Mladenka Adalynn Delaš ♊ A rhapsody for you and me
 :: ii.personnages :: premiers pas :: fiches validées

Messages : 27
avatar
M. Adalynn Delaš
infirmière + chien
Dim 10 Juin - 22:58

Jumeaux : un moyen pratique d'obtenir de la télépathie à bas prix.

28 y.o
infirmière
dalmatienne
prédateur
hétérosexuelle
caractère
▬ Parfois, la salle réservée au club de peinture du lycée de Zootopie est occupée par d’autres personnes que des lycéens. Aujourd’hui, en tout cas, c’est le cas.
Heidrich savait où le trouver à l’instant même où sa grande silhouette n’était pas visible en salle des professeurs. Ouvrant la porte de la pièce baignée par les rayons du soleil filtrant à travers les carreaux, il sourit en apercevant enfin la personne recherchée.
Il fait quelques pas, referme la porte et se rapproche.
« Alors Hoj-… Rhoj-… »
« Noah, Heidrich. Je t’ai déjà dit de m’appeler Noah. Tu ne sais pas prononcer mon premier prénom. »
« Désolé, ahah…  »
« Pas grave. Tu voulais quelque chose ?  »
« Oui et non. Tu viens boire un café avec les autres dans un quart d’heure ? »
« Non, pas ce soir. Je voudrais finir ma peinture. »
« Qu’est-ce que tu peins ? »
« Ma sœur. »
« Je me disais bien que je reconnaissais cette adorable frimousse. »
Le brun lui lança une œillade sombre, en coin. Heidrich sursauta avant de se rattraper aux branches.
« Je plaisante, enfin, Noah ! Pas la peine de me fusiller du regard comme ça ! »
« Mouai… »
Le mulot observa un instant l’artiste à l’œuvre.
« Maintenant que je vois cette peinture, je réalise que je ne connais pas bien Mlad-… Malik-… Mel… »
« Adalynn. »
« Oui, bon, Adalynn. Comment tu fais pour la peindre aussi bien ? »
« Je peins avec son caractère. »
« Son caractère ? Comment ça ? »
« Eh bien, chaque coup de pinceau reflète un partie d’elle. C’est logique, non ? Tu ne peux pas peindre qeulque chose si tu ne connais pas le modèle. »
« Si tu le dis… Désolé mais c’est un concept un peu flou, pour moi. Tu aurais un exemple ? »
Hrjove s’arrêta un instant, paraissant réfléchir. Puis, nettoyant les poils de son pinceaux dans le pot rempli d’eau tout près de lui, il vint gorger l’embout de son ustensile dans les rondeurs couleur or qu’il n’avait pas encore utiliser. Enfin, l’épopée de la peinture se termina étalée sur la toile.
« Ada est…Douce. Lorsqu’on la voit, on a immédiatement envie d’aller lui parler. Elle n’a jamais eu de problème pour sociabiliser en toute circonstance. Je l’ai toujours admiré pour ça. Moi et ma sociabilité à deux vitesses, on ne sait pas vraiment comment elle fait. C’est sans doute dû au fait qu’elle est généreuse, chaleureuse, qu’elle est à l’écoute des autres, aussi. Je pense que ça aide beaucoup. Ca et aussi le fait qu’elle prend beaucoup soin d’elle. Ada’ c’est une poupée. Sans être sur-maquillée, elle sait se mettre en valeur. Pas comme moi, donc. »
« Ouah, c’est un ange, en fait ? »
Noah éclata alors d’un rire clair. Heureusement qu’il avait eu le réflexe d’écarter le pinceau de sa toile, sinon une coulée dorée serait allé se loger sur le visage incarné.
« Pas d’exagération, tu veux ? Peut-être que les autres la perçoivent comme ça parce que c’est vrai qu’elle prend beaucoup soin des autres, oui. Mais faut pas croire. Adalynn, c’est aussi une boule de susceptibilité et de rancune. Oula, tu peux me croire, quand elle a décidé qu’elle t’en voulait, tu as deux solutions pour qu’elle arrête ; soit tu t’en vas un long moment, soit tu rampes à ses pieds. Personnellement j’ai arrêté de ramper depuis que j’avais quinze ans. Du coup j’ai parfois droit à des crises d’autorité. C’est qu’elle est têtue, aussi. »
« Comme tous les frères et sœurs, j’imagine. »
« Peut-être, je ne me suis jamais vraiment intéressé aux relations fraternelles des autres. La mienne me suffit. Adalynn me suffit. Et puis, je dois veiller sur elle, aussi. »
« Pourquoi ça ? »
« Parce que madame est parfois tête brulée. Se mettre dans les ennuis, elle sait faire. Et plutôt deux fois qu’une. Mais bon, on peut dire qu’elle est aussi très perfectionniste, du coup elle fait les choses à fond… Même les conneries. Un jour, plus jeune, elle m’a peint les cheveux à la gouache jaune parce qu’elle avait décrété que je ne lui ressemblais pas assez. La tête de ma mère on me voyant… Hilarant ! »
« Oh je vois… Elle pense toujours qu’elle va s’en sortir, c’est ça ? »
« Oui et non. C’est compliqué. »
Noah rinça une nouvelle fois son instrument avant de reprendre, du bleu roy au bout des doigts.
« Disons qu’Adalynn est à la fois très observatrice et très naïve. J’entends par là qu’elle n’a pas l’air aussi naïve qu’on pourrait penser qu’elle l’est, c’est purement une impression… Sauf avec les hommes. Là, perdu, elle ne voit jamais quand on la drague. En vrai ça m’arrange, mais ce décalage peut faire sourire. »
« Je vois… C’est un sacré personnage, ta sœur ! »
« T’imagines même pas. »
« Vous faites une sacrée paire de jumeaux, ahah ! »
« Merci. »
« Et du coup, tu sais si elle est célibataire. »
« …J’ai finis ma peinture, il vaut mieux que j’y aille pour ce soir. »
« Ah bon ? Pourquoi ? »
« Sinon j’te mords, Heidrich. »
« Ok d’accord à demain Noah ! »
« C’est ça, à d’main. »
Fier de son œuvre, le dalmatien quitta l’atelier, programmant une alarme sur son téléphone pour ne pas oublier de venir chercher la peinture demain soir. Elle aurait eu le temps de sécher d’ici demain soir. Il pourrait alors l’offrir à Adalynn pour son anniversaire. Leur anniversaire, oui.




