ses traits angéliques •• june
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Localisation : savanna central
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Ginger Z. Liddell
étudiant en journalisme + tigre
Dim 29 Juil - 23:00

Le monde tangue sous tes pieds ; il résonne, lointain écho d'un univers chaotique dont tu t'es désolidarisé, ivresse étalée sur le comptoir d'un énième bar.
Celui-là ne t'a pas encore viré, mais pour combien de temps encore ; t'attends l'étincelle, ce moment où tout pète, où tu te laisses aller à la colère – à la tristesse –, aux coups – à la violence. T'es déjà malade, malade à en crever et le torse paré d'une plaie (béante), à lancer des regards mauvais, à boire en solitaire – tu fais pitié. Bordel t'es encore un môme – est-ce que t'as seulement le droit d'être là ? Oh c'que tu t'en branles ; t'es mal, malade, fatigué, mort, t'es crevé bordel ; t'as besoin de ta dose d'oubli de ta dose d'éthanol, ta dose de colère explosive, ta dose de douleur en sourdine. (de douleur en sourdine qui fissure tout ton corps et finit par faire  b o u m, quand tu sais plus l'ignorer, la faire taire.) T'es dans ton monde délabrée dans ta vie décomposée, et tu piétines encore les rares cendres de ta conscience étalée sur le plancher ; amènes à nouveau le verre à tes lèvres – là ! T'as ce pourquoi t'es vraiment là
bousculade
regards mauvais
insultes

et rebelote ; tout part en vrilles, le premiers coups partent ; le type est plus grand que toi, mais tu t'en branles tellement, Ginger. T'es là pour douiller, là pour faire douiller, là pour oublier en voyant le sang couler. Et généralement, pour voir le tien souiller le décor, généralement, pour t'éteindre un peu plus (peut-être, enfin, brusquement)
ce qui est marrant pourtant, c'est qu't'es pas suicidaire, bien au contraire.
Et au milieu de ce chaos, de ce cœur qui s'arrache déjà de ta poitrine, elle apparaît. Devant toi jeté dans la rue, à continuer de vouloir te battre, à continuer de vouloir te déchirer
elle se pointe, son aura angélique, sa chevelure presque d'argent, son regard d'une douceur insoutenable
(on dirait un peu ta mère)
et ça te fout un énième coup au cœur ; une autre vision qui t'achève, après une semaine déjà digne de ton enfer personnel. Les visages se succèdent et viennent te hanter, sursaut d'un passé que tu cherchais à oublier – là, il y a elle, elle qui s'approche, elle qui t'effraie
(parce que t'es tellement attiré)
▬ Me touche pas !
Tu sais pas bien si elle en avait l'intention mais tu flippes ; parce que tu le sais bien, si elle se montre douce, si elle t'aide, si elle s'approche encore – tu seras incapable de l'éloigner.




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June Gray
monitrice d'accrobranche + panthère
Mar 14 Aoû - 9:30




Ses traits angéliques

Il a fallu que tu tombes sur une bagarre. Le coin est relativement tranquille d'habitude, c'est pour ça que tu passes par ici pour rentrer chez toi. Il n'y a jamais de soucis et tu peux ensuite te reposer après ta longue journée à apprendre aux enfants comment se tenir sur ton parcours. Mais pas aujourd'hui. Tes yeux se sont posés sur les deux êtres un peu trop alcoolisés. Une bataille bien trop inégale et après deux ou trois coups l'autre laisse tomber, abandonnant derrière lui un gars bien trop jeune pour se trouver ici avec ses bleus. Tu n'as fait que t'arrêter non loin et pourtant il te somme de ne pas le toucher. Est-ce ton regard empreint de douleur pour cet esprit égaré qui t'a trahit ?

Tes dents viennent mordiller tes lèvres, doutant sur la suite des évènements. Parce qu'il te semble voir un appel à l'aide, parce que tes yeux voient plus que de simples bleus; des blessures invisibles, des écorchures cicatrisées qui s'attachent à le faire souffrir.

Alors tu le rejoins simplement, posant ton fessier sur le trottoir, regardant droit devant toi de peur de l'effrayer. Tu fais en sorte de ne pas être trop près respectant sa volonté tout de même. Parce que t'es pas là pour provoquer les foudres de cet enfant abîmé. Troué, battu par la vie. Qu'est-ce que tu comptes faire June ? Tu vois bien qu'il n'est pas là pour pleurer sur ton épaule, ouvre les yeux !

Et pourtant ton cœur se serre alors que tu jettes un coup d'œil vers cette âme toute cabossée. Tu sais que tout s'est déroulé quand vos regards se sont mêlés. Tu ne comprends pas bien encore ce qu'il s'est passé et pourquoi tu aimerais tant le serrer contre toi pour le protéger. De lui-même ou de ce monde branlant qui est parfois trop injuste avec les pauvres individus que vous êtes.


« La femme là bas est tellement occupée avec son téléphone qu'elle n'a pas vu que son bébé n'est plus dans la poussette. »


La stupidité humaine te donne souvent envie de tout casser. Et pourtant certaines personnes te rassurent; le choupisson en fuite est rattrapé par un grand homme barbu et redonné à sa mère qui n'en a que faire.

Ton buste se tourne de nouveau vers le jeune, tes bras reposant sur tes genoux remontés contre ton ventre. Et tes yeux caressent son visage emplit de colère.


« Je m'appelle June. »


La simplicité à parfois tu bon, même si tu ne sais pas comment il risque de réagir. Tu ne penses pas qu'il soit capable de venir te frapper, il a plus l'air de rechercher les coups. C'est pour ça que tu n'as pas peur ?




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