoquent ; vos lèvres ouvrent des portes. T’as l’impression que ton âme passe au travers, qu’elle se fait prendre dans ses filets ; timotéo tu espérais qu’ils ne soient plus éphémère. Qu’ils te serrent ; qu’ils gardent tes membres accrochés à ce petit rêve. Or tu n’as plus que la sensation de ces lippes plaquées aux tiennes ; il n’y a plus que le silence doucereux d’une rue trop peu pleine.

Y’a juste toi ; ton palpitant dans ta main qui bat difficilement sous l’afflux étranges de souvenirs ; émotions ; désirs et Stanley qui reste contre toi. Il ne fuit pas. Il s’accroche. Il s’accroche ; il te fait vivre. Il te fait battre. Sa chaleur ; ce corps à demi frais contre le tiens qui brûlent sous ces remparts. Son odeur que l’alcool tente de te cacher mais que tu finis par humer avec tout le plaisir de le faire. Et ces doigts voyageurs qui glisse sur ta peau comme sur une carte pour dessiner des sentiers qu’il ne connaissait pas ; mais il le faisait quand même Stanley ; il faisait un pas.

À toi d’en faire un autre pour que vous appreniez à marcher ensemble.
Mais tu as peur.
Il peut te détester ; te hair ; te jeter.
Te laisser crever ; tu as peur de finir abandonné puis toi aussi te suicider.
Et la mort te fait encore plus peur que l’amour même si celle-ci ose te hanter.
Elle ose te montrer que tu es faible ; faible de lui ; de ses mots, de ses promesses qui coulent dans un vent de sentiments. Tu es faible timotéo, mais tu n’y peux rien lorsqu’un homme, enfin, daigne poser ses iris sur une essence qui pense s’évanouir.
Et tu désires que ces pupilles se fondent dans les tiennes et que la passion l’empêche de te f u i r.

( enfin tu reviens à toi ; mains tremblantes ; mais regard brûlant )

si tu es égoiste je le suis aussi ( tu murmures enfin après un long moment où le silence semble vous glacer un à un puis lorsqu’il te demande d’y aller tu viens d’approcher encore plus de lui ; prendre plus de lui ; de peur qu’il fasse un pas en arrière ; qu’il décide que leur relation serait mieux comme hier ; pas comme demain. ) On y va ( et il t’embrasse sur le front ; et tu fermes les yeux ; tu fonds ; tu es faible encore et encore ; tu sombres )


vos doigts s’entrelacent ;
deux étoiles explosent dans un unisson radioactif de bonheur.
C’est doux ; tendre ; t’en verrais presque l’odeur des fleurs.
Vos doigts se pressent ;
l’univers disparaît ;
il n’y a que lui ; qui ne fait qu’exister ;
que lui que tes yeux finissent par suivre ; sans lâcher.

( et vous marchez ; tu ne sais pas où tout ça va vous mener mais vous marchez. Tu ne sais pas comment font tes pieds pour suivre ; comment fait ton esprit pour survivre – à l’alcool ou à toutes ces pensées – )

( une maison devient le croquis de la réalité lorsqu’il te la présente ; lorsque tu te rends compte que tout est vrai. Or, tu n’as pas le temps de réfléchir – d’avoir peur plus longtemps – que ses lèvres viennent encore une fois épouser les tiennes ; comme deux aimants qui ne savent plus se séparer ; qui veulent vivre ainsi collés )

j’ai peur. J’ai toujours peur. Mais si je me laisse trop guider par ma peur j’ai encore peur d’avoir peur et de rater quelque chose. J’veux pas rater… j’veux pas rater…d’être avec toi autant que tu le souhaites. J’ai tout raté mais je veux essayer ça même si j’ai peur.

( et tu entres ; l’emmène près de toi ; l’emmène dans son monde et dans le tien )

la peur finirait par te détruire ;
attendre par te faire souffrir ;
t’voulais l’embrasser ;
toute la nuit ;
sous le soleil ;
sous la lune ;
sous l’éternité.





©️ by Narcisse.






Contenu sponsorisé





Page 1 sur 1