Tsukino Usagi // Sailor Moon



taille :

1m76

poids :

64 kg

yeux :

bleus

cheveux :

blonds, très longs, elle les porte principalement avec deux chignons sur les côtés dont une queue de cheval part de chacun.

signes :

Elle a les oreilles pierciées, deux trous de chaque côté. Et un tatouage, celui de son signe astrologique ♊️ , tatoué juste sous le sein gauche, sur le flanc.




C’est l’histoire de deux personnes que la vie avait probablement choisie pour être âmes-sœurs. Deux personnes d’horizons radicalement différents et qui, pourtant, fonctionnaient de concert en une harmonie presque parfaite. Lui, il vient de la grande île, de la grande ville. Il fut choisi pour représenter son pays au sein de l’Ambassade anglaise de Zagreb. Une chance inespérée pour sa carrière de débutant dans le milieu de la géopolitique légère. Grand, blond et aux yeux céruléens, il inspire le respect et son charisme le place bien vite aux bonnes portes, aux bons sièges. Se faire de bons amis n’avait jamais été un exercice particulièrement difficile, pour lui. Il avait le contact facile. Sauf avec elle, peut-être. Elle, c’est Vera, une travailleuse acharnée dans cette même ambassade, croate de naissance, de cœur et de sang. Ses longs cheveux noirs de jais tranchaient avec sa peau dorée par le soleil. Même de ses yeux transpirait un charme indéniable, sensuel et sauvage. Là où la dalmatienne passait, on se retournait. Elle le savait et pourtant, jamais elle n’avait essayé d’en profiter. Bien trop loyale pour s’abaisser à ce genre de profit, elle voulait avant tout prouver que ses compétences supplantaient sa beauté. Ils se rencontrèrent de la manière la plus bête qui soit. Un café renversé, une chemise ruinée et des documents sur le sol, éparpillés. Il est gêné, elle est énervée. Et pour s’excuser de sa maladresse, il décide de l’inviter à dîner, la semaine suivante, dans un restaurant prisé du centre-ville. Ils rentreront dans le même taxi. L’idylle commence ainsi, entre rendez-vous programmés – non sans difficulté – et sourire aux coins des couloirs.

Et puis, il y a un « mais ». Parce qu’il y a toujours un « mais ». La jeune femme se réveilla un jour nauséeuse, patraque. Elle s’est bien dit d’abord qu’elle avait du mal digérer quelque chose mais, après un passage chez le médecin, la demoiselle dû se faire une raison : elle attendait un enfant. Cette nouvelle aurait été un heureux événement dans une famille conventionnel, mais ils n’en n’étaient pas une. Ils n’étaient pas mariés et leurs carrières politiques étaient très importantes. Ce n’était tout simplement pas le bon moment. Malheureusement, elle s’en était rendu compte trop tard et il lui était maintenant impossible d’obtenir un avortement. Après une longue discussion, ils décidèrent ensemble de confier cet enfant à l’adoption. Parce qu’ils n’étaient pas capables d’assumer cet enfant à cet instant précis. Vera en eut le cœur brisé, mais elle se consola en se martelant toutes ces années qu’il avait grandit dans une famille aimante, c’est ce qu’elle espérait plus que tout.

L’enfant imprévu a vite été adopté et ils n’en ont plus jamais entendu parler. Ils ont tenté de se reconstruire et un petit miracle a fait qu’ils y sont parvenus. En dehors d’eux, personne ne fut mis au courant de sa grossesse. Vera ayant demandé à faire du télétravail pendant quelque temps, elle travaillait donc dans l’appartement de son homme, dans lequel elle vivait maintenant bien plus souvent que dans le sien.
Doucement, la reconstruction avance, et avec elle le retour dans les couloirs de l’ambassade. On la salue chaleureusement, on lui fait savoir qu’elle a manquée a beaucoup de gens, on espère que sa maladie s’est évaporée. Elle joue le jeu, fais de grands sourires, même si au fond, toute cette mascarade la torture. Mais elle fait front, Vera, car elle est forte. Les années passent, s’entrelacent. Le couple connait des hauts et des bas. Tout est normal. Ils s’aiment.
Quatre ans après l’officialisation de leur relation, Alvin & Vera décident, d’un commun accord, de partir pour les États-Unis. Alvin a eu une opportunité de poursuite de carrière très intéressante, en tant qu’ambassadeur à Zootopie, et souhaite la suivre sans attendre. Vera, quant à elle, n’hésite qu’un court instant. Après tout, ce pays, même s’il représentait ses racines, portait les stigmates de son erreur de jeunesse. Si elle voulait achever sa reconstruction personnelle, elle devait partir, elle le savait. C’est ensemble qu’ils atterrissent à l’aéroport de Londres, trois mois plus tard. Ils se marieront dans la foulée et, pour une raison qui ne fut jamais réellement expliquée, ce fut Alvin qui prit le nom de famille de sa femme. Peut-être un moyen inconscient de se faire pardonner.

Leur carrière étant sur de bonnes rails, on attendit alors qu’ils forment le petit couple parfait. Après le mariage venait naturellement les enfants. Un dans un premier temps, le reste plus tard. Et puis, madame étant toujours blessée de l’abandon de cet enfant dans son passé, elle n’avait qu’une envie : pouponner. Lorsque les rondeurs de son ventre se firent voir, elle prit un congé maternité qui se révéla bénéfique pour elle. Elle n’avait finalement qu’une seule envie : s’occuper de sa famille.
Le mois de juin avait déjà débuté lorsque les prémices d’un accouchement se firent ressentir. Elle se rendit à la maternité le 9 juin à 21 heures, persuadée que les petits n’allaient pas attendre deux semaines de plus avant de pointer le bout de leur nez. Oui, vous m’avez bien entendu. « Les petits ». Parce que cette jeune femme, non contente d’avoir un bébé, elle en créait deux à la fois. Des jumeaux qui seraient gémeaux, cette idée l’amusait grandement.
Le travail dura de longues heures et, la jeune maman pu finalement tenir ses adorables bébés dans ses bras après neuf heures du matin, le 10 juin.
Après ça, elle ne retourna jamais travailler, entièrement dédiée à l’éducation de Hrjove et Mladenka, prénoms qu’ils seraient seuls à pouvoir prononcer dans ce pays. C’est pourquoi ils choisirent également deux prénoms aux consonances occidentales : Noah et Adalynn.

C’est dans une ambiance chaleureuse et maternée que les deux enfants grandissent. Bien que jumeaux, peu de gens parviennent à le croire immédiatement, l’un étant brun, l’autre blonde. L’un ressemblait à la mère et l’autre au père. Le tout dans une version du sexe opposé. Mais cette différence ne fut jamais un frein à quoi que ce soit, bien au contraire, elle amusait même les parents. Et puis, ce n’est pas cet écart qui éloigna Noah d’Adalynn, certainement pas. Car, étonnamment, alors que l’on aurait pu penser que le garçon serait le plus aventurier, il n’en fit rien. C’était la sœur qui l’emmenait toujours faire les 400 coups, envers et contre tout. Lui était plus réservé, plus peureux, même, parfois. C’était une chose que l’on lui a beaucoup reproché ; tant et si bien que Noah fini par prendre tout ceci au pied de la lettre. C’est durant cette période qu’il commença à se battre sérieusement avec d’autres enfants, bien souvent pour des broutilles. Mais plus les mois passaient et plus ses débordements empiraient, si bien que même Alvin et Vera ne savait plus comment gérer ce fils devenu si colérique. Le pédopsychiatre fut suggéré par l’équipe pédagogique de l’école et ce fut la première séparation brutale pour les deux enfants. Eux qui étaient toujours collés ensemble en permanence devaient commencer à admettre que la vie ne serait pas toujours ainsi.

Cette période fut très difficile à vivre pour les deux enfants. Adalynn ne pouvait être sans Noah, Noah ne pouvait être sans Adalynn. Ils étaient complémentaires, l’un ne marchait pas sans l’autre. Pourtant, c’était faux. Et les deux enfants devraient bien s’en rendre compte un jour. Malgré tout, Noah restait le héros d’Adalynn, et Adalynn restait la princesse de Noah. Peu importait ce qui se passait dans la tête des adultes. Adalynn se fichait bien des sauts d’humeur de son frère, il ne l’avait jamais frappé, il l’aimait trop pour s’en aller.
Et puis, en voyant que tout ça ne fonctionnait pas, le pédopsychiatre suggéra à leurs parents de les séparer plus brutalement. « Il faut changer Adalynn ou Noah d’école. » D’abord sceptiques, le couple fini par accepter cette idée et ils changèrent la jeune fille d’école. Ce fut le début d’un drame quotidien. Elle refusait d’aller à l’école, de s’alimenter, elle en voulait à la terre entière et la terre entière était un ennemi. Adalynn cessa tout simplement de manger. Puisqu’ils voulaient les séparer, qu’ils paient. Tête et rancunière, la blonde ne remangerait que lorsqu’ils annuleraient son inscription ailleurs à leur rentrée au collège. Ce fut une période très difficile pour la famille Delaš. Vera ne savait que faire pour réussir à sortir ses enfants de cette impasse. Elle essaya de parler avec sa fille, de lui expliquer que c’était pour leur bien, pour qu’ils puissent mieux partager à leur retour de l’école, la petite fille ne cessait de lui faire la tête. Finalement, leur père décréta que ce serait comme ça et pas autrement, et que la grève de la faim d’Adalynn ne servirait à rien. Jusqu’à ce qu’elle soit conduite à l’hôpital, à bout de force. Vera n’y tient plus et annula son inscription dans une autre école, déclenchant sa première grosse dispute avec son époux.

Il fallut pourtant amener la séparation d’une manière ou d’une autre. Le changement se déclencha de manière plus personnelle. Les enfants, fraîchement adolescents de 14 ans alors, furent mis dans deux chambres séparées. En réalité, la deuxième chambre était prête depuis des années, mais ni Noah ni Adalynn n’avait envisagés de bouger l’un ou l’autre dans cette autre pièce ; froide et impersonnelle. Pourtant, il n’y avait qu’un mur entre les deux lits, rien d’imperméable. Mais ils refusaient tout de même. Alors leur père a un jour enfermé Noah dans sa nouvelle chambre et l’y laissa tempêter jusqu’à ce qu’il se calme et que leur mère puisse discuter avec son fils. Avec sa pédagogie naturelle et son approche, elle parvint à calmer d’abord son garçon puis, sa fille.
Les deux adolescents comprirent qu’il leur fallait évoluer à leur tour ; de gré ou de force. De toute manière, s’ils ne se soumettaient pas à ce changement, ils y seraient contraints de toute manière. Autant que la démarche vienne d’eux, elle serait moins douloureuse. C’est ainsi qu’ils se séparèrent pour leur première nuit. Ils ne dormirent plus correctement pendant des mois après ça.

Ce fut un déchirement qui vint finalement avec la puberté. Adalynn bénit finalement ce changement bien qu’elle arrêta définitivement de dormir correctement. Ils commencèrent leurs études prirent des chemins à la fois éloignés et similaires. Les jumeaux étaient des cadors en sciences, réussissant leurs épreuves en mathématiques, sciences physiques, SVT et autres matières du même acabit sans aucun souci. Ils s’entraidaient, travaillaient souvent leurs leçons et leurs devoirs ensemble. Mais à l’école, ils n’étaient plus dans la même classe. Ils soupçonnaient leurs parents d’avoir glisser un mot à la direction mais, ils ne dirent rien. Jamais. Parce qu’ils préféraient encore ça à la séparation définitive.
Alors ils s’adaptèrent, petit à petit, à leur rythme.
Et puis, vint le temps des premiers amours. Adalynn était une petite rondelette, sa grève de la fin lui ayant fait perdre énormément de poids, elle avait changé de physique peu avant d’entrer au collège. En dernière année, elle tomba sous le charme de Carl, un doberman suffisamment populaire pour faire parler de lui.

Ceci ne plut absolument pas à Noah, qui ne se cacha jamais vis-à-vis de sa sœur à ce sujet. Déclenchant des disputes d’une rare violence entre sa jumelle et lui. Rien à voir avec les chamailleries et la gouache dans les cheveux. Là, les mots dépassaient les pensées et Noah fini par quitter la maison pendant plusieurs jours sans donner de nouvelles. A personne. Mais dans le même temps, il menait sa propre enquête. Carl n’était pas quelqu’un de bien. Il attendait le bon moment pour le prouver à Adalynn. Car quiconque était un danger pour sa sœur était un danger pour lui aussi, par extension. Hors de question de voir sa jumelle pleurer. Jamais.

Malheureusement, Adalynn n’entendait pas écouter son frère. Lorsqu’il lui a apporté ses preuves sur le fait que Carl n’était qu’un con, elle les lui a balancés à la figure en le giflant. Ce fut le début d’une réelle séparation entre eux deux. Une séparation initiée par eux-mêmes. Noah avait été trop loin à ses yeux. Au final, elle se fichait que Carl soit un pauvre con, elle voulait le voir par elle-même. Elle n’avait pas envie d’être une pauvre petite chose.
Cette dispute dura deux mois. Deux mois durant lesquels Noah ne parla pas à Adalynn, blessé d’avoir été envoyé sur les roses alors qu’il ne faisait que la protégée. Deux mois durant lesquels Adalynn ne daigna pas adresser un mot à son frère par rancune.
Leurs parents n’en revenaient pas. Et cette situation les tuait à petit feu. Jusqu’au jour ou ils se tombèrent dans les bras l’un l’autre. Seulement parce qu’ils en avaient besoin. Ils pleurèrent beaucoup, se crièrent dessus, s’engueulèrent mais finalement, ils se réconcilièrent et tout redevint comme avant.

Malgré tout, Carl n’était pas décidé à se laisser déposséder de ce ‘qui lui revenait de droit’ –selon ses propres termes. Et Noah s’enfonça de nouveau dans l’escalade de la violence, relâchant ainsi toute la frustration qu’il avait gardé de ne pas avoir adressé la parole à sa jumelle pendant près de huit semaines. Il se changea en dalmatien et fit front, malgré les différences de carrures qui l’opposaient à Carl. Il en sorti avec une lèvre fendue et des os en mauvais état. Obligé de rester alité à l’hôpital pendant plusieurs semaines, il rattrapait ses retards en classes dès qu’un camarade acceptait de lui apporter ses devoirs dans l’établissement de soin. Ses parents furent obligés de le juguler par la suite, afin d’éviter qu’il ne se mette trop en danger, une fois de plus. Nouveau passage chez les psychologues, donc. Mais paradoxalement, tout cela lui fit du bien. Noah pu alors partir sur des bases plus saines.

Adalynn n’eut jamais à contrôler sa peur de son frère, parce qu’elle n’a jamais eu peur. Elle savait que jamais sa colère et sa force ne se retournerait contre elle. Elle était parfois même la seule à pouvoir l’arrêter. Mais, elle n’aimait pas le voir comme ça, se faire du mal. Alors elle l’aidait du mieux qu’elle pouvait. Quand personne ne voulait le voir, elle récupérait les cours elle-même pour les lui apporter.
C’est de ces deux passages à l’hôpital qu’Adalynn tira sa vocation. Elle avait discuté de nombreuse fois avec les infirmières qui s’étaient occupées d’elle plus jeune et qui s’occupaient maintenant de son frère. Et c’est ce métier là qu’elle voulait faire. Alors, elle redoubla d’effort pour apprendre ses cours et connaitre ses leçons sur le bout des doigts.
Après le lycée, elle rejoint une école d’infirmière. Ce fut la dernière étape de leur séparation. Celle de la vie. Mais celle-ci fut bien moins douloureuse, pour l’un comme pour l’autre.

A force de plancher sur ses cours, les fesses vissées dans son lit d’hôpital, Noah avait fini par réfléchir à un plan de carrière. Et il réalisa qu’il aimait expliquer aux autres, puisqu’un jour, un infirmier stagiaire lui laissa entendre qu’il ne comprenait rien aux sciences et que, entre deux soins, Noah lui fila un coup de main. Il fut remercié par un café et un sourire ; avec en prime, un choix d’avenir. Il voulait enseigner, aider les autres à comprendre. Ainsi, au moins, il se sentait utile, en plus de canaliser son agressivité naturelle et sa colère bouillonnante. Alors, après le lycée, Noah intégra une fac de professeurs et, après plusieurs années d’acharnement et de spécialisation dans le domaine des sciences physiques, il fut diplômé professeur titulaire. Tout aurait pu aller dans le meilleur des mondes si, à la même période de cette année-là, peu de temps après l’anniversaire des jumeaux, leur mère n’était pas tombée grièvement malade au point d’être emportée par la maladie en moins d’un mois.

« Cancer du sein. »
Le verdict tomba comme un couteau tranchant. Vera avait fini par avoir de gros symptômes, des chutes de tension, des douleurs, des fièvres. Après les différents examens, le verdict tomba. Et toute la famille fut touchée. Les enfants faisaient de leur mieux pour aider leur mère, leur père arrêta de travailler autant pour se concentrer sur sa famille, et leur mère se reposa.
Et puis, la vie repris. Différemment mais elle reprit tout de même. Jusqu’au jour où, en pleine journée, le téléphone sonna.
C’est Noah qui l’apprit à Adalynn. Elle était en service quand la nouvelle tomba. Elle s’effondra dans ses bras et ils pleurèrent longtemps. Ils n’arrêtèrent jamais réellement, à dire vrai. Ils pleurent toujours leur mère dans les mauvais moments, et elle leur manquera toujours.

Par la force des choses, malheureusement, il y eu encore un éloignement. Car, si Noah avait été le premier au courant du décès de sa mère, son père ne lui infligeait plus qu’un traitement de silence. Au début, le jeune homme ne s’était pas attardé dessus. Il s’était réfugié dans l’idée que, peut-être, c’était la façon qu’avait leur père de gérer son deuil. Et puis, les mois passèrent, les années aussi. Même les visites de la grand-mère un peu chtarbée qui continuait malgré tout à venir les voir depuis la Croatie n’avait su refermer cette nouvelle plaie béante. Noah était rejeté par leur père. Tout simplement. Car il ressemblait beaucoup trop à leur mère, cette femme tant aimée et qui resterait désormais regrettée. Alors, pour éviter tout débordement et puisque Noah n’avait en rien envie de mettre les choses à plat, il déménagea. Comme ça. Sur un coup de tête. Il n’aida même pas à déplacer les papiers importants vers la cave de la demeure familiale.

Adalynn quant à elle n’eut jamais le cœur de quitter la demeure familiale. Son père, d’abord, était si triste et seul qu’elle n’arrivait pas à le laisser. Et puis, le souvenir de sa mère était trop présent. Elle rangea seul tous les documents importants, les uns après les autres. Jusqu’à ce qu’un carton se renverse alors qu’elle était trop petite pour l’atteindre. Tout s’envola au sol et, dans un soupir, elle commença à ranger. Petit à petit.
Jusqu’à tomber sur un dossier.
« Certificat de naissance. »
Il n’y avait ni son nom sur ce document, ni celui de son frère.
« Certificat d’adoption. »
Son sang ne fit qu’un tour et ne su jamais comment se comporter face à son père, face à son frère. Devait-elle hurler au grand jour qu’elle était au courant ? Ou était cet enfant ? Qui était-il ?
Adalynn s’enferma alors dans son travail, elle prit même un autre emploi au Lycée de Zootopie en tant qu’infirmière scolaire à temps partiel. Ça arrondissait les fins de mois. Un argent qu’elle n’utilisait quasiment jamais, le conservant bien à l’abris sur un compte personnel.
Mais Adalynn refoulait tout ça. Et un jour, ça exploserait.

En dépit de tout ça, Noah fit de son mieux pour prendre sa vie en main. Il postula au lycée de Zootopie et fut embauché rapidement comme professeur. Le hasard voulu que sa jumelle aussi y travaille ; mais elle, en tant qu’infirmière. Ils ne se croisent pas souvent mais cela ne les empêche pas de rester en contact, quand bien même leur symbiose n’est plus la même qu’avant. Et ne sera jamais plus la même, quoi qu’il advienne. Ils sont désormais bien adultes, bien ancrés dans leurs habitudes. Trop tard pour changer encore, sans doute.





by solvia


Euh bah. J'suis pas méchante. :/ J'vous aimerais quand même. Faut m'sortir un peu d'ma tanière mais j'mords pas. Ou pas trop fort.
kendall








Messages : 40
avatar
Gwendolyne Habbit
journaliste à scooptopia + lapin
Dim 10 Juin - 23:05

b i e n v e n u e
j'espère tu te plairas parmi nous, pis Ada a l'air grave classe rien que comme ça sidvjbprtb


Baby I'm preying on you tonight, Hunt you down eat you alive, Just like animals
Animals
Maybe you think that you can hide, I can smell your scent for miles, Just like animals




Messages : 39
Age : 22
avatar
Roméo Donovan
étudiant en art + chat
Dim 10 Juin - 23:21

J'aime trop ton vava
Et elle est petite c'est chou /paf
J'veux la suite ♥️






Messages : 21
avatar
H. Noah Delaš
professeur + chien
Dim 10 Juin - 23:38

Aller go demi-portion. On va aller s'finir ces fiches vite fait bien fait!




Messages : 186
Localisation : centre ville
avatar
Dallas Douglass
staff + furet beurré
Lun 11 Juin - 14:02

BIENVENUE BBCHAT <33333
jspr que tu tplairas ici et omg j'ai hâte de te lire khfgbef
COURAGE POUPETTE






Messages : 61
Localisation : dans TON GROS CUL
avatar
Silas Sullivan
staff + batman
Lun 11 Juin - 23:14

INFIRMIÈRE COMME C'EST CUTE NSKNSNDN

bienvenu bb! j'ai hâte d'en connaître + sur cette jolie dalmatienne ❤




Messages : 102
avatar
Sheitan O. Sparrow
funambule + serpent
Mar 12 Juin - 0:03

Bienvenue ! Le dalamatien est tellement glamour OMG






Messages : 27
avatar
M. Adalynn Delaš
infirmière + chien
Mar 12 Juin - 18:23

Merci à tous ;w; j'vais tenter de finir ma fiche vite mais faut que j'attrape mon bro pour ça uwu
Vous êtes choux ♥️




Messages : 27
avatar
M. Adalynn Delaš
infirmière + chien
Jeu 14 Juin - 0:36

Bonjour.
Désolée du DP.
Mais c'était juste euh. Pour dire que j'avais fini. enfin. on a fini.
C't'un peu long. Sorry.
On espère que vous aimerez.
On vous love tous.
Day bisous.
♥️




Messages : 186
Localisation : centre ville
avatar
Dallas Douglass
staff + furet beurré
Jeu 14 Juin - 19:00

HEY <3 bon, j'ai lu cette fiche en première ekgbr du coup, le compliment est complémentaire pour l'histoire et le caractère : je suis pas fan des longues fiches (parce que no time) mais j'ai beaucoup appréciée votre plume, la finalité de l'histoire, les caractères des deux personnages qui évoluent tout du longs, la fatalité et puis, écrire le caractère de l'un et de l'autre par le bien de son frère/sa soeur, c'est supra bien pensée et j'adore complètement, c'est une belle complémentarité !
BREF je vous fait pas plus attendre <333Puis on espère en apprendre plus sur cet enfant abandonné gngng <33

félicitation - tu es validé(e) !

Félicitations ! Tu es enfin un habitant de ZOOTOPIA <3 On te souhaite tous de t'y plaire et d'y vivre le plus longtemps possible <3

Tu vas pouvoir poster ta fiche de lien pour pouvoir avoir des liens entre thérianthropes ; tu pourras aussi créer ton téléphone, ton listing rp et tes applications internet si tu le souhaites ! ✿

Au niveau des listings, il sera obligatoire que tu passes par le recensement des avatars et si tu as un double compte, il faudra le signaler ici ! Il faudra aussi que tu recenses ton animal. Pour les avatars irl, ne t'inquiète pas, c'est facultatif et tu peux le trouver à cet endroit ! Tu devras aussi indiquer ta profession, ici !

On t'fais plein d'bisous








Contenu sponsorisé





Page 1 sur 1